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Marche à la mémoire de Thomas Trudel, tué dans Saint-Michel

Une foule dans un parc.

Plus d'une centaine de personnes étaient sur place avant le début des allocutions.

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Un rassemblement et une marche à la mémoire de Thomas Trudel et des autres victimes d’armes à feu ont eu lieu samedi dans Saint-Michel.

Peu après midi, des jeunes, des parents, des élus et d’autres intervenants ont pris la parole. Plus d'une centaine de personnes étaient sur place.

Je suis là pour soutenir toute la famille […] On voulait lui témoigner notre amour et notre appui dans cette épreuve épouvantable, expliquait une femme rencontrée sur place.

Les marcheurs ont déambulé en direction de l’intersection de la 20e Avenue et de la rue Villeray, à moins d’un kilomètre, pour un moment de recueillement. Fleurs, dessins, bougies et photos y ont été déposés en hommage à la victime.

C’est là que Thomas Trudel, 16 ans, a été abattu par balle sans motif apparent, dimanche soir vers 21 h. Il s’agit du troisième meurtre d'adolescent cette année à Montréal et du deuxième dans le nord-est de la ville.

Une mère présente avec son fils de neuf ans à la mobilisation s'est dite préoccupée par ces événements. Ça fait 20 ans que j'habite à Montréal et je me suis toujours sentie en sécurité. Mais c'est sûr que c'est inquiétant et j'espère que ça va rester des incidents isolés, a témoigné Valérie Mome-Leclair.

Un rassemblement et une marche à la mémoire de Thomas Trudel et des autres victimes d’armes à feu a eu lieu samedi dans le quartier Saint-Michel. Un reportage de Mélissa François

Des intervenants ayant pris la parole avant la marche ont présenté la prévention et l'éducation comme les moyens les plus puissants pour enrayer le fléau des armes.

Le drame, qui est aussi le 31e homicide à être perpétré sur le territoire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) cette année, a suscité des réactions de tous les ordres de gouvernement.

C’est sûr que les bonnes intentions sont là, je pense que tout le monde est conscient qu’on a un gros problème à régler, observait Mohamed Mimoun, agent de mobilisation et de développement au Forum Jeunesse de Saint-Michel. Par contre, je ne suis pas sûr que tout le monde est d’accord sur les solutions.

« J’ai l’impression que chaque niveau gouvernemental prend un élément qui n’appartient pas à sa compétence pour reprocher à un autre niveau de ne pas faire le nécessaire. »

— Une citation de  Mohamed Mimoun, agent de mobilisation et de développement au Forum Jeunesse de Saint-Michel

Cette semaine, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et la ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, ont appelé le gouvernement fédéral à en faire plus dans la lutte contre les armes à feu. Ottawa ne prévoit cependant pas interdire les armes de poing partout au pays.

Le ministre du Patrimoine canadien et député montréalais, Pablo Rodriguez, a eu ces mots : On doit faire tout en notre pouvoir, tous ensemble, pour ne plus jamais que ça arrive. Ils doivent se le dire et se le répéter, l'amour, l'amour doit toujours, à tout moment, triompher sur la peur et la haine, a déclaré le ministre sans toutefois annoncer d'engagements.

On veut de l'action! ont scandé des gens présents, visiblement insatisfaits du discours du lieutenant du Québec au gouvernement Trudeau.

Thomas ne peut pas revenir, mais je pense que ça peut changer; il faut que tout le monde mette du sien, a soutenu une autre manifestante présente au parc François-Perrault.

Un homme à côté d'un tableau avec un marqueur dans la main.

Mohamed Mimoun au cours d'un atelier (archives)

Photo : RCI / Samir Bendjafer

Les homicides sont en hausse par rapport aux deux dernières années à Montréal. En 2020, 25 homicides ont été commis sur le territoire du SPVM, tout comme en 2019, d’après le rapport annuel du corps de police (Nouvelle fenêtre).

Cependant, la tendance générale est à la baisse en ce qui concerne ces crimes. En effet, la moyenne des homicides s’élevait à plus de 41 par an à Montréal de 2001 à 2010.

En entrevue à RDI samedi, avant la marche, M. Mimoun a appelé à ce que tout le monde travaille ensemble pour trouver une solution, parce qu’en attendant cette solution-là, des jeunes et des parents vivent la peur dans leur quartier.

Avec des informations de Marie Isabelle Rochon

Avec les informations de La Presse canadienne

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