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Des parents veulent faire vacciner leur enfant contre la COVID-19 aux États-Unis

Gros plan sur l'épaule d'un garçon qui tient la manche de son chandail d'une main, et des mains d'un pédiatre qui tient une seringue.

Depuis le 2 novembre, quelque 28 millions d'enfants américains âgés de 5 à 11 ans peuvent recevoir le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19.

Photo : getty images/istockphoto / Vadym Terelyuk

Alors que l’approbation d'un vaccin contre la COVID-19 pour les enfants de 5 à 11 ans est encore à l’étude à Santé Canada, des parents britanno-colombiens songent à traverser la frontière pour faire vacciner leurs enfants aux États-Unis.

C’est après trois avis d’exposition à la COVID-19 dans la classe de son enfant de 7 ans qu’Elise Cote, résidente de Victoria, envisage de se rendre au sud de la frontière pour faire vacciner son garçon.

Ce voyage, selon elle, lui apportera une certaine paix d'esprit. Je trouve ça vraiment inquiétant que l’on ait déjà eu trois expositions à la COVID-19 à l'école de mon enfant et je ne vois pas comment on va en éviter une quatrième, raconte-t-elle.

Face à cette peur de subir à nouveau un confinement à la suite d'une exposition au virus, Elise Cote explique avoir communiqué avec des pharmacies à Port Angeles, dans l’État de Washington, à environ deux heures de traversier de Victoria.

Son objectif : faire vacciner rapidement son enfant. Elle explique qu'elle n'est pas la seule à éprouver cette impatience.

Je connais beaucoup d’autres parents, ici, à Victoria, qui considèrent en ce moment l'option d’aller à Port Angeles.

Une procédure simple

Elise Cote explique que la procédure pour inscrire un enfant qui n’est pas citoyen américain à la vaccination est assez simple, tant du point de vue administratif que pécuniaire.

J’ai parlé à un pharmacien qui a dit qu’il peut administrer le vaccin aux enfants canadiens. Il m’a dit que ce n'est pas nécessaire d'être citoyen des États-Unis pour avoir un vaccin et que c’est gratuit, affirme-t-elle.

En effet, par exemple, sur le site des pharmacies américaines Walgreens, aucune information concernant le lieu de résidence ou la citoyenneté n’est demandée pour prendre rendez-vous afin de recevoir une dose de vaccin contre la COVID-19.

Il est uniquement indiqué que le formulaire de prise de rendez-vous doit être rempli par un gardien légal pour les enfants de moins de 13 ans et qu'ils devront être accompagnés lors de la vaccination.

Au moment où Elise Cote s'apprêtait à faire le voyage vers Port Angeles, la dernière annonce de Santé Canada est venue mettre un frein à son plan.

La semaine dernière, Santé Canada a déclaré que sa décision concernant l’autorisation ou non d’un vaccin contre la COVID-19 pour les enfants arrivera dans une semaine ou deux.

Une annonce à venir d'ici peu

Elise Cote indique préférer attendre la fin du mois pour connaître la réponse de Santé Canada. Elle explique que si la procédure auprès de certaines pharmacies américaines est simple, un déplacement à l’étranger reste plus complexe dans la mesure ou il faut encore fournir le résultat négatif d'un test PCR pour revenir au Canada.

Pour gagner trois semaines, ça n'en vaut pas la peine. Mais je l'aurais fait si Santé Canada n'avait rien annoncé vendredi dernier.

En attendant, son enfant suit des cours à distance et séjourne chez ses grands-parents le temps de pouvoir être vacciné.

On ne sait pas ce que la COVID-19 peut faire. Peut-être que ce n’est pas grave pour un enfant. Mais, c’est peut-être plus tard qu’il aura des effets, dit-elle, pour expliquer son souhait de faire vacciner son fils.

Elise Cote ajoute que si son mari venait lui aussi à attraper la maladie, cela pourrait avoir des conséquences désastreuses sur leur bourse. Elle explique qu’elle prendra le risque de le laisser retourner sur les bancs de l’école lorsqu’il aura reçu une première dose de vaccin.

Mme Cote note que son fils est déjà prêt à recevoir celle-ci, lorsque le moment sera venu. Il sait que ça s’en vient et il attend, comme nous.

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