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Des groupes environnementaux déplorent le nouveau règlement sur les milieux humides

Quenouilles

Les milieux humides sont essentiels à la biodiversité. (archives)

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Plusieurs groupes environnementaux déplorent les changements apportés au Règlement sur la compensation des milieux humides et hydriques, affirmant que le nouveau règlement n’accomplit pas sa raison d’être, soit d’éviter le développement de projets sur ces terrains ayant une fonction environnementale importante.

Les organismes environnementaux pensent que le nouveau règlement ne décourage pas suffisamment les entrepreneurs d’effectuer des travaux en milieu humide, car le montant compensatoire à débourser pour les travaux en milieu humide est plus bas en Abitibi-Témiscamingue que dans d'autres régions.

C'est de donner carte blanche à des entreprises du genre mine à ciel ouvert et qui vont détruire des zones incroyables de marais, de zones humides, affirme le porte-parole du Regroupement vigilance mines de l’Abitibi-Témiscamingue, Marc Nantel.

À titre d’exemple, la valeur d’un milieu humide varie grandement selon l’endroit, pouvant aller de 2,09 $/m2 à en Abitibi-Témiscamingue jusqu’à 176 $/m2 à Montréal.

« Le sens même de la loi que l'on a applaudie lorsqu’elle est arrivée, aujourd’hui, on la regarde et on se dit qu’on s’est arrangés pour minimiser les désagréments politiques que ça fait. »

— Une citation de  Marc Nantel, porte-parole du Regroupement vigilance mines de l’Abitibi-Témiscamingue

Le président de l’Action Boréale, Henri Jacob, rappelle que les milieux humides sont clés dans la lutte aux changements climatiques.

Les milieux humides, ce sont les territoires qui accumulent le plus de CO2. Donc, on devrait les protéger au maximum dans le cadre de la lutte aux changements climatiques. Ce sont aussi ces territoires-là qui sont le plus biodiversifiés, indique-t-il.

Un nouveau règlement qui en réjouit d’autres

Des municipalités de la région avaient demandé des changements au règlement pour faciliter le développement de projets. C’est le cas de la Ville de La Sarre, qui a déposé un mémoire au ministère de l’Environnement.

On n’est pas contre les milieux humides, au contraire, on est pour l’environnement, pour protéger les milieux humides. Par contre, à La Sarre, on se retrouvait avec près de 44 % de milieux humides. C’est énorme, estime le maire de La Sarre, Yves Dubé, comparativement à d’autres villes de la province.

Pour nous, à La Sarre, c’était un frein au développement économique, tant industriel, commercial et résidentiel, ajoute-t-il.

À la suite d’une demande auprès du ministère de l’Environnement et de la Lutte aux Changements climatiques (MELCC), ce dernier a répondu qu’il n’était pas possible d’accorder d’entrevue.

Cependant, par courriel, le MELCC indique que le nouveau règlement est davantage adapté aux réalités régionales, comme en Abitibi. Dans les régions boréales où il y a une grande abondance de milieux humides et hydriques (MHH), le coût de la contribution financière diminuerait, en cohérence avec l’abondance et la sensibilité des milieux, écrit-on.

La Conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue souhaite analyser le nouveau règlement avant de commenter.

Le Canada a entériné en 1981 la Convention de Ramsar, dont l’objectif est la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides [...] en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier, selon le Recueil des engagements du Canada aux accords et instruments internationaux sur l’environnement.

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