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Des vaccins à ARN messager bientôt produits à l’Î.-P-.É.

Un employé de Biovectra travaille dans un laboratoire.

Le vaccin à ARN messager est l'une des plateformes vaccinales utilisées dans la lutte contre la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

L’entreprise de biotechnologie Biovectra, qui est basée à Charlottetown, sera en mesure de produire des vaccins à ARN messager, à compter de 2023. Cette technologie est notamment utilisée dans la fabrication de certains vaccins contre la COVID-19, dont ceux de Pfizer et de Moderna.

À compter de 2023, l’entreprise Biovectra disposera des ressources nécessaires pour produire 160 millions de vaccins par année. Le projet d’expansion de la chaîne de production coûtera 80 millions de dollars.

L’annonce a été faite par le ministre fédéral de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie, François-Philippe Champagne, à Charlottetown, jeudi.

François-Philippe Champagne fait un discours.

Le ministre fédéral de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie, François-Philippe Champagne, était de passage à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, jeudi.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Selon le ministre, l’investissement fédéral de 40 millions de dollars dans la pharmaceutique Biovectra permettra au Canada de bâtir un secteur de biofabrication plus solide, alors que la pandémie a mis en évidence l’importance de ce secteur.

« Cela [cet investissement] nous permet de ramener cette industrie manufacturière chez nous, créer des emplois et de, surtout, assurer la santé et la sécurité des Canadiens. »

— Une citation de  François-Philippe Champagne, ministre fédéral de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie

Le projet permettra à l’entreprise de mettre sur pied de nouvelles installations à Charlottetown et réaménager celles situées en Nouvelle-Écosse, notamment à Halifax et à Windsor.

Avec cette expansion, la compagnie sera en mesure de produire les composantes des vaccins ARN messager et d’alimenter la chaîne d’approvisionnement nationale.

Biovectra développera éventuellement une ligne de production autonome et sera en mesure de produire ses propres fioles de vaccin.

BioVectra

L'entreprise BioVectra possède 50 ans d'expérience dans le domaine de la biofabrication.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

L’investissement représente une étape très importante pour le développement de l’entreprise, selon son président-directeur général Oliver Technow.

« Aujourd’hui, c’est le début d’un nouveau chapitre! »

— Une citation de  Oliver Technow, président-directeur général de Biovectra

L’agrandissement de l’entreprise comprendra un nouveau bâtiment de 30 000 pieds carrés à Charlottetown.

Oliver Technow fait un discours

Oliver Technow est le président-directeur général de l'entreprise Biovectra.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Une stratégie nationale

Le ministre François-Philippe Champagne rappelle que le projet d’expansion de Biovectra intègre la stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada.

Cela s’inscrit dans une vision nationale. On a obtenu Novavax qui s’est installé à Montréal. On a Moderna qui vient s’installer au Canada, et on a fait ça [un investissement] à VIDO-InterVac en Saskatchewan , précise-t-il.

En plus de l’argent du fédéral, le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard investira 10 millions de dollars et le restant proviendra d’investisseurs internationaux.

Le projet renforce l’importance du secteur des biotechnologies de l’île, selon le premier ministre de l’île, Dennis King.

Nous disposons d’un secteur de biotechnologie émergeant formidable ici à l’Île-du-Prince-Édouard, se réjouit-il.

Dennis King fait un discours.

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Dennis King, a souligné l'importance de l'annonce pour le développement du secteur de biotechnologie de la province.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

L’investissement servira aussi à créer 125 nouveaux postes professionnels et 225 autres postes pour les étudiants inscrits à un programme d’études dans le domaine des sciences.

Dans son budget de 2021, le gouvernement fédéral prévoit 2,2 milliards de dollars sur sept ans pour le secteur national des sciences de la vie dynamique.

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