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La vaccination des enfants, un sujet encore « sensible » pour certains parents

A girl receives a dose of a COVID-19 vaccine at a public school in Chile in September. With Health Canada set to approve Pfizer-BioNTech's COVID-19 vaccine for Canadians aged five to 11, parents of these younger school-aged children must now decide whether they'll be queuing up to get their kids their shots.

Des experts affirment que l'écoute est essentielle afin de rassurer les parents qui hésitent encore à faire vacciner leurs enfants contre la COVID-19.

Photo :  (Rodrigo Garrido/Reuters)

Radio-Canada

Alors que le magasinage de la période des Fêtes débute, des parents partout au pays ajoutent la vaccination de leur enfant à leur liste de souhaits. Si certains hésitent encore à faire vacciner leur jeune de 5 à 11 ans contre la COVID-19, d'autres sont prêts à faire la queue afin que leurs enfants reçoivent le vaccin dès que possible.

Mon souhait des Fêtes était d’avoir des vaccins et il s’est réalisé. Nous sommes très excités, lance une mère venue visiter le père Noël avec son enfant au centre Eaton, à Toronto.

Un peu plus loin, un autre parent dit préférer attendre encore un peu avant de vacciner son enfant. Je veux attendre plus de données pour les enfants de cinq ans, dit-il.

Santé Canada a approuvé vendredi le vaccin contre la COVID-19 de Pfizer-BioNtech pour les enfants âgés de 5 à 11 ans. Il s'agit du tout premier vaccin autorisé pour cette catégorie d'âge au pays.

Le vaccin serait efficace à près de 91 % pour cette tranche d'âge, selon des essais cliniques.

Se préparer aux Fêtes

La pédiatre et spécialiste des maladies infectieuses Anna Banerji s’est fait une mission d’offrir des réponses aux parents encore hésitants face au vaccin.

La plupart des enfants ne sont pas très malades [en raison] de la COVID-19, mais ils peuvent l’être. Ils peuvent avoir des syndromes inflammatoires ou encore la COVID longue , dit-elle.

« Les risques d’avoir des complications à long terme sont beaucoup, beaucoup plus élevés avec la COVID-19 qu’avec le vaccin. »

— Une citation de  Dre Anna Banerji, pédiatre et spécialiste des maladies infectieuses
Anna Banerji en plan rapproché.

La Dre Anna Banerji encourage les parents à faire vacciner leurs enfants.

Photo : Photo fournie

Le Canada devrait recevoir 2,9 millions de doses du vaccin pour les 5 à 11 ans d'ici la fin de la semaine prochaine.

Les doses seront de 10 microgrammes, soit trois fois moins que la dose que l'on retrouve dans les vaccins pour adultes.

Dans les études, on voit que les enfants ont moins d’effets secondaires que dans les autres groupes d’âge. Ils auront peut-être encore un peu mal au bras, ou un peu de fièvre, mais les effets secondaires sérieux sont très rares , dit la Dre Banerji.

Quant aux retrouvailles du temps des Fêtes, la pédiatre appelle à la prudence, même entre personnes vaccinées.

Je crois que c’est mieux d’être prudent et de célébrer avec des amis ou de la famille proche que vous voyez fréquemment, plutôt que de recevoir 25 personnes chez vous , dit-elle.

« Je pense que lorsque les enfants seront vaccinés, nous serons beaucoup plus en sécurité, mais je ne peux pas prévoir l’avenir. »

— Une citation de  Dre Anna Banerji, pédiatre et spécialiste des maladies infectieuses

Un climat sans pression pour les parents

Le Dr Akwatu Khenti, qui pilote notamment le Groupe de travail des scientifiques noirs de Toronto sur l'équité en matière de vaccins, explique que la vaccination des plus jeunes touche souvent une corde sensible chez les parents.

C’est une situation très spéciale. Il a y a des parents qui sont vaccinés ont des craintes par rapport à la vaccination de leurs enfants, dit-il.

C’est pourquoi il est important, selon lui, d’aborder la question de la vaccination des enfants avec encore plus de sensibilité que pour les autres tranches de la population.

« Les parents doivent se sentir confortables avec leur décision et qu’ils soient bien informés. Ils ne doivent pas se sentir forcés dans leur décision. »

— Une citation de  Dr Akwatu Khenti, président du Groupe de travail des scientifiques noirs de Toronto sur l'équité en matière de vaccins
Un homme, à l'extérieur

Le Dr Akwatu Khenti mène un groupe de travail qui veut s'attaquer à la méfiance envers les vaccins dans les communautés noires.

Photo : Adam Coish/Université de Toronto

Le Dr Khenti soutient qu’il s’agit d’une décision encore plus difficile à prendre pour les parents des communautés noires en raison des préjugés des autres à leur égard.

Il y a beaucoup de stéréotypes implicites par rapport aux choses qu’on fait, ou par rapport aux décisions qu’on prend pour nos enfants. Ça change le contexte de la décision, dit-il.

Santé Canada a autorisé le vaccin pour les jeunes de 5 à 11 ans à être administré au minimum à trois semaines d'intervalle.

Toutefois, le Comité consultatif national de l'immunisation recommande un intervalle de huit semaines, car il a été prouvé que cela génère une réponse immunitaire plus robuste.

En Ontario, le gouvernement, tout comme la Ville de Toronto et plusieurs municipalités du Nord, se dit prêt à commencer la vaccination dès que possible. La prise de rendez-vous sur le portail provincial devrait commencer en début de semaine.

Avec les informations de CBC, et Zacharie Routhier

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