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Emplois dans les arts et culture : être attractif malgré des salaires peu attrayants

Une salle d'exposition avec des peinture miniatures sur des panneaux.

La salle d'exposition du Rift à Ville-Marie (archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

L’Abitibi-Témiscamingue a perdu plus de 36 % de ses emplois dans le secteur de l’information et de la culture entre 2009 et 2019.

C’est une des données qui ressort de l’étude Temps d’arrêt 2016-2019 menée pour le compte du Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue.

Les arts et la culture représentent aussi le secteur d’activités où les travailleurs sont les moins bien rémunérés dans la région.

Des données peu reluisantes pour attirer de nouveaux employés en contexte de pénurie de main-d’œuvre.

En 2009, il y avait 2200 emplois dans le grand secteur de l’information et de la culture. Ce chiffre a subi une dégringolade en 10 ans, pour se situer à 1400 en 2019.

Madeleine Perron parle au micro dans le studio de radio.

La directrice générale du Conseil de la Culture en Abitibi-Témiscamingue, Madeleine Perron (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

La directrice générale du Conseil de la culture en Abitibi-Témiscamingue, Madeleine Perron, croit que ces données sont surtout attribuables aux pertes d’emplois dans le secteur des médias d’information.

On sait qu'au niveau de la presse écrite, au niveau de la télévision, il y a eu beaucoup de mouvements au sein de ces services d’information là. Il y a sûrement plusieurs pertes qui sont dues à ces phénomènes-là , croit-elle.

En 2016, le revenu d’emploi moyen dans le secteur des Arts, spectacles et loisirs était d’un peu plus de 21 000 $ en Abitibi-Témiscamingue. Un salaire deux fois moins élevé que le revenu moyen d’emploi de toutes les industries confondues.

Il s’agit d’ailleurs du secteur qui affiche le plus bas revenu dans la région après celui des services d’hébergement et de restauration.

C’est un milieu qui est géré principalement par des organismes à but non lucratif, qui est peu syndiqué. C’est difficile d’améliorer les conditions de travail actuellement. Il va falloir qu’il y ait quelque chose qui se passe, parce que dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, ça devient de plus en plus difficile, même de convaincre les gens qui ont étudié dans le domaine des arts et de la culture de poursuivre dans ce secteur-là , déplore Madeleine Perron.

Pourtant, les taux de diplomation universitaire de la main-d’œuvre de ce secteur d’activités sont supérieurs à la majorité des autres secteurs de la région.

Le Conseil de la culture compte d’ailleurs s’appuyer sur les données de cette étude pour ses futures revendications.

Innover pour attirer et retenir

Des organismes, comme le Rift à Ville-Marie, tentent de trouver des façons novatrices d’attirer et de retenir leurs employés, malgré des salaires peu attrayants.

Le Rift emploie six personnes de façon permanente et plusieurs contractuels.

Des critères de souplesse au niveau des heures pour permettre aux employés d’aller à des rendez-vous, du télétravail. On paie des cours pour la santé et le bien-être. Des choses qu’on met en place pour être attirants. On n’a pas le choix, parce que nos salaires ne sont pas super élevés. Ce sont des enjeux qui sont présents et qui nous touchent de plein fouet le Rift depuis plusieurs années , affirme la directrice générale, Amélie Cordeau.

Le CCAT compte réaliser une autre étude post-pandémie afin d’évaluer les impacts de la COVID-19 sur l’industrie des arts et de la culture. Une campagne de mise en valeur des données mises en lumière par l’étude sera réalisée au cours des prochaines semaines.

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