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Usage du mot en n au CLR : un expert-conseil recruté pour une analyse des besoins

Une école en brique rouge.

Le Collège Louis-Riel dans le quartier de Saint-Boniface, à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Près d’un mois après les incidents racistes survenus autour de l’utilisation du mot en n au Collège Louis-Riel à Winnipeg, la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) annonce qu’un expert-conseil a été mandaté pour aider à faire la lumière sur les enjeux et proposer des pistes de solution.

Les services de Pat Rivard de l’organisme North American Center for Threat Assessment and Trauma Response (NACTATR) ont été retenus pour cette analyse.

Cette firme aide à évaluer la menace et le risque de violence ainsi qu’à donner des formations sur la façon de faire face aux traumatismes dans les écoles.

Dans une lettre envoyée aux parents et au personnel du Collège Louis-Riel, la Division scolaire franco-manitobaine, annonce qu’il se rendra sur les lieux dès lundi et qu’il y passera la semaine

M. Rivard, basé à Lethbridge, a travaillé dans le domaine de l’éducation pendant 18 ans, dont neuf ans dans des postes de direction dans deux divisions scolaires en Alberta, selon sa biographie publiée sur le site Internet de North American Center for Threat Assessment and Trauma Response .

Pendant cette carrière, il s'est dévoué à offrir des environnements sécuritaires et bienveillants aux élèves et à la communauté , ce qui a été récompensé d’un prix en 2017.

Actuellement, il s’occupe du programme de formation dans le cadre de la plus importante démarche d’évaluation des risques de violence en milieu urbain en Amérique du Nord. Il donne également des formations pour atténuer les escalades de comportement violent.

Le 14 octobre dernier, le mot en n a été utilisé dans le cadre d’une activité d’enseignement en classe, expliquait la Division scolaire franco-manitobaine. Cet événement a été à la source d’une altercation avec un élève. Sur les réseaux sociaux, des images d’une agression et de discussions tendues entre un membre du personnel et des élèves ont circulé et ont indigné des parents.

À la suite de cet événement, la DSFM avait placé l'enseignante en congé.

Radio-Canada est sensible au choix des mots, à plus forte raison lorsqu’il est question de désigner des individus, quelle que soit leur couleur de peau, leur orientation sexuelle ou leur religion. Il y a longtemps que nous, à Radio-Canada, n'utilisons plus le mot « nègre » pour désigner des personnes à la peau noire.

Nous avons choisi d’écrire mot en n en lieu et place d’un autre mot anglais, également connu comme le « n word », qui est perçu comme l’une des pires, sinon la pire des insultes qu’on puisse proférer à l’endroit d’une personne à la peau noire. Il s’agit, selon nous, d’une question de respect.

Les étudiants sont invités à discuter de racisme

Tous les étudiants seront invités à participer à des sessions de discussion en groupe sur le racisme leur perception de l’état des lieux et de leur besoin . Elles débuteront la semaine prochaine, a fait savoir la Division scolaire franco-manitobaine dans sa lettre.

Mamadou Ka, conseiller du groupe Amicale de la Francophonie Multiculturelle du Manitoba a été embauché afin d’animer ces groupes de discussion.

La Division scolaire franco-manitobaine indique avoir rencontré des membres du groupe parents contre le racisme pour discuter d’appui possible au comité Étudiants issu des minorités et de leurs alliés à identifier des moyens pour promouvoir la diversité et parler du racisme.

Toutes ces consultations et toute l’information recueillie, dit-elle, permettront de nourrir un plan d’action.

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