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Incendie mortel dans Saint-Roch : la fille du couple lance un cri du cœur

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Rosalie Ratté s'est adressée à la population ce matin pour inviter toute personne qui aurait plus d'informations sur l'incendie mortel à contacter la police.

Photo : Radio-Canada / Hans David Campbell

Une semaine après l’incendie criminel qui a tué un homme en plus de blesser gravement sa conjointe dans le quartier Saint-Roch, la fille du couple lance un véritable cri du coeur à la population de Québec : « Je vous en prie. Peu importe ce que vous savez, allez parler pour qu'on puisse faire notre deuil. Il ne faut pas avoir peur. »

La vie de Rosalie Ratté et de ses demi-frères, Guillaume et David, a basculé jeudi dernier lorsqu'un incendie criminel a ravagé le logement de la rue de la Reine occupé par leurs parents, Danny Émond, 61 ans, et sa conjointe, Josée Asselin, 52 ans.

M. Émond est mort et sa conjointe est toujours hospitalisée à l'Unité des grands brûlés de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus.

Le couple regarde la caméra.

L'incendie criminel a causé la mort de Danny Émond ainsi que des blessures graves à sa conjointe.

Photo : Gracieuseté

Je m'adresse à la population de Saint-Roch, surtout, les gens qui habitent le quartier. Suite à cet événement, moi, la fille de Josée, ainsi que Guillaume et David, les fils à Danny, on a des questions qui sont sans réponses. On a beaucoup d'inquiétude, a-t-elle déploré, visiblement ébranlée par le drame.

« J'invite les gens à appeler la police, s'ils ont vu quelqu'un, s'ils ont des choses à dire. Nous sommes vraiment inquiets. »

— Une citation de  Rosalie Ratté, fille des victimes de l'incendie criminel

Suspects recherchés

La sortie de Mme Ratté est organisée par la police de Québec qui recherche toujours un ou des suspects dans cette affaire.

Un poste de commandement est installé à proximité des deux bâtiments ravagés par l'incendie mortel allumé volontairement dans un conteneur à déchets sur la rue de la Reine. Le brasier fut d'une telle intensité qu'il n'a laissé que peu de chances de survie à Danny Émond, déjà en arrêt respiratoire à l'arrivée des secours.

Mes parents n'ont pas pu sortir de l'immeuble, ajoute Mme Ratté, qui pense que sa mère devrait survivre même si son combat n'est pas gagné.

À chaque jour, je vais visiter ma mère une à deux fois par jour. 21 % de son corps est brûlé, au pied, au dos. Ses blessures me parlent. Depuis l'événement, on n'a pas pu se parler, elle est dans le coma, elle a reçu une première greffe de peau et en recevra une seconde lundi.

un bâtiment incendié et des dégâts.

Les pompiers constatent les dégâts après avoir maîtrisé l'incendie.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

« Si tout se déroule comme prévu, elle devrait survivre, mais ce sera très long au niveau physique et psychologique. »

— Une citation de  Rosalie Ratté, fille des victimes de l'incendie criminel

Un homme qui aimait la vie

Mme Ratté a également tenu des propos élogieux à l'endroit de l'homme qui partageait la vie de sa mère depuis 15 ans.

C'est un homme qui adorait la vie, était toujours là pour aider, très humain, qui avait des valeurs de respect et de loyauté, qui m'a beaucoup apporté tout au long de sa vie, louange-t-elle.

Mes parents, ce sont des gens qui habitaient le quartier depuis plusieurs années. Le quartier n'a jamais été un endroit de peur. Ils savaient ce qui se passait, étaient au courant. Mais c'est une situation qui n'a aucun sens, qui aurait pu arriver dans n'importe quel quartier, ajoute Rosalie Ratté lors d'un point de presse organisé par le Service de police de la Ville de Québec.

Deux incendies criminels

Un camion de pompier à l'aube.

Presque tous les pompiers en service sont intervenus cette nuit.

Photo : Gracieuseté : Service incendie de la Ville de Québec

Au moins deux incendies criminels sont survenus la semaine dernière dans le quartier Saint-Roch. L'autre feu, plus mineur, a également été allumé dans un conteneur à déchets derrière un immeuble de la rue Sagard, soit à quelques jets de pierre de l'incendie mortel qui a eu lieu quatre jours plus tard.

J'invite les gens du quartier à aller voir la police. Si jamais quelqu'un a de l'information, qu'elle soit toute petite ou immense, il n'y a rien qui est anodin pour faire avancer l'enquête, rappelle Rosalie Ratté.

Cinq pompiers ont aussi subi des blessures mineures à la suite de l'incendie de jeudi dernier.

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