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Un employé noir de la Ville de Vancouver dépose une plainte pour discrimination

Une statue de George Vancouver pointant au loin trône devant l'hôtel de ville de Vancouver et son horloge iconique, en Colombie-Britannique.

La Ville de Vancouver avait demandé au Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique de rejeter la plainte de Christopher Clarke d'office pour divers motifs.

Photo : Radio-Canada / Peter Scobie

Radio-Canada

Le tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique accepte d’entendre une plainte pour discrimination raciale déposée contre la Ville de Vancouver par le seul employé noir parmi les 300 que compte l’un de ses services.

Dans sa plainte contre la Ville et un collègue, Christopher Clarke soutient avoir fait face à plusieurs commentaires discriminatoires au travail au fil des ans.

Si le tribunal ne s’est pas encore prononcé sur les allégations de M. Clarke elles-mêmes, il a tout de même jugé que la Ville n’a pas réussi à prouver que sa plainte ne mérite pas d’être étudiée.

Plusieurs incidents en quelques mois

Christopher Clarke travaille pour la Ville de Vancouver depuis 2011. Sa plainte porte sur divers incidents survenus entre juin et novembre 2018.

Elle fait notamment référence à un moment où un collègue a fait rugir le moteur de sa voiture et a circulé très près de lui à un arrêt obligatoire avant de lui dire que les gens comme [lui] devraient être enterrés.

Dans un autre incident présenté dans la plainte, le même employé de la Ville s’en est pris à M. Clarke à propos de ses heures supplémentaires.

Dans un troisième incident impliquant le même collègue, ce dernier aurait crié après le plaignant pour ne pas avoir correctement nettoyé un camion après avoir transporté de l’asphalte.

Le collègue en question dit s’être excusé pour avoir roulé trop près de Christopher Clarke et nie avoir crié ou sifflé après le plaignant.

La Ville demandait le rejet de la plainte

La Ville de Vancouver avait évoqué plusieurs raisons pour demander au tribunal de rejeter la plainte d’office.

Elle affirmait notamment que ce n’est pas parce qu’un environnement de travail est désagréable qu’il y a harcèlement.

Selon elle, ce n’est pas non plus parce que M. Clarke croit que l’incident est lié à sa couleur [de peau] qu’il y a de quoi conclure qu’il y a eu discrimination.

Ces allégations doivent être analysées dans leur contexte, a toutefois répondu Emily Ohler, du Tribunal des droits de la personne.

Ce contexte, comme le soutient M. Clarke, en est un dans lequel il est le seul employé noir dans un service comptant environ 300 employés au sein duquel certains collègues ont fait différents commentaires discriminatoires, ajoute-t-elle.

Mme Ohler refuse aussi l’argument de la Ville selon lequel Christopher Clarke tente simplement d’obtenir à nouveau un jugement sur une affaire qui a déjà été rejetée par le tribunal en 2018.

Dans cette première plainte, rejetée parce qu’elle avait été déposée plus de six mois après les faits, M. Clarke soutenait que cinq de ses collègues l’avaient insulté et que ses patrons s’étaient fermé les yeux lorsque l’information a été portée à leur attention.

La Ville de Vancouver refuse de commenter l’affaire tant que le Tribunal des droits de la personne n’aura pas rendu sa décision.

Avec les informations de Jason Proctor

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