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Plus de 120 soldats viennent en renfort en Colombie-Britannique

Des gens dans une barque lors d'inondations en Colombie-Britannique.

Le 18 novembre, 120 soldats arriveront à Abbotsford pour aider la population à la suite des inondations. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Cent vingt membres des Forces armées sont arrivés à Abbotsford, en Colombie-Britannique, jeudi, pour venir en aide aux sinistrés et participer aux efforts de nettoyage.

En tout, 350 membres des Forces armées sont prêts à intervenir sur le terrain, a annoncé la ministre de la Défense nationale, Anita Anand, lors d’un point presse, à Ottawa, jeudi après-midi.

Le commandement des opérations interarmées du Canada explique que les membres de l'unité d'intervention immédiate de la 3e division du Canada, basée à Edmonton, sont arrivés dans la nuit de mercredi à jeudi pour étudier le terrain afin de planifier et de coordonner les mesures de secours nécessaires.

Du côté de l'appui aérien, un C-130 Hercules est en route depuis la base aérienne de Trenton, en Ontario, tandis qu'un hélicoptère de la base d'Edmonton, en Alberta, et un autre de celle d'Esquimalt, sur l'île de Vancouver, sont en attente.

Des soldats des Forces armées canadiennes sont en réunion dans une salle en compagnie de bénévoles assis devant des ordinateurs.

Une équipe des Forces armées canadiennes d'Edmonton est arrivée en renfort, jeudi, à Abbotsford.

Photo : Graeme Kaine, brigade 39 des Forces armées canadiennes

D'autres troupes sont en état d'alerte, prêtes à être déployées dans la région une fois que l'équipe sur le terrain et le gouvernement provincial auront déterminé les besoins.

Un convoi de 240 membres des Forces armées est aussi prêt à partir depuis Edmonton par la route.

Une fois que nous aurons déterminé quelles options de route sont les meilleures pour entrer en Colombie-Britannique, ce convoi partira, a expliqué le général Wayne D. Eyre, chef d’état-major de la Défense par intérim.

Un déploiement de 30 jours ou plus, si nécessaire, est prévu.

« Au besoin, nous avons des milliers de membres supplémentaires prêts à aider la province et les Britanno-Colombiens. »

— Une citation de  Anita Anand, ministre de la Défense nationale

La ministre a expliqué que, dans les 48 heures précédant la demande formelle d'aide de la province, l’armée a porté secours à plus de 300 automobilistes et à 30 animaux domestiques grâce à 3 hélicoptères.

L'état d’urgence a été déclaré mercredi par le premier ministre John Horgan en réponse aux inondations et aux glissements de terrain qui ont commencé dimanche à la suite de précipitations record qui ont inondé une grande partie du sud de la Colombie-Britannique pendant plus de 48 heures.

Jusqu'à maintenant, une personne a été retrouvée morte dans un glissement de terrain qui a emporté des véhicules sur une route entre Pemberton et Lillooet.

Les recherches se poursuivent pour retrouver d'autres victimes, tandis que les inondations ont laissé une grande partie de la vallée du Fraser sous l'eau, ce qui a provoqué la mort de milliers d'animaux de ferme dans ce que les autorités qualifient de catastrophe agricole.

Priorité aux secours et au rétablissement des voies de communication

Lors d’un point presse réunissant plusieurs ministres fédéraux, jeudi, les ministres ont transmis leurs condoléances et leurs pensées aux sinistrés et aux victimes.

Ils ont insisté sur l'importance d’un travail collaboratif entre les différents ordres de gouvernement pour porter assistance à la population britanno-colombienne touchée par cet épisode climatique dévastateur.

Une salle de réunion avec des gens assis devant des ordinateurs en compagnie de soldats des Forces armées canadiennes.

Le lieutenant-colonel Michael Mallette et son équipe des Forces armées canadiennes travaillent en étroite collaboration avec les différentes équipes des services d'urgence de la Colombie-Britannique.

Photo : Fournie par Graeme Kaine, brigade 39 des Forces armées canadiennes

Le ministre de la Protection civile, Bill Blair, a expliqué que la priorité actuelle est de sauver des vies et de mettre en sécurité les sinistrés, et que les agents de la Gendarmerie royale du Canada resteront dans les communautés touchées. Je sais qu’il reste beaucoup d’incertitude et d’anxiété, a-t-il déclaré.

Le ministre reconnaît que la réponse d'urgence a été complexe et a fait part de son admiration et [de sa] gratitude envers les nombreux leaders des communautés touchées par les inondations, des maires qui sont en première ligne pour informer leur population de l'aide disponible.

Le gouvernement provincial a précisé, jeudi, en quoi consiste l’aide financière en cas de catastrophe (Nouvelle fenêtre) à laquelle certains Britanno-Colombiens peuvent prétendre.

« Nous reconnaissons qu’il y a des effets importants non seulement sur la sécurité des personnes, mais aussi sur leur sécurité économique. »

— Une citation de  Bill Blair, ministre de la Protection civile

Outre l’assistance aux personnes, la priorité est de restaurer la connectivité pour approvisionner les communautés locales, a expliqué Omar Alghabra, le ministre des Transports, après avoir fait le point, jeudi, avec des représentants de l'industrie ferroviaire, des transports routiers et du port de Vancouver.

Le ministre s’est montré confiant en affirmant que les chaînes d’approvisionnement sont solides, mais il a reconnu que la réponse dépendra de la rapidité de la réparation du chemin de fer. Il a expliqué que certains tronçons de chemin de fer et de routes pourraient être réparés en quelques jours, mais que toutes les options sont étudiées.

Une mesure à court terme pourrait autoriser les camionneurs à passer par les États-Unis pour assurer l’approvisionnement de la province en biens essentiels.

La route 99 près de Lillooet est obstruée par un glissement de terrain.

La route 99 près de Lillooet, en Colombie-Britannique, est obstruée par un glissement de terrain. (Archives)

Photo : Ministère des Transports de la C.-B.

L’impact des inondations sur les infrastructures critiques a été très très important, selon Bill Blair. Des hélicoptères de l’armée effectuent actuellement des vols pour évaluer l’étendue des dégâts, a expliqué le général Wayne D. Eyre.

Reconstruire en tenant compte des changements climatiques

Le ministre des Ressources naturelles, Jonathan Wilkinson, a souligné l’évidence de l’impact des changements climatiques.

Nous sommes passés d'incendies de forêt dévastateurs à des inondations catastrophiques en trois mois, a-t-il dit. Il a ajouté que l’heure est à l’adaptation face à ces réalités émergentes et qu'il faudra éviter qu'elles n'empirent.

Anita Anand a précisé que, depuis le début de la pandémie, c'est la douzième demande d’aide à laquelle les Forces armées canadiennes ont répondu pour des catastrophes naturelles.

La réparation des routes de la Colombie-Britannique emportées par les fortes pluies et les inondations sera compliquée par l'ampleur des dommages, le terrain et l'hiver à venir, selon des experts en bâtiment.

Toutes les routes principales entre le Lower Mainland et l'intérieur ont été coupées par des inondations ou des glissements de terrain à la suite des précipitations record.

La durée des réparations dépendra des dommages, explique Ahmad Rteil, professeur de génie des structures à l'Université de la Colombie-Britannique.

Là où des tronçons entiers de route ont été emportés, la simple évaluation des dommages et de la stabilité du sol pourrait prendre plus de deux semaines, et l'hiver et le temps glacial rendront les réparations plus difficiles.

Dans les zones où les routes ont été emportées, les ingénieurs et les responsables devront décider s'il faut reconstruire l'infrastructure endommagée ou utiliser de nouveaux modèles, selon Brenda McCabe, présidente de la Société canadienne de génie civil.

Nos paramètres de conception évoluent à mesure que nous comprenons mieux la façon dont le climat change et les effets que cela aura sur les événements météorologiques.

Avec des informations de La Presse canadienne

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