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Caserne de Valcartier : une situation incompréhensible pour un ancien chef

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Gervais Deschênes a dirigé le Service des incendies de Valcartier de 2003 à 2010.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

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Un ancien chef du Service des incendies de Valcartier s’étonne des révélations de Radio-Canada sur le climat qui règne à la caserne qu’il a dirigée pendant près de 10 ans. Pour Gervais Deschênes, c’est incompréhensible que la situation ait dégénéré aussi rapidement.

M. Deschênes est parti à la retraite en 2010 après une carrière de 38 ans au sein des Forces Canadiennes et du ministère de la Défense nationale. Il a été à la tête de la caserne pendant près de 10 ans, de 2003 à 2010.

Ça me fait bien de la peine de voir ce qui se passe, laisse tomber l’ancien chef pompier. Gervais Deschênes estime qu’à l’époque, il a eu sous sa gouverne environ la moitié de l’équipe actuelle.

« Ça ne se peut quasiment pas. C'est pas une gang si difficile que ça à gérer. »

— Une citation de  Gervais Deschênes, ancien chef pompier, Service des incendies de Valcartier

On se faisait évaluer par les bureaux d'Ottawa qui évaluent tous les services incendie au pays et souvent on sortait comme le meilleur service, se souvient-il.

Radio-Canada révélait mercredi que les pompiers de la base militaire de Valcartier sont plongés dans un climat malsain depuis presque quatre ans. Des pompiers dénoncent aussi des décisions administratives qui compromettent, selon eux, la sécurité des gens de la base et des environs.

M. Deschênes avait l’impression d’avoir tout fait avant de partir pour que tout se passe bien. La caserne était neuve, les camions neufs, l'équipement, les gars avaient une bonne formation, il y avait une bonne entente avec le personnel, ça allait bien, se souvient-il.

Pour moi, les pompiers étaient mes outils de travail, les plus importants que j'avais et il fallait que je leur donne ce dont ils avaient besoin pour être bons : de la bonne formation, des bons véhicules, des bons équipements. Un chef pompier doit toujours se battre pour avoir ce qu'il veut, explique M. Deschênes.

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Gervais Deschênes en action sur le terrain alors qu'il était chef du Service des incendies de Valcartier.

Photo : Radio-Canada

« Est-ce que c'est à la tête qu'il y a un problème? Est-ce que c'est le système qui commande? Je ne sais pas. Les gens en plus haute autorité devraient être capables d'écouter les gens. »

— Une citation de  Gervais Deschênes, ancien chef du Service des incendies de Valcartier

Un coup de barre

Gervais Deschênes reconnaît que le rôle de chef pompier n’est pas facile, mais il se dit extrêmement surpris d’apprendre qu’un chef a déposé des plaintes contre ses pompiers.

C'est au patron de s'assurer de gérer son organisation pour éviter qu'il y ait du harcèlement. S’il n’est pas capable de le faire, il y a un problème, dit-il. Il faut que quelqu'un donne un coup de barre. Définitivement!

Le retraité raconte qu’il était très présent dans la caserne à l’époque et proche de son équipe. Lorsqu’il sentait de la critique, il n’a jamais hésité à en discuter avec le représentant syndical allant jusqu’à l’inviter à une réunion avec ses patrons.

Même s’il se questionne à savoir si les médias peuvent vraiment aider à régler ce dossier-là et même s’il estime que ça ne devrait pas être obligé de se régler de cette façon-là, Gervais Deschênes espère humblement faire sa part pour que le Service des incendies de Valcartier retrouve ses lettres de noblesse.

Régler le problème

Tout ce que Gervais Deschênes espère, c’est que quelqu’un ait le courage de régler le problème. J'aimerais ça être 10 ans plus jeune! lance-t-il avec émotion. J'y retournerais. Je pense que je serais capable de gérer ça pour que ça marche.

L’ancien chef se dit même prêt à aller rencontrer les dirigeants afin de les aider. J'ai du temps que je pourrais me permettre de donner pour aider. Je suis persuadé que ce ne serait pas si difficile que ça, conclut-il.

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