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Les Canadiens exemptés de test PCR pour les voyages de moins de 72 heures

Un douanier canadien regarde des voyageurs.

Les Canadiens qui quittent le pays pour moins de 72 heures n'auront plus à présenter un test négatif de dépistage aux frontières canadiennes à compter du 30 novembre.

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

À compter du 30 novembre, les personnes qui quitteront le Canada par voies aérienne ou terrestre et qui y reviendront dans les 72 heures suivant leur départ seront dispensées de présenter un test négatif de dépistage de la COVID-19 à la frontière canadienne.

Toutefois, précise Ottawa dans un communiqué, l’exemption ne s’appliquera qu’aux voyages en provenance du Canada faits par des citoyens canadiens, des résidents permanents ou des personnes inscrites en vertu de la Loi sur les Indiens qui sont entièrement vaccinés.

Il incombera aux voyageurs de démontrer aux agents frontaliers qu'ils sont adéquatement vaccinés et qu'ils ont passé moins de 72 heures hors du pays, précise le communiqué.

Par conséquent, les étrangers qui voudront entrer au Canada, y compris les Américains, devront continuer de présenter un test moléculaire négatif aux douanes, et cela, peu importe la durée de leur visite en sol canadien.

Cela signifie également que les Canadiens qui quitteront le pays pour plus de 72 heures devront aussi présenter un test négatif pour revenir au pays, que ce soit par voie terrestre ou aérienne.

Il est à noter que les tests de dépistage antigéniques ne sont pas acceptés aux frontières canadiennes.

« La situation à nos frontières est toujours surveillée de près; des représentants et des experts continuent d’évaluer les mesures en place et de recommander les modifications nécessaires, au besoin. »

— Une citation de  Jean-Yves Duclos, ministre fédéral de la Santé

Des mesures à venir pour les visiteurs américains

Une voiture s'approche de la frontière canado-américaine.

Les Canadiens qui se rendent aux États-Unis n'ont aucun test de COVID-19 à présenter.

Photo : Radio-Canada

En ce qui a trait aux Américains qui entrent au Canada, le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, a déclaré que d'autres assouplissements aux frontières sont à prévoir et que des annonces concernant nos voisins du sud seront faites ultérieurement.

Mais jusqu'à nouvel ordre, les Américains devront continuer de présenter un test négatif datant de moins de 72 heures pour entrer au Canada.

Cette obligation est l'objet de vives critiques des deux côtés de la frontière depuis plusieurs mois. En plus de constituer un frein majeur au tourisme et aux échanges entre le Canada et les États-Unis, cette mesure entraîne des coûts importants pour les voyageurs dans la mesure où il faut débourser entre 100 $ et 300 $ pour passer un test de dépistage contre la COVID-19 dont le résultat n'est valide que pour trois jours.

Il faudra être entièrement vacciné pour entrer au Canada

Toujours à compter du 30 novembre, tous ceux et celles qui désirent entrer en sol canadien devront être adéquatement vaccinés. Un test moléculaire de dépistage de la COVID-19 valide ne sera plus accepté comme solution de rechange à la vaccination, à moins d’être admissible à une des exemptions limitées, comme une incapacité médicale à se faire vacciner, précise le gouvernement fédéral.

Les enfants non vaccinés de moins de 12 ans qui voyagent en compagnie d'un adulte entièrement vacciné seront aussi exemptés. Par contre, ils devront continuer de se soumettre à une quarantaine de 14 jours après leur entrée au pays sans pouvoir aller à l'école ou en service de garde, comme c'est actuellement le cas.

De plus, à compter du 15 janvier 2022, les voyageurs qui bénéficient actuellement d’exemptions, notamment les personnes qui voyagent pour retrouver leur famille au Canada, les étudiants étrangers de 18 ans et plus, les athlètes professionnels ou amateurs, les détenteurs d’un permis de travail et les travailleurs étrangers temporaires (autres que les travailleurs agricoles), les camionneurs et les travailleurs essentiels devront à compter de cette date être entièrement vaccinés pour entrer sur le territoire.

« L’exigence selon laquelle les ressortissants étrangers doivent être entièrement vaccinés ajoute une autre couche cruciale de protection à la frontière. »

— Une citation de  Sean Fraser, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté

Pour prouver qu'ils sont vaccinés, les voyageurs peuvent présenter une attestation de vaccination délivrée par leur province ou leur territoire, l’établissement de soins de santé où leurs vaccins ont été enregistrés ou par le gouvernement du pays où la vaccination a eu lieu, à condition qu’il s’agisse d’un vaccin contre la COVID-19 approuvé par le gouvernement du Canada aux fins de voyage.

Pour faciliter les contrôles frontaliers, Ottawa encourage cependant fortement les Canadiens à utiliser la preuve canadienne de vaccination contre la COVID-19.

La liste des vaccins reconnus élargie

Toujours à compter du 30 novembre, le Canada élargira sa liste des vaccins que les voyageurs peuvent recevoir pour être considérés comme entièrement vaccinés au Canada. Les vaccins chinois et indiens Sinopharm, Sinovac et COVAXIN seront désormais reconnus aux frontières, conformément à la liste d’utilisation d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), explique le gouvernement fédéral.

Rappelons que pour être considérés comme entièrement vaccinés, les voyageurs doivent avoir reçu toutes les doses d’un vaccin contre la COVID-19 ou une combinaison de vaccins reconnue par le Canada au moins 14 jours avant leur arrivée.

Notre engagement à l’endroit de la sécurité frontalière a permis de garder les membres de la population canadienne en sécurité [...] nous continuerons de nous assurer que les voyageurs répondent à toutes les exigences pour entrer au Canada, assure de son côté le ministre fédéral de la Sécurité publique, Marco Mendicino.

L'industrie aérienne réclame la fin pure et simple des tests

Une femme se tient devant la baie vitrée d'un aéroport pendant qu'un avion décolle sur la piste devant elle.

Pour l'industrie aérienne, la présentation de tests n'a aucune utilité aux frontières lorsque les voyageurs sont adéquatement vaccinés.

Photo : iStock

Bien qu’il s’agisse d’une bonne nouvelle pour l’industrie du tourisme et des voyages, cet allègement des mesures sanitaires frontalières aura un impact somme toute limité pour les transporteurs aériens, durement secoués par la pandémie depuis bientôt deux ans.

Nous sommes quelque peu encouragés par l’annonce d’aujourd’hui. Les tests PCR sont coûteux et augmentent indûment le coût des voyages, en particulier pour les familles, écrit Mike McNaney, président et chef de la direction du Conseil national des lignes aériennes du Canada.

« En se concentrant uniquement sur les voyages de courte durée et les voyageurs canadiens, le gouvernement a adopté une approche fragmentaire qui n’est ni justifiée ni fondée sur la science. À notre connaissance, aucun autre pays au monde n’a adopté une approche aussi restreinte. »

— Une citation de  Mike McNaney, président et chef de la direction du Conseil national des lignes aériennes du Canada

Pour l’industrie, exiger un test après trois jours à l’extérieur du pays n’a aucune utilité dans la mesure où les gens vaccinés sont protégés partout où ils se rendent.

Ce n’est pas la durée du voyage ou la nationalité du passager qui est pertinente, mais plutôt le statut vaccinal du voyageur qui est déterminant, plaide M. McNaney.

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