•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un policier retraité dépose une plainte pour discrimination envers son ancien employeur

Chargement de l’image

La cheffe de police de Thunder Bay, Sylvie Hauth, sur une photo d'archive, fait partie des personnes nommées dans une plainte pour atteinte aux droits de la personne déposée par Kelly Walsh, un agent de police à la retraite.

Photo : CBC/Sinisa Jolic

Radio-Canada

Kelly Walsh, un agent de la police de Thunder Bay à la retraite, a déposé une plainte devant le Tribunal des droits de la personne de l’Ontario contre la cheffe de police Sylvie Hauth et la Commission des services policiers de Thunder Bay, alléguant que son syndrome de stress post-traumatique (SSPT) a été aggravé par de la discrimination et du harcèlement, ce qui l’a poussé à mettre fin à sa carrière plus tôt que prévu.

M. Walsh affirme qu’il a commencé à souffrir du syndrome de stress post-traumatique vers la fin de 2017, citant un incident où il a été le premier répondant sur la scène de la mort d’un de ses collègues et ami proche et le suicide d’un jeune agent.

Il dit avoir reçu un diagnostic officiel de SSPT au début de 2021, après avoir obtenu son premier rendez-vous avec son médecin de famille en décembre 2020.

En Ontario, un tel diagnostic pour les agents de police est couvert par la législation provinciale en tant que présumé accident de travail.

L’ex-policier affirme que son SSPT a été exacerbé en novembre 2020 lorsque lui et deux autres agents ont dénoncé les actions d’un agent plus gradé, qui serait entré illégalement dans une résidence et qui aurait violé les droits d’un individu lors d’une arrestation.

Un sergent-chef a été informé de la situation, mais l’affaire a été close sans que les autres agents aient été rencontrés, selon l'ex-policier.

Le cas de M. Walsh est l'une des trois plaintes au moins déposées par des agents contre le service de police de Thunder Bay. Les trois plaintes ont été déposées par l'avocate Chantelle Bryson.

Chargement de l’image

L'avocate Chantelle Bryson représente Kelly Walsh et deux autres agents qui ont déposé une plainte au Tribunal des droits de la personne de l'Ontario.

Photo : Avec la permission de Chantelle Bryson

Kelly Walsh allègue notamment que la cheffe Hauth et un inspecteur ont contacté la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail pour faire valoir que ses prestations devraient être refusées et qu'il mentait au sujet de son invalidité.

Les allégations contenues dans les demandes n'ont pas été examinées par les tribunaux.

Des « attaques » contre sa réputation

En janvier dernier, M. Walsh a été reconnu coupable d'avoir enfreint les mesures de santé publique COVID-19 contre les rassemblements.

Dans la demande déposée en vertu des droits de la personne, il affirme que le service de police a demandé des sanctions, notamment une rétrogradation de six mois lors d'une audience en vertu de la Loi sur les services policiers, ainsi qu'une amende de 15 000 $ en vertu de la législation provinciale.

M. Walsh affirme que la discrimination et le harcèlement continus l'ont amené à prendre un congé professionnel, puis à mettre fin à sa carrière de policier au début du mois de juillet, un an plus tôt que prévu.

Il affirme avoir également souffert de détresse mentale en raison de ce qu'il appelle des attaques contre sa réputation professionnelle et son legs.

M. Walsh s'est joint au service de police en 1988. Il a reçu en 2008 la Médaille de la police pour services distingués du Gouverneur général, qui récompense 20 ans de service exemplaire et de bonne conduite.

En 2019, il a également reçu une récompense de suivi appelée première barrette pour 10 autres années de travail distingué.

Mesures disciplinaires et changements demandés dans les services de police

La plainte demande 250 000 $ à la Commission des services policiers pour les pertes de revenus et une amende pour poursuite illégitime, ainsi que 150 000 $ supplémentaires aux autres prévenus, y compris Sylvie Hauth.

Elle demande également que toutes les personnes nommées dans sa requête fassent l'objet de mesures disciplinaires pouvant aller jusqu'au licenciement et qu’elles suivent une formation sur la discrimination et le harcèlement.

Le requérant souhaite aussi un examen des politiques et une surveillance par le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario afin d'assurer la sécurité de tous les agents ayant des problèmes de santé mentale.

Chris Adams, un porte-parole du service de police, a déclaré qu'il n'avait pas encore reçu la plainte.

Lorsqu'on lui a posé des questions sur l'incident de novembre 2020, M. Adams a répondu que cela avait fait l'objet d'une enquête en vertu de la Loi sur les services policiers, ce qui impliquait un examen approfondi de tous les faits et problèmes.

Chargement de l’image

Le directeur des communications de la Police de Thunder Bay, Chris Adams.

Photo : Radio-Canada / CBC

Cette enquête est terminée et il s'agit maintenant d'une question interne, et la police ne peut pas faire d'autres commentaires, a déclaré M. Adams.

Une majorité d’agents insatisfaits

Kelly Walsh a présenté sa requête au tribunal quelques jours seulement avant que le président de l'Association des policiers de Thunder Bay, Colin Woods, ne publie un article d'opinion dans lequel il affirmait qu'un sondage montrait que les agents de première ligne étaient devenus massivement insatisfaits de la direction de la police.

Ce sondage a révélé que 64 % des agents ayant répondu n'étaient pas d'accord, ou pas du tout d'accord, avec l'affirmation que la haute direction accorde la priorité à la santé mentale.

Dans une déclaration faite plus tôt ce mois-ci, Mme Hauth a reconnu les résultats du sondage et a déclaré qu'elle s'engageait à travailler avec les membres du service et la commission des services policiers.

Il est clair pour moi qu'il est très important d'écouter vos préoccupations et vos aspirations pour le service de police de Thunder Bay. Je veux que vous ayez les ressources, les outils et le soutien dont vous avez besoin pour servir la communauté.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !