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L’eau d’Iqaluit toujours impropre à la consommation

Un habitant d'Iqaluit remplit un bidon d'eau au point de service municipal, le jeudi 14 octobre 2021.

Les habitants d'Iqaluit doivent faire la file pour remplir leurs bidons d'eau en attendant de pouvoir consommer l'eau de l'aqueduc municipal.

Photo : La Presse canadienne / Emma Tranter

Radio-Canada

Plus d’un mois après la découverte d’hydrocarbures dans l'approvisionnement en eau potable de la municipalité, les autorités d’Iqaluit rappellent aux résidents de ne pas consommer l’eau du robinet.

L’eau, disent les spécialistes, peut être utilisée pour la lessive, la vaisselle ou la douche, mais ne peut pas être bue ou utilisée pour la cuisson.

Le mois dernier, la source de la contamination a été identifiée, comme étant le plus ancien des deux réservoirs de chloration de l’usine d’épuration.

Diagramme du système de traitement des eaux usées.

L'usine de traitement des eaux de la ville d'Iqaluit va du système de filtration par gravité au réservoir de stockage de l'eau traitée. La contamination a d'abord été identifiée dans le réservoir de chloration Nord.

Photo : Radio-Canada

En réunion d’urgence lundi soir, la firme d’ingénierie embauchée pour étudier et remédier aux failles du système d'approvisionnement a expliqué en détail les différentes mesures prises depuis le début de la crise pour en finir avec la contamination.

La décision de permettre à nouveau la consommation de l’eau du robinet revient au bureau du médecin hygiéniste en chef, en fonction d’une série de critères : la qualité des échantillons d'eau, un plan d’urgence, un plan de surveillance et de signalement, l’examen des résultats par un tiers parti et un plan de restauration.

Des mesures déjà en place

Ian Moran, ingénieur de conception de traitement d'eau chez WSP Canada, a affirmé que le réservoir d’eau contaminé a vite été circonscrit, vidé et nettoyé après la confirmation de la présence d'hydrocarbures au lendemain de l’interdiction de consommation le 12 octobre dernier.

La source de cette contamination a été identifiée sans l’ombre d’un doute, selon l’ingénieur, comme étant un réservoir souterrain de carburant installé tout près en 1962 pour énergiser l’usine originale de traitement d’eau.

Selon l’étude de la firme d’ingénierie, le carburant s’est infiltré dans le système à partir de l'approvisionnement en eau brute, en amont de l’usine de traitement.

L'extérieur du centre d'épuration.

Le centre de traitement de l'eau d'Iqaluit où un réservoir a été contaminé.

Photo : Radio-Canada

Le réservoir touché est hors service jusqu’à nouvel ordre, bien que les étapes pour mener à sa remise en ligne n’ont pas été expliquées par les experts.

Tout le système de distribution a par ailleurs été vidangé pendant toute une semaine peu de temps après la découverte.

Un système automatique de surveillance a été déployé à l’usine de traitement ainsi qu’à plusieurs endroits de distribution de façon à pouvoir détecter la présence d’hydrocarbures dans le système.

Depuis, les experts affirment que les niveaux d’hydrocarbures demeurent près de ou en deçà de 25 microgrammes par litre d’eau, soit bien moins que les valeurs de dépistage de contaminants dans l'eau potable établis par Santé Canada.

Ces résultats ont par ailleurs été validés par un autre laboratoire, disent les responsables.

Prochaines étapes

Une évaluation environnementale du site est en cours et les travaux de restauration sont entamés.

Selon la présentation des autorités, il suffirait maintenant de compléter un plan d’urgence pour identifier les infrastructures essentielles et les risques qui leur sont associés.

Des mesures d’intervention doivent par ailleurs être élaborées si jamais survenait une nouvelle crise.

Aucun échéancier n'a été encore identifié pour la levée de l'interdiction de consommation de l'eau municipale.

Avec les informations de CBC

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Avec les informations de CBC

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