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Le Toronto FC embauche Bob Bradley et tourne la page sur une saison désastreuse

Bob Bradley marche le long des lignes de côté dans des habits aux couleurs du Los Angeles FC.

Bob Bradley a passé les quatre dernières années à la barre du Los Angeles FC en MLS.

Photo : Associated Press / Ted S. Warren

Le Toronto FC pourrait avoir trouvé l'homme qui lui permettra de retrouver le sentier de la victoire. L'équipe de soccer torontoise a embauché l'Américain Bob Bradley mercredi, un entraîneur décoré et le père du capitaine Michael Bradley. Il sera entre autres chargé de l'importante refonte qui attend l'équipe.

Bradley est le 12e entraîneur-chef de l'histoire du club. Il succède à Javier Pérez, qui avait pris la relève de Chris Armas, nommé entraîneur en début d'année, mais congédié après 11 matchs.

L'homme de 63 ans occupera aussi les fonctions de directeur sportif. Il est d'ailleurs le premier entraîneur à camper un rôle de direction avec le Toronto FC depuis le départ de Greg Vanney. Ce dernier était aussi directeur technique. En 2021, le DG Ali Curtis avait choisi de prendre ces responsabilités. Il a cependant quitté le TFC lundi et il ne sera pas remplacé.

« Cette année n'était pas acceptable pour nous. Bob va mettre son empreinte sur cette équipe. C'est un gagnant. Nous avons hâte de voir ce qu'il amènera. »

— Une citation de  Bill Manning, président du Toronto FC

En 2021, le Toronto FC n'a gagné que 6 de ses 34 matchs, a pris l'avant-dernier rang au classement général de la MLS et n'a remporté aucune des compétitions auxquelles il a pris part. L'équipe semble promise à des changements importants.

Nous entrons dans une saison morte extrêmement importante et nous savons que notre équipe a besoin d'une refonte. Bob a l'expérience d'avoir assemblé des équipes et de les avoir menées à performer. Il comprend les attentes et les exigences du TFC et il est prêt pour ce défi, a indiqué Bill Manning.

Bradley, qui a plus de 20 ans d'expérience comme entraîneur-chef, a fait sa marque en MLS avec deux équipes en particulier. Il a piloté le Fire de Chicago (1998-2002) et le Los Angeles FC (2017-2021), des équipes d'expansion qu'il a aidées à gagner rapidement.

En conférence de presse, le nouvel entraîneur a précisé qu'il entrevoit un projet de réinitialisation à Toronto, mais il a fait gaffe de le comparer à ce qu'il a fait par le passé. Il n'a cependant pas caché qu'il y a beaucoup de travail à faire sur la formation.

Un impressionnant bagage d'expérience

Bob Bradley crie des directives à ses joueurs lors d'un match de la Première ligue anglaise.

Bob Bradley a été entraîneur aux États-Unis, en Égypte, en Norvège, aux Pays-Bas et en Angleterre.

Photo : Associated Press / Tim Ireland

Bob Bradley pointe au troisième rang des entraîneurs ayant signé le plus de victoires en MLS.

Il a déjà gagné la Coupe MLS (1998), le Supporters' Shield (2019), remis aux champions de la saison, et la Coupe US Open (1998, 2000), remise aux champions des États-Unis. Il a aussi été nommé entraîneur-chef de l'année à trois reprises (1998, 2006, 2019).

Bradley a aussi dirigé des équipes en Europe, ayant été aux commandes d'une équipe en Norvège (Stabæk), d'une en France (Le Havre), puis d'une au Royaume-Uni (Swansea). Avec cette dernière, en 2016, il est d'ailleurs devenu le premier Américain à diriger une équipe de la Première ligue anglaise.

À Toronto, cet ancien sélectionneur des États-Unis et de l'Égypte retrouvera son fils Michael, le capitaine du TFC, et son frère Jeff, le directeur des communications du club.

Bradley était d'ailleurs l'entraîneur-chef des MetroStars lorsque Michael y a joué la première saison de sa carrière. Il l'a aussi eu sous ses ordres avec l'équipe nationale américaine.

Besoin de sang neuf pour la relance

Jozy Altidore s'appuie sur ses genoux lors d'un match contre Orlando City.

Jozy Altidore évolue avec le Toronto FC depuis sept saisons.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Entre l'annonce de l'embauche de Bob Bradley et la tenue de sa première conférence de presse mercredi, quatre joueurs ont dressé leur bilan de la dernière saison du Toronto FC.

Michael Bradley a été le plus éloquent du lot. Évidemment heureux de voir son père le rejoindre à Toronto, il a aussi longuement évalué la dernière campagne des Reds et ce qui a mal tourné pour ses troupes.

Nous devons être honnêtes avec nous-mêmes, a-t-il dit. Nous avons gagné la Coupe MLS il y a deux ans, mais tout le monde doit comprendre que ce qui nous a permis d'être bons par le passé ne nous permettra pas forcément d'être bons dans le futur. À l'avenir, nous devrons comprendre qu'il y aura de nouvelles façons de connaître du succès et d'avoir une équipe qui joue bien et dont les gens peuvent être fiers.

Les joueurs ont reconnu en point de presse qu'un changement de culture sera nécessaire. Bradley, parmi eux, a souligné que l'équipe aura besoin de sang neuf pour l'aider à avancer, ce à quoi a aussi fait allusion le président Bill Manning.

Je ne veux pas utiliser le terme ''reconstruction'', mais nous devons apporter des changements à l'équipe. Je ne pense pas que ce seront des changements mineurs. Nous voulons être audacieux. On ne pourra pas gagner en accordant deux buts par match. Améliorer la défense fait partie des besoins primordiaux, a dit le président du TFC.

Bob Bradley n'a pas voulu s'avancer quant à ce qu'il apportera comme changements cet hiver. Il a cependant indiqué qu'une décision devra être prise dans le cas de Jozy Altidore. Cette situation n'est pas claire et ça fait partie du problème, a-t-il dit.

Pour sa part, le joueur désigné Alejandro Pozuelo a dit vouloir signer une prolongation de contrat avec le Toronto FC, lui qui disputera la dernière saison de son présent contrat en 2022. Il a expliqué ses difficultés en 2021 par une blessure qui l'a ralentie et des ennuis dans sa vie personnelle.

Richie Laryea et Jonathan Osorio ont chacun évoqué un désir de jouer en Europe, mais le président Bill Manning a dit un peu plus tard dans la journée qu'ils étaient des joueurs importants et faisaient tous deux partie des plans de l'équipe.

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