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Des pannes d’électricité récurrentes dénoncées en Outaouais rural

Un poteau électrique.

Selon Hydro-Québec, l'une des municipalités de l'Outaouais qui a subi le plus d’interruptions de service en 2020, en termes d'heures cumulées, est celle de Duhamel (archives).

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Des pannes d’électricité récurrentes surviennent dans des municipalités rurales de l’Outaouais situées dans les différentes MRC de la région. Des élus demandent à Hydro-Québec d’en faire plus pour remédier à la situation.

Je comprends quand il y a une tempête ou un orage, mais quand il n’y a rien, même pas de vent, pourquoi manque-t-on d’électricité? s’interroge Gilbert Dardel, maire de Namur, en entrevue à l’émission Les Matins d’ici.

L’élu dit avoir constaté que le courant est venu à manquer plus fréquemment, au cours des deux à trois dernières années, dans cette ville de la Municipalité régionale de comté de Papineau.

Est-ce parce que la ligne n’est pas conforme [ou] pas assez forte? Je ne le sais pas, mais on veut avoir des réponses, lance-t-il.

Un homme se laisse prendre en photo, à l'extérieur.

Le maire de la municipalité de Namur, Gilbert Dardel (archives)

Photo : Radio-Canada / Oliver Hyland

Le conseil municipal de Namur a adopté une résolution, plus tôt cette année, pour demander à Hydro-Québec de se pencher sur le dossier.

Une rencontre avec les élus de la Municipalité régionale de comté de Papineau est prévue au début de 2022, a indiqué Alain Paquette, conseiller pour la société d’État.

En entrevue, il soutient que la principale cause des interruptions de service en Outaouais est le contact entre les lignes de distribution de l’électricité et la végétation. Il faut comprendre que la plupart des lignes, soit 70 %, sont situées en milieu boisé. Il y a donc beaucoup de travaux de maîtrise de la végétation qui sont planifiés et réalisés pour les prochaines années dans les différentes Municipalité régionale de comté de l’Outaouais, dit le représentant d’Hydro-Québec.

Près de 46 heures d'interruption à Duhamel en 2020

M. Paquette mentionne que l'une des municipalités qui a subi le plus d’interruptions de service, en termes d'heures cumulées au cours de l’année 2020, est celle de Duhamel, dans la MRC de Papineau. En tout, des résidents ont été privés d’électricité pendant 45,8 heures.

La gravité du problème semble toutefois varier d’un endroit à l’autre, dans la même Municipalité régionale de comté, puisqu'Hydro-Québec calcule que les interruptions ont duré, en moyenne, 12,5 heures pour les municipalités de ce territoire.

La Municipalité régionale de comté qui affiche le pire bilan, selon ce même calcul, est celle de Pontiac, avec 26,3 heures. Malgré tout, M. Paquette affirme que la situation s’est améliorée, au cours des dernières années, dans cette Municipalité régionale de comté.

Un homme en vidéoconférence

Alain Paquette, conseiller en relations avec le milieu pour Hydro-Québec

Photo : Capture d'écran - Radio-Canada

Il y a encore des efforts à faire. On maintient des liens réguliers avec les élus du territoire pour les informer des travaux qu’on réalise, ajoute-t-il. Il explique que les travaux consistent, principalement, en l’abattage et l’émondage d’arbres pour éviter les contacts avec les lignes d’approvisionnement en électricité.

La Dre Ruth Vander Stelt, une médecin qui travaille notamment à Shawville, dans la Municipalité régionale de comté de Pontiac, et à Quyon, dans la Municipalité régionale de comté des Collines-de-l’Outaouais, raconte s’être habituée aux pannes de courant au fil des années.

Je ne veux pas pénaliser les patients pour ça, dit-elle. Ainsi, elle affirme avoir ausculté des patients à la lumière d’une lampe de poche ou de son cellulaire à plusieurs reprises.

Elle souligne qu’en l’absence d’électricité, l’accès aux dossiers médicaux, disponibles sous format électronique, n’est pas possible au Centre local de services communautaires de Quyon, où elle travaille depuis 27 ans. Dans les hôpitaux, il y a une génératrice, mais pas [au] Centre local de services communautaires, indique-t-elle.

L’incertitude autour de la fiabilité de l’approvisionnement en électricité fait aussi en sorte que les vaccins qui doivent être gardés au froid sont stockés en quantité limitée, souligne la médecin.

On ne peut pas garder plus de vaccins que, par exemple, pour la journée ou les quelques jours qui viennent parce qu'on va manquer d'électricité, explique-t-elle.

Les problèmes de pannes se font aussi sentir à Cantley, dans la Municipalité régionale de comté des Collines-de-l’Outaouais, selon le nouveau maire David Gomes.

Je l'ai beaucoup entendu pendant mon porte-à-porte. Ça nuit aux gens. [...] C'est certain que ça crée des problèmes à beaucoup de gens qui travaillent de la maison, souligne-t-il. Il assure que la résolution de ce dossier fait partie de ses priorités.

Avec les informations de Nafi Alibert et de Catherine Morasse

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