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La Première Nation Lheidli T’enneh n’a toujours pas d’eau potable

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Kym Gouchie a acheté une pompe électronique pour que sa mère puisse boire de l'eau sans devoir soulever la grosse bouteille.

Photo : Fournie par Shayna Desjarlais

Radio-Canada

Les quelque 100 membres de la Première Nation Lheidli T'enneh dont la communauté se trouve à 20 km du centre-ville de Prince George, en Colombie-Britannique, n’ont pas d’eau potable depuis un an.

En 2019, un système de filtration d’eau devait être installé, mais il n’a pas fonctionné. En novembre 2020, la moitié de la communauté a fait l’objet d’un avis sur la qualité de l’eau.

Depuis le mois de juillet 2021, cet avis a été étendu à l’ensemble des foyers.

D’après Kym Gouchie qui habite la communauté, elle doit faire attention à ce que ses petits-enfants n’utilisent pas l’eau du robinet pour se désaltérer ou se brosser les dents.

Ça rend anxieux , dit-elle.

L’eau de son robinet est parfois violet ou contient des particules noires.

Selon les autorités, l’eau du robinet contient du manganèse, un élément chimique qu’Environnement Canada décrit comme essentiel pour la santé. Cependant, une trop forte quantité peut provoquer des effets neurologiques néfastes, notamment chez les enfants.

Lors d'une conférence de presse vendredi pour souligner les 12 mois sans eau potable, la chef de la Première Nation Lheidli T'enneh, Dolleen Logan, a expliqué que les autorités tentent de remettre en marche le système de filtration d’eau, mais qu’elle ne sait pas le temps qu’il faudra.

La chef Logan a notamment dénoncé la promesse de Justin Trudeau en 2015 que tous les avis d’ébullition des communautés autochtones du Canada seraient levés avant mars 2021.

On avait de l’espoir en 2015, dit-elle, [mais] on arrive à 2022 et c’est la même histoire .

Le gestionnaire des projets d’immobilisation de la Première Nation Lheidli T'enneh, Zawad Abedin, estime que des travaux de Services autochtones du Canada ont permis de réduire la quantité de manganèse dans l’eau, mais qu’il ne s’agit pas d’une amélioration à long terme.

Il faudrait, dit-il, une refonte complète du système de traitement de l’eau.

Entre-temps, les habitants achètent et se font livrer chez eux toute les deux semaines des bouteilles d’eau de 19 litres qu’ils ne peuvent pas toujours soulever, notamment les aînés.

D'après les informations de Kate Partridge

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