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Les membres de QS réclament une enquête publique sur les CHSLD

Gabriel Nadeau-Dubois s'adresse aux délégués de Québec solidaire.

Gabriel Nadeau-Dubois a l'intention de « mettre le paquet » pour obtenir une enquête publique sur la gestion des CHSLD en pandémie.

Photo : La Presse canadienne / Peter Mccabe

La Presse canadienne

Les délégués de Québec solidaire (QS) ont adopté à l'unanimité, dimanche, une proposition d'urgence réclamant la tenue d'une enquête publique sur la gestion de la pandémie dans les CHSLD.

La proposeuse, Jocelyn Ann Campbell, de Mont-Royal–Outremont, s'est dite troublée par ce qu'elle a appris à l'enquête de la coroner sur les décès survenus en CHSLD lors de la première vague.

Selon Mme Campbell, les hauts dirigeants ne se sont que renvoyés la balle. Elle estime que l'enquête de la coroner ne lève qu'une partie du voile et qu'il reste encore plusieurs zones d'ombre.

Le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a invité les membres à voter en faveur de cette proposition, qui envoie selon lui un message clair au gouvernement de François Legault.

Il a affirmé que la proposition d'urgence était un outil supplémentaire pour les députés de Québec solidaire, qui vont porter ce mandat-là et mettre le paquet sur cette question-là à l'Assemblée nationale.

« On ne laissera pas passer ça comme ça. Nous allons talonner François Legault toute la semaine sur cette question-là. Les Québécois ont le droit de savoir ce qui s'est passé dans les CHSLD. »

— Une citation de  Gabriel Nadeau-Dubois, chef parlementaire de QS

La proposition d'urgence dénonce les graves manquements et incohérences du réseau de la santé.

Elle affirme que les personnes aînées et leurs familles ont été les victimes de négligence et d'inaction en matière de soins de santé et de conditions de vie pendant la pandémie.

Débat surprise sur la Loi 21

En revanche, les délégués, qui étaient réunis en congrès virtuel dimanche, ont battu deux amendements portant sur la Loi 21.

Cette loi, adoptée sous bâillon par le gouvernement Legault en 2019, interdit le port de signes religieux aux employés de l'État en position d'autorité, dont les enseignants.

Il n'était pas prévu que le congrès débatte de la Loi 21. Mais des associations de circonscription de QS ont amené le sujet dimanche, disant vouloir l'inclure dans la plateforme électorale du parti.

Elles ont proposé qu'une fois au pouvoir, Québec solidaire modifie la Loi 21 pour en retirer certains articles.

Des militants se sont alors dits choqués que l'on tente de diluer la position de Québec solidaire. Depuis 2019, le parti laisse entendre qu'il abrogerait la loi 21, un point c'est tout.

Il n'y a rien à discuter, c'est une loi raciste, s'est exclamé le militant Fehr Marouf.

Plus tard, en point de presse, M. Nadeau-Dubois a rappelé que sur le fond, la position de QS contre la Loi 21 n'avait pas changé.

Il s'est cependant montré satisfait que les membres n'aient pas imposé au parti une marche à suivre pour la suite des choses.

M. Nadeau-Dubois a déclaré qu'un gouvernement solidaire pourrait déposer une nouvelle loi affirmant sa propre conception de la laïcité. Il se donne l'année pour finaliser les détails.

Chose certaine, la Loi 21 ne sera pas un pilier de notre campagne, a dit le chef parlementaire. Elle ne figurera nulle part dans la plateforme électorale.

Deux priorités

Au terme des débats, deux enjeux ont émergé comme priorités pour Québec solidaire : la lutte aux changements climatiques et la qualité de vie des jeunes familles.

Le parti a rehaussé à 55 % sa cible de réduction des gaz à effet de serre d'ici 2030, comparativement à un objectif actuel du gouvernement caquiste de 37,5 %.

Ce sera là la colonne vertébrale de la campagne électorale de QS, a lancé la co-porte-parole du parti, Manon Massé.

Mais un édifice, ça ne tient pas sur un seul pilier, a poursuivi M. Nadeau-Dubois, qui parle d'une épidémie d'épuisement professionnel.

Les délégués ont notamment adopté des propositions visant à augmenter le salaire minimum, ainsi que le nombre de jours de vacances des travailleurs.

Zaga Mendez présidente

Par ailleurs, l'ex-candidate de QS dans Bourassa-Sauvé, Alejandra Zaga Mendez, a été élue par acclamation à la présidence du parti.

Mme Zaga Mendez est une experte dans le domaine de l'environnement; elle possède notamment un doctorat en développement durable et conservation.

Elle succède à Nika Deslauriers, qui tire sa révérence après avoir œuvré cinq ans à titre de présidente.

Dans son discours de clôture, Mme Mendez a promis d'être une présidente de terrain. Camarades, je vous le dis, nous n'allons pas faire du surplace. Nous allons faire des gains aux prochaines élections.

C'est ma motivation comme présidente de faire rayonner notre projet et mener la plus grande campagne de notre histoire, a-t-elle déclaré.

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