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20 novembre : jour du souvenir trans

Une main avec le drapeau de la fierté transgenre peint dans la paume.

Le 20 novembre est la journée du souvenir trans (archives).

Photo : iStock / nito100

Radio-Canada

Le 20 novembre est la journée de commémoration de ceux qui sont morts en raison de violences envers les personnes transgenres.

Transrespect versus Transphobia Worldwide (Transrespect versus Transphobia Worldwide ) est un projet de recherche mené par l’organisme Transgender Europe (Transgender Europe ).

Selon les données que l’organisme a publiées, entre le 1er octobre 2020 et le 30 septembre 2021, 375 meurtres de personnes transgenres ont été recensés.

C’est le Brésil qui mène l’odieux peloton avec 125 meurtres, suivi du Mexique avec 65 et puis 53 pour les États-Unis.

Selon les données de la recherche, l’âge moyen des personnes transgenres assassinées est de 30 ans, mais l’organisme recense le meurtre d’une personne transgenre qui n'avait que 13 ans.

Aux États-Unis, toujours selon l’étude, les assassinats des membres de cette communauté ont doublé et on note que les personnes de couleur représentent 89 % des 53 individus assassinés.

L'étude conclut à une hausse de 7 % des actes violents dans le monde envers la communauté transgenre, alors que l'année précédente, elle avait été de 6 %.

Transphobie canadienne

La tendance à la hausse des actes violents envers les personnes transgenres est notable aussi au Canada selon Rita OLink, intervenante avec le groupe de Subury TG Innerselves.

Une femme en robe noire

Rita OLink de l'organisme TG Innerselves souhaite offrir un espace sécuritaire pour échanger (archives).

Photo : Radio-Canada

« Quand je vois de tels chiffres, ça me rappelle comment il peut être dangereux d’être simplement soi-même. »

— Une citation de  Rita OLink, intervenante, TG Innerselves

Selon Rita OLink, il faut faire attention où on va, à ce que l’on fait, car on ne sait jamais quand on peut offenser quelqu’un.

Elle ajoute que les conséquences de ces rencontres peuvent être tragiques.

Une question d’attitude

Rita OLink remarque que l’attitude des gens peut changer rapidement, et prendre une direction négative.

C’est selon elle, à ce moment qu’augmentent la discrimination et l’intimidation, qui vont mener à des actes de violence tôt ou tard.

La chose la plus importante pour aider les personnes transgenres, selon l’intervenante, est de se soucier de sa propre attitude envers cette communauté.

Elle souligne aussi l’importance de dénoncer les comportements ou propos discriminatoires, qu’ils soient faits en personne ou en ligne.

Cérémonie virtuelle

En raison de la pandémie, le rassemblement du jour du souvenir trans de l’organisme TG Innerselves se fera virtuellement.

L’événement aura lieu mercredi prochain et comportera deux volets : une cérémonie publique suivie d’une rencontre privée où les personnes transgenres pourront s’exprimer en toute sécurité.

Rita OLink explique que ce genre d’événement fut extrêmement bénéfique pour elle avant sa transition.

« Si ces événements n’avaient pas été privés, je n’aurais jamais été capable de participer et je n’aurais jamais rencontré les gens qui ont fini par m’aider. »

— Une citation de  Rita OLink, intervenante, TG Innerselves

Bien que l’événement soit virtuel, Rita OLink espère que les personnes transgenres y trouveront un espace sécuritaire pour échanger et se souvenir de ceux qui ont péri pour avoir affiché qui ils étaient.

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