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Garde d’enfants à 10 $ : Doug Ford reste inflexible envers Ottawa

Doug Ford vu à travers la fenêtre d'une porte.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a déclaré qu'il ne bougerait pas sur ses demandes alors que la province négocie un accord avec le gouvernement fédéral sur des services de garde d'enfants abordables.

Cette semaine, l'Alberta est devenue la huitième province à adhérer au plan des libéraux fédéraux qui ont promis 30 milliards de dollars sur cinq ans pour réduire les frais de garde d'enfants à une moyenne de 10 $ par jour dans tout le pays.

L'Ontario n'a pas encore signé d'accord et le ministre de l'Éducation de la province a maintenu que l'offre actuelle verrait les familles ontariennes payer plus de 10 $ par jour.

Le montant promis par Ottawa est la principale source de tension dans les négociations.

En conférence de presse mardi, Doug Ford a répété qu'il ne conclura pas un accord pour le plaisir de conclure un accord.

Lors de cette même conférence de presse, le premier ministre a annoncé un investissement de 75,1 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour lutter contre la violence armée et le crime dans toute la province.

Cette décision, qui intervient peu de temps après que les appels à la réduction du financement de la police ont fait les manchettes, a été annoncée pour la première fois dans le récent énoncé économique de l'automne.

Ces fonds visent à démanteler les activités criminelles, à améliorer les soutiens aux enquêtes, à accroître la collaboration dans l'ensemble du secteur de la justice et à arrêter l'entrée d'armes illégales par la frontière.

Selon lui, l'Ontario cherche à obtenir plus d'argent que ce qui est actuellement offert et à faire en sorte que l'accord soit assorti de moins de conditions.

Il a de nouveau demandé aux politiciens - fédéraux et municipaux - de lui rester solidaire. Certaines municipalités ont ont récemment envisagé d'entamer leurs propres pourparlers avec Ottawa.

Des mains d'enfants jouent avec des jouets au sol d'une garderie.

L'opposition provinciale réclame que l'Ontario et Ottawa trouvent un accord le plus rapidement possible.

Photo : CBC/Robert Short

La ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Karina Gould, a déclaré cette semaine que l'Ontario n'avait pas soumis de plan sur la façon dont il dépenserait les fonds fédéraux.

L'opposition provinciale s'impatiente

Mardi matin lors d’une séance à l’Assemblée législative ontarienne, la cheffe du NPD provincial Andrea Horwath a pressé le gouvernement Ford de conclure un accord, relevant le fait que le coût de la vie augmente.

« Les dépenses pour la garde des enfants sont l’une des plus importantes qu’ont les familles [...] Elles ont besoin que ça cesse. »

— Une citation de  Andrea Horwath, cheffe du NPD de l’Ontario

Participant aux négociations avec Ottawa, le ministre de l’Éducation ontarien, Stephen Lecce, lui a répondu en Chambre que l'offre [actuelle] du gouvernement fédéral ne nous amènerait pas à 10 $ par jour, ni la première année, ni la cinquième année, ni à aucun moment de la durée de cet accord.

Nous ne voulons pas être floués, mais obtenir un accord sur le long terme, a-t-il ajouté.

Avec les informations de La Presse canadienne

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