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Ensemble Montréal exige quatre autres dépouillements judiciaires

Le parti veut avoir l'heure juste dans deux arrondissements, dont celui de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.

Lionel Perez en mêlée de presse avec Guillaume Lavoie.

Lionel Perez a agi ces quatre dernières années comme conseiller municipal de Darlington et chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville. Il briguait cette année la mairie d'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce pour Ensemble Montréal.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

| Mis à jour

Une demi-douzaine d'élus montréalais pourraient ne pas être assermentés comme prévu cette semaine.

Ensemble Montréal a publié un bref communiqué lundi après-midi pour indiquer qu'il exigeait la tenue de quatre autres dépouillements judiciaires en plus de ceux déjà demandés par Projet Montréal.

La formation a des motifs raisonnables de croire que des erreurs ont été commises lors du dépouillement de certains bureaux de vote lors des élections municipales dans les arrondissements de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

Pour cette raison, les candidats concernés ont déposé des demandes de dépouillement judiciaire des résultats concernant les mairies d’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, en plus des districts de La Pointe-aux-Prairies et Loyola, précise Ensemble Montréal.

Chacun des sièges contestés a été remporté par une courte majorité, le 7 novembre dernier. Les partis politiques montréalais avaient jusqu'à 17 h lundi pour exiger un nouveau dépouillement à la cour. Ces six demandes laissent croire que seuls 97 des 103 élus montréalais seront assermentés jeudi soir au Palais des congrès.

Une impression de déjà-vu pour Lisa Christensen

En 2017, une seule demande de dépouillement judiciaire avait été déposée. L'Équipe Denis Coderre contestait l'élection de Lisa Christensen, candidate de Projet Montréal au poste de conseillère d'arrondissement du district de La Pointe-aux-Prairies. Sa victoire, par 30 voix, avait finalement été confirmée quelques jours plus tard.

Ironiquement, Mme Christensen fait l'objet d'une autre demande de dépouillement judiciaire cette année, elle qui briguait cette fois le poste de conseillère de la ville dans le même district. Selon les résultats compilés par Élections Montréal, sa majorité ne tient qu'à 13 voix.

À la mairie de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, c'est la réélection de la mairesse Caroline Bourgeois qui est contestée par l'ancien parti de Denis Coderre, qui a annoncé vendredi son retrait définitif de la vie politique. Sa majorité est de 303 voix.

Dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, l'ex-chef de l'opposition Lionel Perez demande que le tribunal se penche sur la victoire in extremis de sa rivale Gracia Kasoki Katahwa. La candidate de Projet Montréal tirait de l'arrière le 7 novembre, mais elle avait finalement renversé la vapeur le lendemain avec une majorité de 212 voix.

Enfin, dans Loyola, le triomphe de Despina Sourias est mis en doute. Dans ce district, le candidat d'Ensemble Montréal, Gabriel Retta, a mordu la poussière par 97 voix.

Notre couverture des élections municipales au Québec en 2021.

Les demandes de dépouillement officialisées par Ensemble Montréal lundi font suite à celles déposées jeudi par Projet Montréal, le parti de la mairesse Valérie Plante, concernant la mairie d'arrondissement d'Outremont et le district de Tétreaultville, dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

Dans Outremont, 23 voix de majorité auraient permis à Laurent Desbois de vaincre le maire sortant Philipe Tomlinson, alors que, dans Tétreaultville, 42 votes sépareraient le gagnant, Julien Hénault-Ratelle, de la conseillère sortante Suzie Miron, qui agissait comme présidente du conseil municipal à la dissolution de celui-ci.

Par ailleurs, au moins trois autres demandes de dépouillement judiciaire ont été déposées ailleurs sur l'île de Montréal.

Le maire sortant de Pointe-Claire, John Belvedere, conteste notamment la victoire de son adversaire Tim Thomas par 61 votes.

Deux requêtes ont aussi été déposées à Mont-Royal, où l'équipe du nouveau maire Peter Malouf remet en question deux gains du parti Unis pour VMR : Sarah Morgan conteste l'élection de Caroline Decaluwe par 24 voix dans le district 6, tandis que Robert Tannous met en doute celle de Sébastien Dreyfuss par 13 voix dans le district 7.

Les nouveaux recensements de votes sont encadrés par la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (LERM). En théorie, n'importe quel élu peut contester le résultat d'une élection, peu importe le nombre de voix qui le sépare du gagnant.

Toute personne qui a des motifs raisonnables de croire qu’un scrutateur, un secrétaire de bureau de vote ou le président d’élection a compté ou rejeté illégalement des votes ou dressé un relevé inexact du nombre de votes exprimés en faveur d’un candidat peut demander un nouveau dépouillement des votes, écrit-on.

De même, toute personne qui a des motifs raisonnables de croire que le président d’élection a mal compilé les votes exprimés en faveur d’un candidat peut demander un nouveau recensement des votes.

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