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Une entreprise veut récupérer et transformer le dioxyde de carbone à Bécancour

Un nuage de fumée qui émane d'une usine.

ElectroCarbon souhaite capter le CO2 pour le transformer en formiate de potassium, utilisé comme produit déglaçant.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Une jeune entreprise qui a reçu les conseils du Centre national en électrochimie et en technologie environnementale (CNETE) de Shawinigan pourrait s’installer prochainement dans le parc industriel et portuaire de Bécancour. Electro Carbon souhaite y transformer du dioxyde de carbone (CO2) en formiate de potassium, utilisé comme produit déglaçant dans les aéroports.

L’entreprise a vu le jour au début de l’année 2019. Un procédé électrochimique lui permet de capter le CO2 qui s’échappe de cheminées industrielles et de le transformer en formiate de potassium. Ce produit chimique de valeur ajoutée est non corrosif pour les routes et les avions et est biodégradable.

Le président-directeur général, Martin Larocque, explique que c’est notamment l’intérêt de l’aéroport de Trois-Rivières pour ce produit qui a incité l’entreprise à vouloir s’installer à Bécancour. Il ajoute que ce produit est actuellement importé de Turquie.

Au moment de sa création, quand on fait du formiate de potassium en Turquie, on crée des quantités importantes de gaz à effet de serre, de CO2. Nous, on propose vraiment l’inverse, c’est-à-dire que notre matière première c’est du CO2. Alors, quand on parle d’impact environnemental, quand on parle de changements climatiques, notre solution s’inscrit vraiment très bien là-dedans et on est en mesure d’avoir un impact vraiment positif pour l’environnement, poursuit-il au micro de l’émission matinale Toujours le matin.

Un avion sur le tarmac, en hvier.

Le formiate de potassium est utilisé comme produit déglaçant dans les aéroports.

Photo : Radio-Canada / Jean-Sébastien Cloutier

Des villes pourraient également utiliser ce produit pour déglacer leur réseau routier l’hiver.

En s’établissant en région, l’entreprise souhaite ainsi sécuriser la chaîne d’approvisionnement.

Quand on parle de changements climatiques, souvent on voit ça de façon plutôt négative, ajoute Martin Larocque.

« Comme innovateur, on peut voir ça comme étant une belle opportunité d’affaires, une belle opportunité surtout d’innover. »

— Une citation de  Martin Larocque, pdg d'Electro Carbon

Financement

Electro Carbon prévoit être en mesure de s’installer dans le parc industriel et portuaire de Bécancour d’ici 18 mois. Une campagne de financement est en cours et pourrait être complétée d’ici la fin de l’année.

Le premier système commercial de l’entreprise permettra de produire 100 tonnes de formiate de potassium par année qui permettront de répondre aux besoins de la ville de Bécancour, des ports de Trois-Rivières et de Bécancour, ainsi que de l’aéroport de Trois-Rivières.

Martin Larocque espère la création d’emplois de qualité dans la région. On sait qu’il y a beaucoup de matière grise. Il y a beaucoup de gens avec beaucoup de potentiel dans la région, alors on veut certainement profiter de tout ça.

Electro Carbon a travaillé avec le Regroupement des universités canadiennes, dont fait partie l’Université du Québec à Trois-Rivières, et le CNETE de Shawinigan pour développer son système.

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