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Sereine, Marie-Josée Savard regarde vers l’avant

Marie-Josee Savard, en entrevue et souriante.

Marie-Josée Savard.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Dix jours après sa défaite à la mairie, Marie-Josée Savard brise le silence. La candidate qui a gouverné pendant huit ans aux côtés de Régis Labeaume affirme qu’elle « va bien à 99 % » et qu’elle est remise de cette soirée électorale crève-cœur où elle a été déclarée élue par les médias avant d'être défaite quelques heures plus tard.

Ça c'est sûr que ça a fait plus mal et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé de prendre une certaine distance pendant un bout de temps, explique-t-elle.

« C'est clair que ce soir-là, quand tout a basculé, j'ai eu l'impression qu'on m'avait pris le cœur et qu'on l'a mis sur la table. »

— Une citation de  Marie-Josée Savard

Les dix derniers jours ont été consacrés à sa famille et à ses amis proches. Ç’a été une très longue campagne, la famille a été négligée. Ça n’a pas été facile pour moi, mais pour eux non plus.

Marie-Josee Savard, en entrevue et souriante.

La candidate a aussi pris le temps de discuter des résultats avec les membres de son équipe, qui a fait élire 10 conseillers municipaux. Autant ceux qui ont perdu que ceux qui ont gagné, on a eu besoin de se faire une petite thérapie de groupe, raconte-t-elle.

Si c’était à refaire, l’ancienne vice-présidente du comité exécutif affirme toutefois qu’elle ne changerait rien de la campagne qu’elle a menée avec son équipe.

« Une campagne électorale comme candidate à la mairie, c'est quand même quelque chose d'exceptionnel, Québec, c'est une belle ville et je me sens privilégiée d'avoir fait ça. »

— Une citation de  Marie-Josée Savard

Marie-Josée Savard affirme qu’elle était prête à perdre ou à gagner le soir de l’élection, c’est le lot de tout politicien. Elle souligne que le résultat a été extrêmement serré, avec à peine un peu plus de 800 voix en faveur de Bruno Marchand. Dans les circonstances, elle est satisfaite d’avoir fait une campagne qu’elle juge à son image. Du début à la fin j'ai été confortable dans cette campagne-là.

Bilan à défendre

Marie-Josée Savard revient aussi sur les difficultés inhérentes d’avoir à défendre un bilan dans sa position de candidate de l’administration sortante.

C'est plus difficile lorsqu'on arrive dans un débat, ou quand on fait un engagement, de présenter ses idées qui sont vraiment les nôtres parce que ça se rattache toujours à une décision qui a été prise avant, analyse-t-elle.

Marie-Josée Savard en entrevue chez elle avec la journaliste Louise Boisvert.

Marie-Josée Savard en entrevue chez elle avec la journaliste Louise Boisvert.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Aurait-elle aimé que Régis Labeaume soit plus présent pour l’appuyer? Ça, c'est sûr que ça m'a amené un poids supplémentaire parce qu'il n’était pas vraiment là pour défendre le bilan. En même temps, il a tenu sa promesse, répond-elle en précisant qu'elle n'a pas parlé à l'ancien maire depuis la soirée électorale.

Maintenant que la poussière est un peu retombée, elle n’a pas l’intention de jouer les ex aigries. Elle prend la mesure des défis qui attendent la nouvelle administration et souhaite bonne chance à tous les élus. Je ne suis pas inquiète, mais j'envoie énormément de courage à tous ceux qui sont là, M. Marchand et tous les conseillers municipaux, parce que c'est sûr qu'un conseil comme ils vont vivre dans le prochain mandat, c'est quand même un défi en soi.

« Le tramway, j'y crois encore et j'espère vraiment que ça prenne place, mais on ne sait pas ce qui va se passer dans les prochains mois. »

— Une citation de  Marie-Josée Savard

Et la suite?

Femme d’affaires et maintenant ancienne politicienne, Marie-Josée Savard ne sait pas ce qui l’attend pour la suite. Je ne me ferme pas de portes pour l'instant, mais c'est sûr que je ne remettrai pas ma face sur un poteau bientôt, lance-t-elle en riant alors que des élections provinciales auront lieu dans moins d’un an.

Elle a l’intention de continuer de s’occuper de son restaurant, mais sans y travailler à temps plein.

C'est la première fois que je m'arrête et que je me pose pendant une couple de semaines. Je vais en profiter pour me faire une tête et essayer de voir pour la suite ce que j'ai envie de faire pour la suite.

Avec la collaboration de Louise Boisvert

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