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Plus de 12 000 doses du vaccin AstraZeneca détruites au Québec

Des dizaines de fioles contenant des doses du vaccin d'AstraZeneca contre la COVID-19.

Les doses d'AstraZeneca qu'a jetées le MSSS ne pouvaient pas être redonnées au fédéral, selon le directeur de la campagne de vaccination au Québec.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a détruit 12 678 doses périmées du vaccin AstraZeneca, selon les données du 31 octobre dernier.

On en a quand même administré tous les jours, mais pas au niveau des inventaires qu’on avait, confirme le directeur de la campagne de vaccination québécoise, Daniel Paré.

Il explique que ces doses ne pouvaient pas non plus être redonnées au gouvernement fédéral, notamment parce que le transport de celles-ci aurait pu altérer leur qualité.

En juin dernier, les comités d’experts en immunisation à Ottawa et Québec ont tous les deux recommandé de ne plus recevoir le vaccin d’AstraZeneca en deuxième dose, à moins qu’un vaccin à ARN messager soit inaccessible ou contre-indiqué.

Ceux de Pfizer et Moderna ont donc été administrés en priorité dans les derniers mois. Le ministère de la Santé et des Services sociaux ne compte d’ailleurs aucune perte des vaccins Pfizer et Moderna pour des raisons de péremption.

C’est toujours désolant de voir des vaccins qui valent leur pesant d’or expirer comme ça […], mais il fallait s’assurer d’en avoir [en réserve] au cas où les gens auraient besoin [du vaccin AstraZeneca], explique M. Paré.

Il s’agit tout de même pour lui d’un nombre négligeable dans une campagne qui comptait 13,5 millions de doses.

Dans la planification de la campagne de vaccination, son équipe avait estimé des pertes d’environ 5 %. On est à moins de 1 %, alors on est quand même satisfaits de notre gestion, ajoute-t-il.

Les tests rapides bénéficient d’un sursis

Des tests rapides sur le point d’être aussi périmés ont quant à eux été sauvés par une décision de Santé Canada.

Une grande proportion des tests contenus dans la réserve du Québec venait à expiration d’ici la fin de l’année 2021, mais Santé Canada a prolongé jusqu’à 12 mois leur durée de vie. Ainsi, ils pourront toujours servir pour les opérations de dépistage.

Aussi responsable du déploiement des tests rapides, Daniel Paré assure qu’ils demeurent performants et sécuritaires.

En date du 5 novembre dernier, Québec comptait en stock dans ses entrepôts un peu plus de 3 millions de tests rapides ID Now, Panbio, BD Veritor et BTNX.

Jusqu’à maintenant, presque 850 000 de ces tests ont été acheminés dans les entreprises, dont plusieurs en milieux éloignés, ainsi que dans les centres de dépistage du réseau, entre autres pour dépister les travailleurs de la santé qui ne sont pas adéquatement vaccinés.

Presque 820 000 autres tests rapides PanBio nasaux ont été envoyés dans les écoles de niveau préscolaire et primaire. Bien que le ministère distribue ces tests, il ne contrôle pas leur utilisation et n’est donc pas en mesure de confirmer s’ils ont tous trouvé preneur.

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

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