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L’Alberta doit être consultée sur le plafonnement des GES, rappelle Kenney à Trudeau

Jason Kenney et Justin Trudeau, portant un masque à l'arrière, en conférence de presse.

Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, et le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

Photo : The Canadian Press / Jeff McIntosh

La Presse canadienne

Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, prévient le gouvernement fédéral qu'il doit consulter les provinces avant de mettre en œuvre son projet de plafonnement des émissions du secteur pétrolier et gazier, annoncé à Glasgow.

L'avertissement est venu lors d'une rare apparition conjointe de M. Kenney et du premier ministre Justin Trudeau, lundi à Edmonton, pour une annonce sur le programme national de garderies.

Les deux hommes ont d'abord cherché à minimiser leurs vieilles divergences politiques, mais ils se sont rapidement jeté le gant lorsqu'ils ont été interrogés par des journalistes sur le climat.

Lors des pourparlers de l'ONU sur le changement climatique (COP26), en Écosse, M. Trudeau a annoncé il y a deux semaines que le Canada mettrait en place un plafonnement des émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur des hydrocarbures, une mesure promise depuis longtemps.

M. Trudeau a indiqué à Glasgow que les fonctionnaires fédéraux consulteraient l'industrie, les experts et les scientifiques lors de l'élaboration de ce plafond.

Mais M. Kenney a constaté avec irritation que le premier ministre n'avait pas mentionné les provinces dans sa liste.

Les provinces sont propriétaires de la ressource et, en vertu de la Constitution, les provinces réglementent le développement de ces ressources, a déclaré lundi M. Kenney en réponse à la question d'un journaliste, sous le regard de M. Trudeau et de la vice-première ministre, Chrystia Freeland.

« Je soulignerai donc l'importance de la collaboration. Lorsqu'il s'agit de trouver un équilibre entre l'emploi et la croissance, et de réduire les émissions, je pense que nous pouvons trouver une approche appropriée. »

— Une citation de  Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney

M. Trudeau n'a pas spécifiquement répondu aux commentaires de M. Kenney, mais il a insisté sur le fait que tous les secteurs de l'économie devront fournir leur part d'efforts si le Canada veut atteindre ses objectifs de réduction des émissions de GES d'ici 2030, tout en encourageant la croissance économique dans l'énergie propre et d'autres secteurs.

Un nouvel objectif

En juillet dernier, le Canada a officiellement soumis aux Nations unies son nouvel objectif de réduction des GES d'ici 2030 : de 40 à 45 %, et non plus de 30 %, par rapport aux niveaux de 2005.

Le Canada n'atteindra pas les objectifs pour 2030 à moins que tout le monde y participe, a déclaré lundi M. Trudeau. Et nous avons besoin de l'innovation, du travail acharné, du leadership, de la science, des connaissances des Albertains et des gens du secteur pétrolier et gazier de tout le pays pour déterminer comment nous allons de l'avant.

L'idée d'un plafond d'émissions pour le secteur des hydrocarbures faisait partie de la plus récente plateforme électorale des libéraux, avec des plans visant à réduire les émissions jusqu'à ce qu'elles atteignent la carboneutralité en 2050. L'absence de réglementation dans le secteur des combustibles fossiles a longtemps été un point de divergence entre Ottawa et les écologistes.

Certains groupes environnementaux ont depuis estimé qu'Ottawa devrait se concentrer sur la réduction de la production du secteur pétrolier et gazier plutôt que sur la réduction des émissions de ce secteur, par le biais d'objectifs à long terme et de technologies non éprouvées comme la capture et la séquestration du carbone.

M. Kenney milite toutefois en faveur de la capture du carbone et pour l'énergie produite par l'hydrogène et le gaz naturel liquéfié afin de réduire les émissions. Nous sommes prêts à être des partenaires tant qu'il y aura un avenir pour le plus grand secteur de l'économie canadienne : notre secteur de l'énergie, a-t-il dit.

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