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Manque criant de personnel au Centre de radio-oncologie régional de Rouyn-Noranda

Le Centre régional de radio-oncologie de Rouyn-Noranda.

Le Centre régional de radio-oncologie de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Il manquerait plus des deux tiers des technologues en radio-oncologie nécessaires pour ouvrir le Centre de radio-oncologie régional de Rouyn-Noranda.

Ces professionnels sont essentiels au fonctionnement du centre, puisque ce sont eux qui offrent les soins contre le cancer, qui accompagnent les patients tout au long du processus et assurent le bon fonctionnement des équipements lors des traitements de radiothérapie.

Ce qu’on a comme information, c’est que pour ouvrir le centre, ça prend minimalement six technologues en place. Présentement, il pourrait y en avoir potentiellement deux, mais ce n’est pas suffisant, explique la représentante nationale de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) Claudie Beaudoin.

« On nous a informés du fait que le Centre ne pouvait pas être ouvert, qu’on avait un enjeu [de recrutement]. »

— Une citation de  Claudie Beaudoin, représentante nationale de l’APTS

Les représentants du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) refusent de nous accorder une entrevue sur le sujet, mais assurent par courriel qu’il n’est pas envisagé de reporter l’ouverture du Centre de radio-oncologie régional. Même s’ils admettent que le recrutement de personnel spécialisé constitue effectivement un défi pour l’organisation.

Les technologues en radio-oncologie doivent compléter une technique de trois ans au cégep avant de pouvoir pratiquer. Il y a cependant peu de finissants qui reçoivent leur diplôme chaque année.

Les cohortes qui entrent au début vont être réduites de beaucoup à la fin des trois années. Ce ne sont jamais de grosses cohortes qui sortent des cégeps et l’enjeu, c’est de convaincre les gens de venir travailler dans les régions, ajoute Claudie Beaudoin.

Une femme portant un masque pose devant des manifestants.

Claudie Beaudoin, représentante nationale de l'APTS pour l'Abitibi-Témiscamingue (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Deux Cégeps offrent le programme en français au Québec. Au Collège Ahuntsic, il y a eu seulement entre 12 et 16 finissants chaque année entre 2019 et 2021. Au Cégep de Sainte-Foy, une dizaine d’étudiants graduent chaque année.

Ils doivent ensuite recevoir une formation supplémentaire sur les équipements qui seront utilisés par leur employeur. Dans le cas du Centre de radio-oncologie régional à Rouyn-Noranda, c’est le Centre universitaire de santé McGill qui doit offrir la formation.

Aucune infirmière embauchée pour le Centre de radio-oncologie

Une infirmière clinicienne devait aussi être embauchée pour prêter main-forte aux médecins spécialistes au sein du Centre de radio-oncologie.

Selon la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), le syndicat qui représente les infirmières, entre autres, les radio-oncologues ont accepté de commencer les activités sans cette ressource en raison de l’importante pénurie de main-d'œuvre infirmière dans la région.

Il manque près de 250 infirmières pour offrir les services en Abitibi-Témiscamingue.

Ouverture progressive prévue en 2022

Dans un communiqué publié en octobre, le CISSS-AT avançait que les premiers patients pourraient recevoir des traitements de radiothérapie dans la région à l’hiver 2022.

Ceci permettra de débuter les traitements de radiothérapie de façon progressive à l’hiver 2022, débutant par les cas palliatifs et cutanés, cancer du sein, cancer de la prostate, colorectal, et pour terminer, le cancer du poumon, peut-on lire dans le communiqué.

Depuis plusieurs années, les personnes atteintes de cancer en Abitibi-Témiscamingue devaient se déplacer à Gatineau ou Montréal pour recevoir des traitements de radiothérapie.

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