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Une saison à oublier pour les Elks

Le receveur des Argonauts de Toronto, Cam Phillips, se fait plaquer devant l'entraîneur-chef des Elks, Jamie Elizondo, et quelques joueurs sur les lignes de côté.

Les Elks n'ont remporté que trois matchs cette saison.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

La saison des Elks d’Edmonton a pris fin avec une 11e défaite en 14 matchs, vendredi. Dimanche, l’équipe a fait le bilan d’une saison à oublier.

Ni le directeur général Brock Sunderland ni l’entraîneur-chef Jaime Elizondo ni les joueurs présents n'ont cherché à trouver des excuses pour justifier les mauvais résultats de la saison. L'équipe n'a remporté que trois de ses 14 matchs et n'a pas gagné en sept parties à domicile.

« Nous n’avons pas trouvé la façon de remporter les matchs serrés et une fois qu’une équipe commence à perdre à répétition, il devient de plus en plus difficile de se remettre à gagner. »

— Une citation de  Brock Sunderland, directeur général, Elks

Le DG a rappelé que de nombreuses situations hors de son contrôle sont venues influencer le déroulement de la saison.

Nous avons connu autant de défis, cette saison, que nous devrions normalement en connaître sur une période de cinq saisons.

Il y a tout d’abord eu la démission de l’entraîneur-chef Scott Milanovich, en janvier, ce qui a laissé peu de temps à son remplaçant, Jaime Elizondo, pour mettre en place son équipe d'entraîneurs et son système de jeu.

Brock Sunderland au podium lors d'une rencontre de presse.

Le directeur général Brock Sunderland.

Photo : Radio-Canada / Patrick Henri

L’équipe, comme toutes les autres, n’a ensuite pu disputer aucun match préparatoire et a rapidement été touchée par une éclosion de COVID-19 qui a forcé tous ses joueurs à s’isoler pour une période de 10 jours.

La situation du quart-arrière Trevor Harris et les nombreuses blessures, notamment chez les joueurs de ligne offensive, sont aussi venues influencer les performances de l’équipe.

En 14 rencontres, nous avons présenté 11 différentes formations sur notre ligne offensive. Ça peut sembler un détail, mais c’est très difficile de jouer dans ces circonstances.

Brock Sunderland ajoute que la recrue Taylor Cornelius, qui a terminé la saison comme quart-arrière numéro un, n’a bénéficié que d’une douzaine d’entraînements complets.

Certains vétérans, comme Darrell Walker, n’ont pas joué à la hauteur de leur talent.

Darrell a toujours été un joueur constant depuis son arrivée dans la LCF. C’était impossible de prévoir que cette saison serait différente.

Cornelius contre Arbuckle

Au moment de l'échange de Trevor Harris aux Alouettes, le DG des Elks avait mentionné qu’il voulait faire de la place à Taylor Cornelius, qu’il voyait comme le quart-arrière d'avenir de l’équipe.

Le quart-arrière des Argonauts Nick Arbuckle se fait plaquer lors d'un match contre les Tiger-Cats d'Hamilton.

Acquis des Argonauts, le quart-arrière Nick Arbuckle n'a disputé aucune rencontre avec les Elks.

Photo : La Presse canadienne / Peter Power

Quelques jours plus tard, l’équipe faisait l'acquisition de Nick Arbuckle. Celui-ci s'est vu offrir une prolongation de contrat avec une augmentation de salaire, même s’il n’a disputé aucun match avec l’équipe.

Nombreux étaient ceux qui s’attendaient à voir le nouveau venu disputer au moins une rencontre, surtout avec le calendrier difficile des Elks qui ont dû disputer trois matchs en huit jours.

Cela n’aurait pas été juste envers Nick si nous lui avions donné un départ. Il n’a eu que six entraînements avec nous et notre attaque est complètement différente de celles qu’il a connu cette saison à Ottawa ou à Toronto, a affirmé Sunderland.

Le DG a ajouté que les statistiques le démontrent : lancer un quart-arrière dans la mêlée s’il n’est pas prêt, c’est créer une situation d’échec.

Le but de l’équipe jusqu’à la toute fin du calendrier était de remporter des matchs et, selon Sunderland, faire confiance à un nouveau quart-arrière aurait été à l’encontre de cette philosophie.

Le directeur général mentionne qu’il y aura une lutte pour le poste de quart-arrière numéro un au sein de la formation, la saison prochaine. Il n’a rien promis à Arbuckle ou à Cornelius, sinon que les deux auront la chance de démontrer leur talent lors du camp d'entraînement.

Très peu de positif

L’attaque des Elks a été la plus grosse lacune de l’équipe cette année. Nous devons jouer avec plus de constance. Nous n’avons pas de bons résultats quand nous sommes à la porte des buts et nous avons commis beaucoup trop de revirements, a expliqué l’entraîneur-chef Jaime Elizondo.

Quand une formation termine sa saison avec une fiche de 3-11, il est difficile de trouver du positif. Brock Sunderland a tout de même apprécié l’effort démontré par les joueurs durant toute la saison, malgré les difficultés.

Impossible de passer sous silence la performance de James Wilder fils qui a terminé au troisième rang pour les verges par la course avec 770.

C’est un joueur excitant à voir jouer, mais c’est encore plus plaisant de travailler avec lui, a dit Jaime Elizondo.

Le joueur de ligne défensive Mathieu Betts croit que c’est le manque de constance qui a fait le plus de mal aux Elks cette saison. Il ajoute que l’équipe devra se présenter plus affamée, la saison prochaine, si elle veut connaître du succès.

Sur le plan personnel, l’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval se dit aussi déçu. Il n’a réussi que 12 plaqués défensifs en 13 parties. Il ajoute cependant qu’il n’a rien à rougir quant à l’effort qu’il a donné tout au long de la saison.

« J’ai des attentes plus hautes pour moi, mais je sais que le travail que j’ai fait sur le terrain a été remarqué. J’ai souvent mis de la pression sur les quarts adverses sans que cela se traduise par des statistiques. »

— Une citation de  Mathieu Betts, ligne défensive

Celui pour qui en était à sa première saison complète dans la LCF dit avoir appris beaucoup.

Mathieu Betts au podium lors d'une rencontre de presse.

Mathieu Betts a disputé une première saison complète dans la LCF.

Photo : Radio-Canada / Patrick Henri

La résilience [c'est] de travailler semaine après semaine et de comprendre qu’il faut rester constants même quand les choses ne vont pas de notre côté, explique-t-il.

L'équipe a connu une année plus difficile, mais [il y a eu] beaucoup de résilience [...] et je repars avec ça dans mon bagage.

Le contrat de Mathieu Betts vient à échéance en février. Seuls les Elks peuvent négocier avec lui d’ici là. Si les deux parties n’arrivent pas à s’entendre, le joueur originaire de Montréal deviendra joueur autonome et pourra s’entendre avec l’équipe de son choix.

De leur côté, le directeur général Brock Sunderland et l’entraîneur-chef Jaime Elizondo ont un contrat encore valide pour une autre saison.

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