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Vendredi fou et pandémie : des retards de livraison et des ruptures de stock à prévoir

Des clients dans un magasin d'électronique attendent en file à la caisse pour payer. La plupart ont acheté une télévision.

Des milliers de consommateurs vont encore se précipiter dans les magasins cette année à l'occasion du Vendredi fou.

Photo : Getty Images / Sandy Huffaker

Les problèmes de chaîne d'approvisionnement en raison de la pandémie entraîneront des retards de livraisons, de même que des ruptures de stock en ligne et en magasin pour le Vendredi fou.

C’est la première fois qu’on fait face à une offre limitée [comme celle-ci] et qu'on a une demande refoulée, affirme Charles de Brabant, directeur général de l’École Bensadoun de commerce de détail de l’Université McGill.

Il n'y a pas assez d'offre dans pratiquement tous les secteurs du commerce de détail, indique M. de Brabant, qui estime que la situation perdurera au cours de la nouvelle année.

Un homme sourit.

Charles de Brabant est le directeur de l’École Bensadoun de commerce de détail de l’Université McGill.

Photo : Owen Egan

Ce déséquilibre entre l'offre et la demande est principalement causé par des perturbations dans la chaîne d'approvisionnement, notamment la pénurie de main-d'oeuvre mondiale.

Selon l'expert, les consommateurs doivent s'attendre à ne pas trouver les produits exacts qu'ils recherchent lors de leur magasinage.

Certains consommateurs ont déjà commencé à faire leurs courses du temps des Fêtes en septembre, sachant qu’il y a des problèmes d’approvisionnement, note Charles de Brabant. Cette année, c'est une question de flexibilité, de créativité, de résilience et d'agilité.

« Les consommateurs doivent être plus flexibles [...] ils ne vont pas avoir ce qu’ils veulent au moment qu’ils veulent et aux prix qu’ils veulent. »

— Une citation de  Charles de Brabant, directeur général de l’École Bensadoun de commerce de détail de l’Université McGill

Alors que 43 % des Canadiens comptent profiter des promotions du Vendredi fou pour effectuer leurs achats, selon le Conseil canadien du commerce de détail, les offres du 26 novembre pourraient être moins alléchantes et les prix pourraient être plus élevés que les années précédentes.

Retards et ruptures de stock

Une quinzaine de personnes attendent en file sur le trottoir bordant le magasin.

Le magasin d'appareils électroniques Best Buy est une destination populaire le jour du Vendredi fou.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Ayant été fragilisée dans la dernière année, la chaîne d’approvisionnement pourrait occasionner des délais de livraison de marchandises et certaines ruptures de stock, prévient le Conseil canadien du commerce de détail.

De nombreux problèmes surviennent en raison de la pression sur la chaîne d’approvisionnement, comme les retards dans la livraison de produits vendus à la clientèle et les retards dans la livraison de produits pour réaliser des contrats, explique le vice-président des affaires nationales de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), Jasmin Guénette.

Ces embûches peuvent rapidement augmenter les coûts pour les propriétaires d'entreprises et les consommateurs en raison de pénalités de contrats ou des coûts liés au stockage des marchandises.

Un jouet tenu par une femme.

Les commerçants s'attendent à plus de clients en magasin pour ce Vendredi fou.

Photo :  CBC

Il faudra aussi garder en tête que la pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs pourrait occasionner des délais supplémentaires.

La pénurie de main-d’œuvre arrive à un bien mauvais moment, selon la FCEI. Certaines entreprises ne peuvent pas redémarrer à plein régime.

Les entreprises doivent s’assurer d’avoir tout le personnel nécessaire en vue du Vendredi fou. C'est tout un défi logistique pour les propriétaires d’entreprises, souligne Jasmin Guénette.

Soutenir les entreprises locales

Photo de l'homme, dehors, l'hiver, au centre-ville d'Ottawa.

Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI)

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Pour aider les entreprises de quartier et les PME, c’est important d’acheter local, lance Jasmin Guénette.

Il raconte que plusieurs magasins à grande surface ont pu rester ouverts pendant la pandémie, ce qui n'était pas le cas pour de nombreux petits détaillants.

Ces petites et moyennes entreprises ne se sont toujours pas remises des effets de la pandémie, rappelle-t-il.

Un coup de pouce local pourrait permettre aux PME de se relancer et [de] retrouver le chemin de la rentabilité, selon la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

« C'est important de les encourager et ça commence avec le Vendredi fou. »

— Une citation de  Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

Charles de Brabant estime que les commerces locaux pourraient moins souffrir des problèmes liés à la chaîne d'approvisionnement.

Ils seraient donc une bonne option pour les consommateurs qui veulent s'assurer de recevoir leurs achats à temps pour Noël.

D'ailleurs, de plus en plus d'entreprises locales offrent des produits en ligne depuis la pandémie.

Avec le Cyberlundi qui approche également, les consommateurs peuvent continuer de profiter des rabais en restant à la maison.

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