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Restrictions anti-COVID : troisième soirée de troubles aux Pays-Bas

Aux Pays-Bas, les mesures sanitaires provoquent des manifestations violentes.

Des manifestants regardent une motocyclette en feu à Rotterdam samedi soir.

Photo : via reuters / Sven Simcic - Video In Verzet

Agence France-Presse

Des troubles ont éclaté aux Pays-Bas dimanche soir pour la troisième soirée consécutive, le nombre d'arrestations sur les trois jours de manifestations contre les mesures anti-COVID montant à 145, ont indiqué la police et les médias locaux.

Quinze personnes ont été arrêtées à Rosendaal (près de la frontière belge), a déclaré la police locale, après que des manifestants ont déclenché un feu dans une école primaire (éteint entre-temps, selon des médias locaux) incendié une voiture et lancé de puissants feux d'artifice.

Des manifestants ont également tiré des feux d'artifice et causé de nombreux dégâts dans les villes d'Enschede (est, près de la frontière de l'Allemagne), Groningue, Leeuwarden au nord et de Tilburg au sud.

Plusieurs petits groupes de personnes ont saccagé un abribus ainsi qu'une vitrine à Groningue, a confirmé la police. Cinq personnes ont été arrêtées à Enschede.

Les Pays-Bas ont réintroduit la semaine dernière un confinement partiel pour faire face à une flambée de cas de COVID-19, avec une série de restrictions sanitaires touchant notamment le secteur de la restauration, qui doit fermer à 20 h.

Un match de football dans la ville de Leeuwarden a en outre été brièvement interrompu après que des partisans, interdits de stade en raison des mesures anti-COVID, ont lancé des feux d'artifice vers le sol, ont rapporté les médias néerlandais.

La police de Rotterdam a également arrêté 26 personnes dimanche après que des partisans eurent lancé des feux d'artifice, des poubelles et une glissière de sécurité sur la police pendant la mi-temps d'un match de l'après-midi entre les équipes de Feyenoord et PEC Zwolle, a annoncé la police.

Une « orgie de violence »

Les troubles ont démarré vendredi aux Pays-Bas, lorsqu'une orgie de violence a éclaté à Rotterdam, lors de laquelle quatre manifestants ont été blessés par des tirs de la police selon les dernières estimations.

Quelque 51 personnes ont été arrêtées et sept personnes ont été blessées.

Cinq policiers ont été blessés à La Haye samedi soir dans des heurts avec les manifestants, qui ont lancé des pierres, brûlé des vélos et tiré des feux d'artifice. Dix-neuf personnes ont été arrêtées.

Des résidents du quartier Schilderswijk, où se sont déroulés ces heurts, ont imputé les violences à la frustration et au manque de perspectives des jeunes de ce quartier populaire, aggravé par les restrictions sanitaires.

À cette frustration s'ajoutent les plans du gouvernement néerlandais d'introduire la mesure appelée 2G, qui interdirait certains lieux aux non-vaccinés, notamment les bars et les restaurants.

Ils ne savent pas (si la 2G sera introduite) et donc ils ne savent pas quoi faire… Ils pensent que c'est le moyen de se faire entendre, a déclaré à l'AFP Mustafa Toprak, 31 ans, qui souligne que nombre d'entre eux ne sont pas vaccinés. C'est une mauvaise façon de le faire, mais bon, ce sont les jeunes qui se déchaînent, a-t-il ajouté.

Des violences avaient, dans la même soirée, éclaté dans la petite ville de Urk, au centre du pays, et dans plusieurs localités de la province du Limbourg (sud).

Dix-neuf personnes ont été arrêtées lors des émeutes à La Haye, seize à Urk, et treize dans le sud de la province du Limbourg, après que des feux d'artifice aient été lancés sur des policiers, selon la police.

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