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Deux fois plus de demandes d’aide alimentaire en un an

Les familles de Québec se tournent vers les organismes comme Le Pivot.

Un enfant qui a l'air triste.

Le 20 novembre est la Journée nationale de l'enfant.

Photo : iStock

« Depuis le début de la pandémie, on a doublé notre soutien en aide alimentaire », lance la directrice générale du centre communautaire Le Pivot. En cette Journée nationale de l'enfant, Ginette Faucher rappelle que les tout-petits souffrent de cette difficile réalité.

D’octobre 2020 à octobre 2021, Le Pivot a aidé 362 enfants de moins de 12 ans, soit deux fois plus qu'au cours des années précédentes.

Ces enfants et leur famille proviennent de l’arrondissement de Beauport, où est situé l’organisme, mais aussi de Charlesbourg et de la Cité-Limoilou.

On a aussi remarqué, cet été lors des camps de jour avec les enfants, que leurs boîtes à lunch, pour certains, était presque vide, mentionne Mme Faucher. L’organisme s’affairait alors à obtenir la collaboration des commanditaires, comme les épiceries, pour regarnir le dîner des jeunes avec des protéines et des fruits.

Une priorité

Cet automne, les demandes d’aide ont légèrement diminué, après avoir atteint un sommet au cours des premiers mois de la pandémie. À ce moment, Le Pivot offrait de l’aide alimentaire deux fois par semaine aux familles.

Ce service est maintenant offert une fois par semaine ou à la demande. Si quelqu’un nous appelle, surtout quand il y a des enfants dans la famille, on donne de l'aide n’importe quand, dit-elle. C’est une priorité.

Pour répondre à la demande, Le Pivot collabore avec des organismes comme Le Pignon bleu et Moisson Québec. Nous avons aussi des collègues qui travaillent à temps plein sur les demandes de subventions, les commandites et les partenariats, ajoute Ginette Faucher.

« Les familles qui viennent nous voir obtiennent l’équivalent de 150 à 200 $ d’épicerie dans leurs sacs. »

— Une citation de  Ginette Faucher, directrice générale, Le Pivot

Un enfant sur trois a l’estomac vide

Les statistiques du Pivot correspondent à la hausse des demandes d’aide constatée au Club des petits déjeuners.

Si, avant la pandémie, un enfant sur quatre allait à l’école le ventre vide, cette année, il s’agirait plutôt d’un enfant sur trois, selon l'organisme présent partout au Canada.

Le Club des petits déjeuners s’est adapté pendant les premières vagues de COVID-19 au Québec. Il propose maintenant des repas froids servis dans des emballages individuels, qu’il distribue dans les écoles primaires et secondaires.

Le tout dans l’objectif de diminuer le risque de transmission pour les bénévoles et les jeunes.

L’organisme dit rejoindre 67 548 enfants chaque jour au Québec.

La femme porte des écouteurs pour une entrevue devant un micro.

Geneviève Everell est une des porte-parole du Club des petits déjeuners.

Photo : Radio-Canada

L’aide qui change tout

La chef propriétaire de Sushi à la maison, Geneviève Everell, connaît bien la réalité des enfants qui se présentent à l’école le ventre vide.

Je suis une fille de Limoilou et, dans les années 90, ce n’était pas évident pour une famille très défavorisée comme la mienne, raconte-t-elle.

Le soutien d'organismes comme le Club des petits déjeuners a été plus que primordial dans sa vie, ce pour quoi elle n’hésite pas à participer à la campagne de sensibilisation cette année.

Je suis allée donner des repas avec eux dans une école secondaire de Montréal. C’était vraiment important pour moi, souligne-t-elle.

Geneviève Everell estime que son passé, alors qu'elle peinait à manger trois repas par jour, l’inspire aujourd'hui à offrir des repas copieux à ses clients.

« C’est à des années-lumière de ce que j’ai vécu quand j’étais petite. Parfois, les clients sont surpris de voir autant de nourriture. Au début, je leur disais que c'était parce que j'en avais manqué avant. »

— Une citation de  Geneviève Everell, chef propriétaire, Sushi à la maison

Elle encourage tous les jeunes et leur famille à ne jamais avoir honte de demander de l’aide. Elle estime que le Club des petits déjeuners fait un travail très important, entre autres parce qu’il ne discrimine personne.

Tout le monde est égal, conclut-elle.

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