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Une femme regarde de l'eau qui submerge les rues.

L'eau a formé une rivière dans les rues de Merritt.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson / CBC

Radio-Canada

Alors que le niveau de la rivière Coldwater montait rapidement en raison de pluies torrentielles dans le sud de la Colombie-Britannique, des milliers de résidents de Merritt ont dû fuir leur logement. Ils se sont réfugiés dans des centres pour évacués ou ont loué un logement temporaire, mais ils se demandent à quoi ressemblera l'avenir.

Cela a été un début de semaine assez épuisant, dit Cindy Sandur, une résidente de Merritt.

En pleine nuit, lundi soir, la mère de famille a dû partir de chez elle avec son mari lorsque l’alerte d’évacuation a été lancée. Ils sont maintenant installés à 20 minutes de là, près du lac Nicola, en attendant de pouvoir regagner leur maison, qui n’a pas été touchée par les inondations.

Nous sommes chanceux, notre maison est en haut de la montagne, explique-t-elle. Toufefois, Mme Sandur déplore le sort qu’ont connu les maisons des résidents riverains.

Il y avait des maisons qui étaient parties à la dérive. Il y a des familles qui ont tout perdu. Elles n’ont plus rien.

On n’a plus rien dans nos épiceries

Si le logement de la famille Sandur a été épargné, celle-ci elle a tout de même dû le quitter pour des raisons sanitaires.

Notre centre d’eau a été contaminé, alors ils l’ont fermé, explique Mme Sandur. Ils ne veulent pas qu’on reste dans nos maisons parce que l'égout va poser des problèmes.

« Il ne reste plus de lait, il ne reste plus de pain, la viande commence à être limitée. L’eau aussi. Le monde panique. Les gens achètent tout en même temps. »

— Une citation de  Cindy Sandur, résidente évacuée de Merritt

Et un nouveau problème vient s’ajouter : l'approvisionnement en nourriture se réduit en raison de perturbations aux chaînes d'approvisionnement, qui empêchent les camions et les trains de circuler.

On ne peut plus avoir de provisions de Vancouver, dit Cindy Sandur. Il n’y a plus rien dans nos épiceries. Tout le monde va faire ses courses à Kamloops et à Kelowna. C’est notre seul moyen. Mais nous n’avons plus rien.

Un nouveau coup du sort

Selon Cindy Sandur, c’est un nouveau coup du sort qui s'abat sur la communauté de Merritt : Ce n'est pas la première fois que l’on se fait évacuer. Tout le monde a paniqué à cause de la COVID-19. Après, on a eu les feux de forêt, cet été, qui était vraiment une autre affaire. Alors c'était la troisième fois que l’on est passé dans un état de panique.

Au centre d'accueil pour évacués de Kelowna, Eric Swigg a lui aussi dû quitter son domicile, qu’il occupe depuis neuf mois en raison des inondations et il voit dans les derniers événements l’image des quatre cavaliers de l'Apocalypse.

Comme si c'était d'abord la COVID-19, puis les incendies et les inondations. Et maintenant, il suffit d'une guerre pour qu'ils frappent tous les quatre, précise-t-il.

« C’est terrible, parce que la rivière a plus que débordé. C’est la moitié du village qui est partie. Des frigidaires qui passent dans la rue, c’est terrible. »

— Une citation de  Annie Rabbitt, résidente évacuée de Merritt

Une autre résidente de Merritt installée au centre pour évacués de Kelowna, Annie Rabbitt, n’a elle aussi pas perdu son domicile, mais dit en avoir assez.

On est tanné, dit Mme Rabitt, mais à Abbotsford, c’est encore pire.

Quelle suite pour les évacués?

À partir de maintenant, on ne peut qu'attendre, dit Annie Rabbitt. On n’a aucune idée de quand on rentre chez nous.

Elle présume cependant qu’elle devra rester au centre d’accueil de Kelowna pendant encore au moins une semaine en raison de l'arrêt du centre d’épuration.

Et, pour elle, ce nouvel événement météorologique est peut-être le moment de changer de cap.

Peut-être que c'est notre chance de déménager à Kelowna, dit-elle en riant.

Cindy Sandur, elle aussi, songe aussi à déménager. Elle dit cependant qu'elle pense à ses enfants, qui seraient plus attristés par un départ.

Mais, je commence à me demander qui est la prochaine? Qu’est-ce que l’on va pouvoir faire avec tout ça? L’année prochaine, on va sûrement avoir d’autres feux de forêt, les inondations vont sûrement revenir. C’est dur, conclut-elle.

Avec des informations de Phare Ouest et Dominique Arnoldi

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