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Reconstruire les routes, un gros défi en Colombie-Britannique

La portion qui rejoint la rive de deux tabliers à deux voies chacun d'un pont qui enjambe une rivière sur la route Coquihalla sont complètement effondrés.

Les pluies et des glissements de terrain ont fortement endommagé la route Coquihalla près de Hope.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Philippe Moulier
William Burr

Les principaux axes routiers demeurent fermés dans le sud de la Colombie-Britannique à cause des dommages causés par les inondations et leur remise en service ne sera pas facile.

C'est le cas d’un tronçon de la Transcanadienne et de la Coquihalla, cette dernière étant la seule route à quatre voies qui joint le Grand Vancouver au reste du Canada.

En premier lieu, il faut des solutions rapides, comme des voies de contournement, explique Ben Amor, professeur en génie civil et en génie du bâtiment à l’Université de Sherbrooke, au Québec. [Cela permet] de répondre à un transport, même s’il n’est pas opérationnel à 100 %.

Ensuite, souligne Brenda McCabe, la présidente de la Société canadienne de génie civil, tout dépend du type de dégâts qu’ont subi les routes. S’il n’y a que des débris sur la chaussée et que la couche de base tient bon, alors le tout peut être nettoyé relativement rapidement.

Les automobilistes peuvent alors circuler le long d’une seule voie. C’est désagréable d’en avoir une seule, mais au moins elle est ouverte , dit Mme McCabe.

Cependant, si les routes sont détruites, alors il s’est une autre paire de manches. Il faut alors réfléchir à long terme, au type de réparation que l’on veut effectuer.

« On ne peut pas prévoir tous les risques [...] Doit-on se préparer à une tempête qui arrive une fois tous les 100 ans ou à une tempête qui arrive tous les 1000 ans?  »

— Une citation de  Brenda McCabe, présidente, Société canadienne de génie civil
Une camionnette cabossée est à demi ensevelie sous la boue le long de la route Coquihalla.

Les fortes pluies et les glissements de terrain le long de la route Coquihalla près de Hope ont endommagé plusieurs véhicules.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Rien de nouveau, à part l'ampleur des dégâts

Néanmoins, selon le président Joe Wrobel de l’entreprise JPW Road and Bridge qui entretient des routes et des ponts dans la région de l'Okanagan, il semble que, d’après des photos qu'il a vues, les dégâts ne sont pas inhabituels.

Ce qui est sans précédent, c’est l’ampleur et la quantité de dommage qui ont eu lieu en même temps , explique M. Wrobel qui est également l’ancien président de l’Association des constructeurs de routes de la Colombie-Britannique.

Il pense que les ouvriers vont travailler d’arrache-pied pour réparer les routes. Il s’agit d’un collectif qui fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Un tronçon de route a disparu ainsi que le sol qui le soutenait, laissant un escarpement sur lequel se tient une personne qui observe les dommages.

Un tronçon de la route Coquihalla détruit par les inondations.

Photo : Offerte par Jeremiah Steberl

Le risque des coûts

De toute manière, le type de réparations que la province va entreprendre dépendra des fonds disponibles. Or, selon Mme McCabe de la Société canadienne de génie civil, les Forces armées canadiennes qui viennent sur le terrain sont spécialistes de la logistique et n’ont pas de parti pris. Elles devraient pouvoir aider à répartir le travail des entreprises de construction, ce qui permettra de réduire les coûts.

Sans oublier néanmoins qu’il existe d’autres coûts invisibles, car le Canada n’a pas de mécanisme efficace pour calculer précisément les pertes économiques indirectes liées aux inondations ou à une autre catastrophe naturelle, affirme Zafar Adeel, professeur à l’Université Simon Fraser et directeur général du Pacific Water Research Centre.

Autrement dit, à titre d’exemple, les pertes des entreprises touristiques en raison d’un manque de visiteurs sont difficiles à calculer. Il faut donc mieux comprendre les données avant de pouvoir établir les coûts indirects que vont provoquer les inondations.

Bannière pour dossier montrant des gens secourus dans une chaloupe.

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