•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manifestation à Vancouver contre les Jeux olympiques d’hiver de Pékin

Des personnes qui manifestent.

Des dizaines de manifestants se sont rassemblés, dimanche, près du Centre des congrès de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Nantou Soumahoro

Radio-Canada

Des dizaines de manifestants se sont rassemblés, dimanche, au centre-ville de Vancouver pour appeler au boycottage des Jeux olympiques d'hiver à Pékin, en 2022. Ils accusent la Chine de violer les droits de la personne.

L'esprit olympique prône la diversité, la paix et le respect, [alors que] la Chine a commis de nombreuses violations des droits de l'homme, fustige Mabel Tung, membre de la Société vancouvéroise en support du mouvement démocratique.

« Des Jeux olympiques ne devraient pas avoir lieu dans un pays qui commet un génocide. »

— Une citation de  Mabel Tung, manifestante

Les manifestants évoquent notamment la détention et la torture d’au moins deux millions de musulmans ouïgours et turcs dans des camps.

La Chine fait tout son possible pour effacer les Ouïgours de la surface de la Terre. Pendant ce temps, la plupart des pays et le monde restent silencieux, critique Turnisa Metsedik’qira, membre de l’Association ouïgoure de Vancouver.

« Je suis ici et j'essaie de parler, d'éduquer les gens sur le sort des Ouïgours. »

— Une citation de  Turnisa Metsedik’qira, manifestante

Appel à la communauté internationale

Au cours de cette manifestation, six organisations ont appelé la communauté internationale et Ottawa à exercer une pression sur Pékin.

Les manifestants demandent également au Comité national olympique, aux athlètes, et aux commanditaires de se mobiliser pour dénoncer la violation des droits de la personne en Chine.

Le sort de la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai, dont la récente disparition avait suscité l’inquiétude, était également au centre de l'attention.

Dimanche, le mystère s’est éclairci. La sportive s’est entretenue par vidéoconférence avec le président du Comité international olympique, Thomas Bach.

Un homme est en discussion par vidéoconférence avec une femme.

Thomas Bach (de dos) discute avec la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai, dimanche, dans une photo diffusée par le Comité international olympique

Photo : CIO/Greg Martin

Ce signe de vie a rassuré les manifestants, mais beaucoup d’entre eux, dont Mabel Tung, restent sceptiques quant aux ambitions de Pékin.

La Chine essaie d'utiliser cette opportunité pour se faire passer pour un pays libre et respectable, mais ce n'est pas la réalité, car elle a fait beaucoup de choses qui violent les droits de la personne, explique-t-elle.

Les manifestants disent qu’ils continueront à élever leur voix tant que Pékin ne pliera pas.

Jeudi, le président des États-Unis, Joe Biden, a déclaré envisager un boycottage diplomatique de ces Jeux olympiques d'hiver.

Avec des informations de Nantou Soumahoro

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !