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Reprise des voyages d’études à l’international dans les universités

Trois photos en format collage : une terrasse à Rome, une étudiante devant des vestiges européens, un pont à Lyon

La plupart des universités au Québec ont rouvert les programmes d'échanges à l'étranger.

Photo : Collage/iStock/AFP/Getty Images

Après plus d’un an d’arrêt, les voyages d’échanges universitaires reprennent peu à peu. À Québec seulement, des centaines d’étudiants se préparent à s’envoler pour une session d’études à l’étranger.

On voit un appétit très fort pour l’international. Je ne compte pas les fois où un étudiant m’a écrit pour savoir quand ça recommence, lance Yan Cimon, vice-recteur adjoint aux affaires externes, internationales et à la santé, à l’Université Laval.

Il confirme que plus de 250 étudiants quitteront Québec pour la destination de leur choix, lors de la session d’hiver 2022. Celui qui est aussi directeur des affaires internationales et de la Francophonie à Laval ajoute que ces chiffres sont similaires à ceux enregistrés avant la pandémie.

Plan rapproché de Frédérik Poitras lors d'une entrevue dans un local de l'université

Frédérik Poitras est étudiant à la maîtrise en études internationales.

Photo : Radio-Canada

Parmi ces étudiants, on retrouve Frédérik Poitras qui poursuivra son parcours universitaire en études internationales à Rome, en Italie, durant six mois.

J’ai été chanceux, parce que je faisais partie des étudiants qui sont partis à l’automne 2019, avant la pandémie. Et maintenant, je suis de la première cohorte qui repart, fait-il remarquer.

Assurer la sécurité

Depuis le 21 octobre, le Canada a levé son avis concernant les voyages non essentiels, ce qui a permis à un plus grand nombre d’étudiants de mettre en branle leur projet d’échange universitaire.

C’est certain que chez nous, toute cette préparation a été mise en place avec des conditions vraiment strictes, précise M. Cimon. Depuis 2017, notre politique de sécurité est très détaillée, mais avec la pandémie, nous avons pu améliorer nos outils encore plus.

Le vice-recteur parle entre autres d’une formation sur la sécurité et les risques en voyage, qui a été peaufinée pour prendre en considération les enjeux liés à la pandémie.

Une femme portant un masque et des gants marche avec une valise.

Une passagère à l'aéroport de Fiumicino, à Rome (archives)

Photo : Reuters / Guglielmo Mangiapane

Ce type d’échange est aussi de retour à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

Si on compare avec les données d’avant la pandémie, on retrouve 75 % des demandes en mobilité pour les étudiants. Donc, il y a un engouement, c’est certain, affirme Benjamin Jean-Simard, responsable de l'internationalisation.

Cette université a utilisé le temps d’arrêt pendant la pandémie pour créer des formations pour les étudiants et s’assurer de colliger un registre précis des déplacements des participants aux échanges à l’étranger.

Ça nous permet de garder contact en tout temps avec eux, s’il faut faire des mises à jour, ou pour des réclamations en cas d’ennui, poursuit-il.

Universités qui ont confirmé la reprise des voyages :

  • Université Laval
  • Université de Montréal
  • Université McGill
  • Université de Sherbrooke
  • Université du Québec à Rimouski
  • Université du Québec à Montréal (UQAM)

Des incertitudes

Maxime Tougas étudie en biologie à l’UQAR. En janvier, c’est sur les bancs d’une université en Norvège qu’elle continuera ses études.

« Le dernier voyage que j’ai fait était en 2019, alors j’ai vraiment hâte de repartir. »

— Une citation de  Maxime Tougas, étudiante

Une possible hausse des cas de COVID-19 dans son pays d’accueil l’inquiète, mais son désir d’explorer ce nouveau pays est plus fort que tout. Il reste néanmoins des incertitudes.

En fait, un aspect inconnu de mon projet est le fait que je ne sais pas si mon copain ou ma famille pourront venir me rendre visite, précise Maxime Tougas.

Elle mentionne qu’en Norvège, pour le moment, seules les personnes avec un visa de travail ou d’études reçoivent l'autorisation d'entrer. C’est un petit stress, mais peut-être que je vais avoir de bonnes nouvelles une fois là-bas.

Plan rapproché de Maxime Tougas lors d'une entrevue en vidéoconférence

Maxime Tougas est étudiante en biologie, avec une concentration sciences marines.

Photo : Zoom/Capture d'écran

De bonnes assurances

À l’Université Laval, le Bureau international s’est entouré d’experts pour accompagner les étudiants.

Si, dans le pire scénario, on devait revivre une flambée des cas de COVID-19 à l’international, suffisamment pour devoir rapatrier tout le monde, les étudiants seront couverts.

Nous, avec notre comité d’experts en assurance, on veut la garantie que chaque étudiant qui quitte le fait avec une couverture d’assurance adéquate, indique Yan Cimon.

C’est similaire du côté de l’UQAR qui s’assure que l’étudiant obtienne toutes les ressources dont il a besoin.

Il faut de bonnes assurances. On fait aussi des liens avec les universités d’accueil, on demande à des personnes clés d’aider les étudiants qui arrivent. Il faut penser au plan de quarantaine aussi si l'étudiant doit en faire un à son arrivée, raconte Benjamin Jean-Simard.

D’ici au grand départ, les universités surveillent de près les mesures sanitaires canadiennes et internationales.

Une annulation de dernière minute pourrait survenir, si la pandémie se détériore. Dans ce cas, les étudiants peuvent annuler ou tenter de reporter leur échange universitaire.

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