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L’exploration va bon train au camp minier de Bathurst

Une équipe de forage en pleine action.

L'exploration minière est enclenchée dans le secteur Middle River du camp minier de Bathurst, où se trouvent des dépôts d'or.

Photo : Radio-Canada / Maya Chebl

Depuis la fermeture de la mine Brunswick en 2013, les efforts d’exploration dans le camp minier de Bathurst ne s’essoufflent pas. Une société minière junior croit d’ailleurs avoir trouvé un gisement d’or prometteur.

Depuis septembre, les équipes de forage de l’entreprise canadienne Thistle Resources Corporation s’attèlent à la tâche. Il arrive même que deux équipes se relaient le travail toutes les 12 heures, les appareils fonctionnant à plein régime, de jour comme de nuit.

La compagnie d’exploration minière a posé pied dans le secteur de Middle River du camp minier. Elle pense avoir mis la main sur des dépôts d’or qui auraient le pouvoir de revitaliser les activités d’exploitation minière dans l’arrière-pays de Bathurst.

Gary Lohman (au premier plan) et Patrick Cruickshank examinent des roches cylindriques provenant des activités de forage.

Le géologue Gary Lohman (au premier plan) et le président-directeur général, Patrick Cruickshank de la compagnie minière junior, Thistle Resources Corporation.

Photo : Radio-Canada / Maya Chebl

La zone d’or que nous explorons se situe à une profondeur de 20 à 100 mètres, expose Patrick Cruickshank, fondateur et président-directeur général de l’entreprise. Il ajoute qu’il y aurait néanmoins une autre couche de dépôts d’or d’intérêt à environ 400 mètres sous terre. Mais nous comptons seulement l’explorer l’année prochaine, lance-t-il.

Pour le moment, Patrick Cruickshank explique que l’objectif est de prouver l’étendue réelle des minerais trouvés. C’est ainsi, notamment, que la compagnie réussira à attirer d’autres investisseurs pour financer la poursuite des recherches. En tant que société junior, la compagnie n'est pas en mesure, pour le moment, d'appuyer une éventuelle exploitation de la mine.

Historique de la mine Brunswick

La mine Brunswick a ouvert ses portes dans la région Chaleur en 1964. Elle a opéré durant près de cinquante ans avant que l’entreprise propriétaire espagnole, Xstrata, entame sa fermeture en avril 2013. Fort pilier économique pour le nord du Nouveau-Brunswick, elle a employé plus de 2000 travailleurs au sommet de ses activités.

Des trouvailles significatives

Les premiers résultats d'analyse obtenus d'un laboratoire gouvernemental ont déjà de quoi nourrir l'optimisme du géologue de la compagnie, Gary Lohman.

Bien qu’ils soient préliminaires et qu’il faille d’autres tests pour valider ces découvertes, plusieurs des échantillons testés renferment une quantité considérable de minerais d’or.

Nous avons des échantillons avec deux, quatre, six grammes [d’or par tonne de minéraux], commente Gary Lohman. D’autant plus qu’elles se trouvent sur des grandes superficies, poursuit-il.

Des roches de tranchées.

Ces roches des tranchées contiendraient jusqu'à 6 grammes d'or par tonne.

Photo : Radio-Canada / Maya Chebl

Ces récentes découvertes, l’entreprise les doit à l’usage de drones à la fine pointe de la technologie. Patrick Cruickshank soutient qu’elle a amplement évolué au cours des 12 derniers mois.

En volant à basse altitude et grâce à l’intelligence artificielle, l’outil – dont les coûts sont de quelques centaines de milliers de dollars – peut produire des images tridimensionnelles de dépôts situés à plus de 1,5 kilomètre de profondeur.

Un travail de longue haleine

Terry Mersereau connaît bien le camp minier de Bathurst. Il y a œuvré comme prospecteur et géologue pendant une cinquantaine d’année et est convaincu que d’autres mines seront trouvées à l’avenir.

Malgré un certain optimisme, il ne cache pas que plusieurs années puissent s'écouler avant l’ouverture d’une mine. C’est aussi ce que rapporte le World Gold Council, une autorité internationale qui supervise le marché de l’or.

D’après ses estimations, il peut prendre jusqu’à 10 ans pour mener à bien des activités d’exploration aurifère. Et, à l’échelle planétaire, seulement 10 % des dépôts se rendront à l’étape de l’exploitation.

Le travail qui attend Patrick Cruickshank et son équipe en est donc un de longue haleine.

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