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Une relève agricole assurée à la Ferme de la Courbe de Saint-Cléophas

Des vaches dans un enclos.

La ferme laitière Saint-Cléophas.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Alice Proulx

Le manque de relève peut parfois poser des bâtons dans les roues aux agriculteurs. Ce n'est heureusement pas le cas pour la ferme laitière de la Courbe de Saint-Cléophas qui a un nouveau propriétaire grâce au service de jumelage de l'ARTERRE.

Robin Morin a acheté la ferme de son père en 1987 et fondé sa compagnie avec sa conjointe Annie Harrisson en 2002. Le couple est la troisième génération sur la Ferme de la Courbe, située dans La Matapédia.

« Il y a quand même 98 ans d'histoire depuis le début de la ferme! »

— Une citation de  Robin Morin, ancien copropriétaire de la ferme

Dans les dernières années, le couple a entrepris des démarches pour trouver de la relève puisque les enfants n'étaient pas intéressés à prendre le relais de l'entreprise familiale.

Il faut avoir le feu sacré pour être agriculteur. C’est une belle vie, mais c’est un mode de vie avec ses inconvénients et ses avantages, lance M. Morin.

En 2019, les copropriétaires se sont inscrits sur la plateforme l'ARTERRE. Ce service propose un maillage axé sur l'accompagnement et le jumelage entre les aspirants agriculteurs et les propriétaires de la région.

Le couple pose dans l'étable, près des vaches.

Robin Morin et Annie Harrisson sont, dorénavant, les anciens propriétaires de la ferme Saint-Cléophas.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Quelque temps plus tard, Robin et Annie ont rencontré Maxime Paquet, un jeune agriculteur de 25 ans originaire de La Matapédia, qui se trouvait dans la banque d'aspirants.

Après quelques visites de la ferme et plusieurs rencontres organisées par un agent au maillage de l'ARTERRE, une complicité s'est développée entre le couple et M. Paquet.

Dès la première journée quand il a commencé ici, on l'a su : ça coule dans le beurre. Il était toujours respectueux, toujours à l’écoute et il apportait ses idées. Avec Maxime, on a vu qu’il avait un bon potentiel pour prendre le relais, affirme Mme Harrisson.

C’est un soulagement d’avoir trouvé quelqu’un pour prendre la relève. Ça nous a réconfortés d’une certaine façon, mentionne à son tour M. Morin.

« On s’en allait vers la vente des vaches, vers un certain démantèlement. »

— Une citation de  Robin Morin, ancien copropriétaire de la ferme

Le transfert final de l'entreprise à Maxime Paquet a eu lieu en août 2021.

Dès le départ, je voulais en connaître plus sur la ferme, soutient-il.

Le nouveau propriétaire de la ferme.

Même s'il n'a pas grandi dans le milieu agricole, Maxime Paquet rêvait d'avoir sa propre ferme laitière d'une quarantaine de vaches.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Le jeune agriculteur a passé plusieurs mois à tout apprendre de la ferme et à se familiariser avec les équipements et la routine.

Ça s’est fait graduellement. J’ai commencé à venir ici une fois par semaine et avec la pandémie, j’avais plus de temps libre, donc je suis venue tous les matins pendant quelques mois. Je n’étais pas nécessairement prêt à avoir une ferme quand je suis arrivé ici, mais les propriétaires m’ont beaucoup aidé à apprendre plus rapidement, confie le nouveau propriétaire.

L'agent de maillage de l'ARTERRE pour le secteur est du Bas-Saint-Laurent, Jonathan Gagné Lavoie, avance que si ce transfert a bien fonctionné, c'est parce qu'il réunissait plusieurs conditions gagnantes.

On avait un aspirant qui était très motivé, qui avait la formation de l’expérience et on avait des propriétaires qui avaient la ferme volonté pour la continuité de l’entreprise, précise-t-il.

Un agent de maillage dans une ferme laitière.

Jonathan Gagné Lavoie, agent de maillage pour l'ARTERRE.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Pour lui, c'est aussi un exemple de réussite, sachant que c'est l'une des dernières fermes laitières de Saint-Cléophas.

« C’est un travail de longue haleine. Je vois mon travail un peu comme semer des graines dans le temps, pis à un moment donné, la graine germe et ça donne des résultats comme on voit ici aujourd'hui. »

— Une citation de  Jonathan Gagné Lavoie, agent de maillage, l'ARTERRE

Par ailleurs, M. Gagné Lavoie ajoute qu'il y a beaucoup d'intérêt de la part des jeunes agriculteurs qui souhaitent se lancer dans de nouveaux projets agricoles et reprendre les activités d'une entreprise.

Il y a quand même beaucoup d’entreprises au Bas-Saint-Laurent qui n’ont pas de relève identifiée, de relève familiale, pour la continuité de leurs projets. Il y a un intérêt grandissant de la part des jeunes pour l’agriculture. Ça reste quand même un défi de s’établir en agriculture, mais l'intérêt est présent, souligne-t-il.

L'agent de maillage termine en mentionnant que le Bas-Saint-Laurent a un pouvoir attractif pour les relèves qui proviennent de l'extérieur en raison du prix des terres et du climat qui est favorable aux entreprises d'élevage.

Avec les informations de Catherine Poisson

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