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Vert, la couleur des élections au Québec?

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Tous les partis du Québec veulent faire de l’environnement un cheval de bataille à la prochaine campagne électorale.

Photo : Radio-Canada

En dressant le bilan de son passage à la COP26, le premier ministre François Legault a affirmé avoir évolué sur la question de la lutte contre les changements climatiques depuis les dernières élections.

Je me disais, jusqu'à il y a quelques années, qu'il y a un coût pour réduire les gaz à effet de serre [GES], mais là, en même temps, il y a une opportunité extraordinaire au Québec grâce à l'hydroélectricité, expliquait-il à Glasgow, il y a deux semaines. Plus de richesse, moins de GES, a-t-il ajouté pour préciser sa pensée.

Il n'est pas le seul à amorcer un virage vert en vue de la prochaine campagne électorale au Québec. La cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade, s'apprête à débattre avec ses militants du plan le plus ambitieux de l'histoire du PLQ en matière d'environnement.

Selon le cahier de propositions qui sera présenté aux membres lors du congrès du parti, à la fin novembre, et dont Radio-Canada a obtenu copie, le PLQ veut s'engager à ce que l'atteinte des cibles de réduction des GES relève directement du bureau du premier ministre. D'ailleurs, pour envoyer un message clair à cet effet, certains militants suggèrent à la cheffe, qui prépare un remaniement des responsabilités au sein de son caucus, de reprendre à son compte le dossier de la lutte contre les changements climatiques.

PIB vert, certification Éco-Québec et nouveau tarif d'électricité

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Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral du Québec

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le Parti libéral propose également de faire de l'environnement un droit fondamental garanti par la Charte québécoise des droits et libertés et de mettre en place une nouvelle forme de PIB pour mesurer la création de richesse au Québec. Un PIB vert qui inclurait l'impact environnemental et social [...] Lequel indicateur serait utilisé comme outil de mesure dans nos lois et politiques au lieu du PIB habituellement utilisé, peut-on lire dans le document.

La création d'un institut du climat est aussi au menu libéral. L'organisme indépendant aurait pour mandat de créer un tableau de bord public pour suivre la progression de l'atteinte des cibles de réduction de GES. Puis, pour favoriser des achats écoresponsables, le PLQ propose de diminuer la TVQ sur les objets recyclés ou reconditionnés et instaurerait une certification Éco-Québec pour des produits respectueux de l'environnement.

Les militants se prononceront également sur la création d'un nouveau tarif d'électricité pour les grands pollueurs. Présenté comme un tarif transition, il serait réservé aux gros consommateurs industriels qui s'engagent à passer de l'énergie fossile à l'énergie électrique. Il serait accessible pendant une période déterminée pour leur permettre d'amortir les coûts de transition.

Preuve que le virage est particulièrement marqué, le PLQ met en jeu des engagements similaires à ceux de Québec solidaire (QS), comme la fin de la vente de tout véhicule neuf à essence d'ici 2030, alors que la Coalition avenir Québec (CAQ) s'y est engagée pour 2035.

QS veut aller plus loin

Québec solidaire, qui doit adopter les grandes lignes de sa plateforme électorale en fin de semaine, proposera tout de même à ses militants d'aller un peu plus loin. Parmi les propositions qui seront débattues, le parti prévoit un rehaussement des cibles de réduction des GES de 37,5 % à 45 %, par rapport au niveau de 1990, d'ici 2030. QS a aussi l'intention d'instaurer un budget carbone au Québec pour fixer des cibles annuelles et sectorielles de réduction des GES.

Quant au Parti québécois (PQ), qui se réunira au début du mois de décembre pour préparer la prochaine campagne électorale, la transition énergétique juste risque de se retrouver au cœur de son programme. L'abandon des énergies fossiles menace des milliers d'emplois au Québec. Pour y faire face, le PQ a déposé un projet de loi au cours des dernières semaines dans lequel il suggère de prendre jusqu’à 1 milliard de dollars par an dans le Fonds des générations pour venir en aide à ces travailleurs.

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