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Pierre Karl Péladeau débouté en appel face à sa soeur Anne-Marie

Anne-Marie Péladeau devant un immeuble

Anne-Marie Péladeau a eu gain de cause pour toucher sa part de l'héritage de son père.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Lacelle

La Cour d’appel du Québec donne raison à Anne-Marie Péladeau, dans un litige vieux de plus de 20 ans qui l’oppose à ses deux frères, Pierre Karl et Érik Péladeau, au sujet de l’héritage de leur père, le magnat de la presse Pierre Péladeau, décédé en 1997.

En plus des 36 millions de dollars déjà versés au courant des derniers mois, la société Les placements Péladeau doit ainsi rendre plus de 9 millions en intérêts et indemnités à Mme Péladeau.

Nous ne voyons ainsi aucune erreur du juge de première instance nous permettant d’intervenir, concluent les trois juges de la Cour d’appel, dans une décision rendue lundi, faisant référence à celle prononcée par le juge Gérard Dugré, le 1er mai 2020.

Cet arrêt met un terme à une saga familiale qui traîne depuis 1999. Je n’ai pas d’émotion, je n’ai pas de joie ni de tristesse, a dit Anne-Marie Péladeau, quelques minutes après avoir lu le jugement. La bataille est terminée. Mais je trouve ça ridicule d’avoir été jusque-là pour avoir ce résultat. J’ai trop attendu.

Ce jugement de la Cour d’appel étant exécutoire, les intérêts doivent donc être payés immédiatement. Ça va permettre à Anne-Marie de tourner définitivement la page sur cet épisode, affirme son avocat, Philippe Trudel. Après tout ce temps, ça suffit.

Cette somme ne va toutefois pas directement dans les poches de la principale intéressée. Depuis 1993, ses biens sont gérés par un conseil de tutelle en raison de ses importants problèmes de dépendance. Un régime qui est actuellement en processus de révision en vue d’être allégé. Comme Britney Spears!, s’exclame Anne-Marie Péladeau, trois jours après la levée de la tutelle de la vedette de la pop. Ça confirme que ça vaut la peine de se battre.

Elle ne croit toutefois pas que cette décision lui permettra de se réconcilier avec son frère Pierre Karl. À ce jour, je ne comprends pas pourquoi il a laissé traîner ça si longtemps. Ce n’est pas ça, la famille.

La société Les placements Péladeau est détenue à 100 % par Pierre Karl Péladeau. Il est l’actionnaire qui détient le contrôle de Québecor, qui vaut environ 7,3 milliards de dollars à la Bourse de Toronto.

Pierre Karl Péladeau assis et de profil.

Le patron de Québecor, Pierre Karl Péladeau

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Il s’agit d’un deuxième revers en appel pour Pierre Karl Péladeau au sujet de la succession de son père. Au mois de juin, il a été sommé de verser le reste de l’héritage légué à son demi-frère, Simon-Pierre Péladeau, soit plus de 4 millions de dollars.

Au moment d’écrire ces lignes, Pierre Karl Péladeau n’avait pas répondu à notre demande d’entrevue.

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