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Assermentée, Valérie Plante promet d’« être à l’écoute » des Montréalais

« Beaucoup de travail nous attend au cours de ce mandat », reconnaît la mairesse.

Valérie Plante en mêlée de presse.

Valérie Plante a été réélue le 7 novembre avec une confortable avance sur son principal adversaire, Denis Coderre.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

Le 101e conseil municipal de Montréal a prêté serment, jeudi, au terme d'une cérémonie protocolaire marquée – pandémie oblige – par de strictes mesures sanitaires, mais aussi par l'absence d'une demi-douzaine d'élus dont l'élection est contestée devant les tribunaux.

La vaste majorité des candidats victorieux aux élections du 7 novembre ont été assermentés en soirée par le greffier de la Ville, Emmanuel Tani-Moore. Six autres, toutefois, n'ont pas eu ce privilège, la cour n'ayant pas encore statué sur leur élection.

Ce sont donc 97 élus – 56 femmes et 41 hommes – qui ont prêté serment jeudi soir.

Jamais Montréal n’a pu compter sur un groupe d’élus aussi représentatif de sa population, aussi à l’image de notre ville, s'est félicitée la mairesse Valérie Plante, qui a pris la parole au terme de la cérémonie qui a consacré sa réélection pour un second mandat.

Nous allons être à l’écoute et nous allons rester connectés aux réalités du terrain, a-t-elle promis, ajoutant qu'elle entendait faire honneur à la confiance que les électeurs lui ont accordée le 7 novembre.

« Au cours des dernières semaines, les Montréalais nous ont fait part de leurs attentes et aspirations. Ils nous ont dit ce qu'ils attendaient de nous, et nous sommes prêts à relever ces défis ensemble. »

— Une citation de  Valérie Plante, mairesse de Montréal

Beaucoup de travail nous attend au cours de ce mandat, a reconnu Mme Plante, réaffirmant sa volonté de construire [...] un Montréal vert et innovant, de permettre aux familles et à la classe moyenne de trouver des logements abordables et de vivre dans des quartiers vibrants et sécuritaires.

Nos 100 premiers jours commencent aujourd’hui, et nous sommes déjà au travail, a-t-elle lancé. La métropole vit un défi unique. Après avoir traversé une pandémie mondiale que personne n’aurait pu prévoir, elle se remet sur pied. [...] Pour les élus, les prochaines années représentent un défi passionnant.

Notre couverture des élections municipales au Québec en 2021.

Tout le gratin montréalais est habituellement convié à la cérémonie d'assermentation des élus, et cette année ne faisait pas exception, malgré la pandémie.

Quelque 250 personnes s'étaient déplacées au Palais des congrès pour l'occasion, dont la ministre responsable de la région de Montréal et de la Métropole, Chantal Rouleau. Le port du masque était obligatoire.

La mairesse a pris la parole après avoir signé le Livre d’or de la Ville de Montréal, en compagnie de son conjoint, Pierre-Antoine Harvey, et de ses deux fils.

De gauche à droite : le greffier de la Ville de Montréal, Emmanuel Tani-Moore, la mairesse Valérie Plante et sa famille.

Le greffier Emmanuel Tani-Moore a fait signer le Livre d'or de la Ville de Montréal à la mairesse Valérie Plante, jeudi soir.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

En tout et pour tout, l'événement a duré environ 90 minutes.

Le suspense demeure

Trois postes de maires d'arrondissement (Outremont, Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles) et trois sièges de conseillers de la ville (Tétraultville, Loyola et La Pointe-aux-Prairies) font actuellement l'objet de contestations judiciaires.

Les nouveaux dépouillements devraient s'amorcer lundi pour au moins quatre des six sièges visés.

L'administration affirme qu'elle n'attendra pas le résultat de ces contestations pour former le prochain comité exécutif, qui sera présidé – comme l'a reconfirmé Valérie Plante jeudi soir – par Dominique Ollivier. Sa composition sera dévoilée la semaine prochaine, a assuré la mairesse en mêlée de presse après la cérémonie.

Des ajustements pourraient toutefois être apportés ultérieurement en fonction des dépouillements judiciaires. Un élu nommé au comité exécutif pourrait par exemple être remplacé par un autre si la cour devait en fin de compte le déclarer perdant.

Mais fidèle à mon habitude, on a toujours des plans A, B et C en tête, a certifié la mairesse.

Une victoire éclatante

Valérie Plante a été réélue le 7 novembre avec une confortable avance sur son principal adversaire, Denis Coderre. Au fil d'arrivée, plus de 14 points de pourcentage les séparaient.

Son parti a également remporté la majorité des 65 sièges à l'Hôtel de Ville. Projet Montréal a fait élire 37 candidats, en incluant le conseiller du Sud-Ouest Craig Sauvé, qui a annoncé à la fin de la campagne son intention de siéger comme indépendant.

Le parti de Denis Coderre, Ensemble Montréal, a mis la main sur 23 sièges au conseil municipal. Défait, son chef a toutefois décidé de quitter la politique plutôt que de remplacer sa colistière Chantal Rossi dans le district d'Ovide-Clermont. C'est Aref Salem qui assurera l'intérim à la tête du parti.

Aref Salem en point de presse.

Aref Salem sera le nouveau chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

En mêlée de presse jeudi soir, le nouveau chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville a estimé que la priorité devrait être accordée à la sécurité aussitôt que le conseil municipal se mettra au travail, citant le meurtre gratuit de Thomas Trudel, un adolescent de 16 ans abattu en pleine rue dimanche soir dans le secteur de Saint-Michel.

M. Salem a notamment juré de talonner Projet Montréal sur sa promesse d'engager 250 nouveaux policiers supplémentaires d'ici le 31 décembre 2022. Nous allons être là pour nous assurer que cette embauche-là commence dès maintenant, a-t-il dit.

La mairesse Plante a promis elle aussi de porter une attention particulière à la question sécuritaire. Elle s'est d'ailleurs insurgée de la plus récente déclaration du ministre Pablo Rodriguez, qui a affirmé mercredi à 24•60 qu'« il n'y a pas de consensus » au Canada pour décréter une interdiction pancanadienne des armes de poing.

Pour moi, ça, ce n'est pas une réponse acceptable, a-t-elle déclaré. Je pense que, quand on dirige, quand on est un dirigeant politique, quand on est au pouvoir, des fois, il faut prendre des décisions, même lorsqu'elles ne sont pas consensuelles, lorsqu'il est question de l'intérêt public de la population.

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