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Le chemin Roxham est de nouveau ouvert aux demandeurs d’asile

Les migrants marchent avec leurs valises dans un chemin caillouteux.

Un agent de la Gendarmerie royale du Canada informe un couple de migrants de l'emplacement d'un poste frontalier légal, peu avant qu'ils traversent illégalement la frontière canadienne en empruntant le chemin Roxham.

Photo : The Associated Press / Charles Krupa

Radio-Canada

Depuis dimanche matin, les migrants en provenance des États-Unis peuvent à nouveau déposer une demande d'asile en passant par une entrée irrégulière comme le chemin Roxham.

Situé à la frontière canado-américaine, à Saint-Bernard-de-Lacolle, le chemin Roxham est fermé depuis la fin mars 2020 pour des raisons sanitaires. Sauf pour de rares exceptions, les personnes qui tentaient d’emprunter cette voie depuis sa fermeture étaient ainsi renvoyées aux États-Unis.

Or, Ottawa a modifié samedi son décret visant la réduction du risque d’exposition à la COVID-19 au Canada. Il stipule dorénavant que toute personne qui cherche à entrer au Canada en provenance des États-Unis afin de faire une demande d’asile n'y est plus soumise.

Le Cabinet du ministre de l’Immigration a envoyé des précisions quant aux modifications apportées, soulignant dans un communiqué que tous les demandeurs d'asile doivent se conformer à des mesures de santé publique strictes, y compris des exigences de quarantaine et de tests.

La missive explique également que, lors de la pandémie, une entente avait été conclue avec les États-Unis pour s'assurer que les demandeurs d'asile irréguliers qui y seraient temporairement renvoyés auraient le droit de revenir au Canada pour présenter leur demande à une date ultérieure.

« Avec la réouverture de la frontière, l'entente avec les États-Unis a pris fin. »

— Une citation de  Cabinet du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté

Une certaine affluence attendue

Le gouvernement canadien s'attend maintenant à une augmentation du nombre de demandeurs d'asile, mais pas en nombre aussi important qu’en 2017 et 2018.

Ces années-là, des dizaines de milliers de personnes étaient arrivées de manière irrégulière au pays, la plus grande partie par le chemin Roxham, parce qu’elles craignaient d’être expulsées vers leur pays d’origine en raison des politiques anti-immigration de l’administration Trump.

En comparaison, entre avril 2020 et juillet dernier, un peu moins de 25 demandeurs d’asile ont été interceptés chaque mois en moyenne par les agents de la Gendarmerie royale canadienne. Ils étaient près d’un millier par mois avant la pandémie.

Plusieurs migrants tentent d’entrer au Canada de façon irrégulière en raison des contraintes résultant de l’Entente sur les tiers pays sûrs. En vigueur depuis 2004, cet accord signé avec les États-Unis oblige les migrants à présenter leur demande d’asile dans le premier pays sûr qu’ils traversent.

Ainsi, les personnes vivant ou passant par les États-Unis n’ont pas le droit de faire une demande d’asile au Canada.

Mais cette interdiction ne vise que les demandes légales faites à des postes frontaliers, et non pas les demandes faites après une entrée par un chemin irrégulier.

Avec des informations de Romain Schué et d'Élyse Allard

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