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Un musée de T.-N.-L. fête les 40 ans de la découverte de son calmar géant

Trois hommes mettent un calmar géant dans un réservoir de glycol.

L'installation du réservoir qui expose le calmar géant au musée provincial de Terre-Neuve-et-Labrador, The Rooms, en 2011.

Photo : Gracieuseté - The Rooms

Il y a 40 ans, en novembre 1981, un visiteur inattendu a échoué sur la plage de Hare Bay, à Terre-Neuve : un calmar géant de huit mètres de long.

La carcasse du céphalopode, un prédateur vorace des fonds marins, a été étudiée par des chercheurs de l’Université Memorial avant de devenir l’une des attractions les plus appréciées du musée provincial, The Rooms.

C’est sûr que c'est un animal qui n'a pas été récolté frais, disons, explique Nathalie Djan-Chekar, gestionnaire des collections d'histoire naturelle du musée, en soulignant la soupe de glycol et de fongicides utilisée pour préserver le calmar et permettre son exposition.

Il n’y a pas beaucoup de musées dans le monde qui ont des calmars géants, se réjouit-elle. Terre-Neuve-et-Labrador a été très importante dans les connaissances qu’on a sur les calmars géants.

La présence du calmar géant au musée aide à raconter une partie de l’histoire maritime de Terre-Neuve-et-Labrador. L’explorateur George Cartwright a repéré un calmar géant dans les eaux côtières de la province en 1785. Au 19e siècle, les premières carcasses ont été récoltées et disséquées par le révérend Moses Harvey.

Deux hommes tiennent les tentacules d'un calmar géant.

Un calmar géant attrapé en mars 1934 à Bay Bulls, à Terre-Neuve.

Photo : Gracieuseté - The Rooms

Souligner l'anniversaire

Pour souligner l’anniversaire de la découverte du calmar, le musée organise cette semaine une série d’événements et une nouvelle vitrine. Il expose, entre autres, le bec d’un calmar géant, qui ressemble à celui d’un perroquet, et une turlutte énorme construite par le chercheur de l'Université Memorial Fred Aldrich pour tenter d’attraper un des monstres marins dans les années 1970.

Depuis 1981, le calmar géant a perdu sa couleur originelle, une teinte rougeâtre. Les conservateurs du musée ont déjà rattaché certains tentacules, raconte Mme Djan-Chekar.

Nathalie Djan-Chekar.

Nathalie Djan-Chekar est gestionnaire des collections d'histoire naturelle au musée provincial The Rooms.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Il y a eu quelques travaux de couture à différents endroits pour nous assurer que le spécimen reste intact, en ajoutant que la carcasse du calmar a inévitablement commencé à se décomposer avant d’être préservée.

C’est sûr qu’il y a des morceaux qui vont tomber ou devenir fragiles. [...] Souvent, pour des invertébrés comme ça, on commence par du formol, qui donne une rigidité au tissu, et une fois que ça, c’est fait, le spécimen se préserve très bien pour des années et des années.

Les tentacules d'un calmar géant.

Les tentacules d'un calmar géant attrapé en octobre 1873.

Photo : Gracieuseté - The Rooms

Les collections d’histoire naturelle de Terre-Neuve-et-Labrador comptent deux calmars géants entiers. Tous les échantillons de Fred Aldrich ont été transférés au musée The Rooms, dont de nombreux tentacules, bras et becs préservés.

Les calmars géants peuvent atteindre 18 mètres de long. En 2004, des chercheurs japonais ont tourné les premières images d’un calmar géant vivant. L’animal a été observé près des îles Ogasawara, à 900 mètres sous la surface de l’eau. La même équipe a capturé un calmar géant pour la première fois en 2006.

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