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Le radon : un gaz mortel rendu plus dangereux par la pandémie

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Certains des outils utilisés pour mesurer les niveaux de radon coûtent environ 30 dollars.

Photo : Bureau de la santé publique de Windsor-Essex

Le mois de novembre est le Mois de la sensibilisation au radon. Or, selon certains experts, ceux qui travaillent de la maison sont potentiellement plus susceptibles d'être exposés à ce gaz.

Le radon est un gaz radioactif qui est d’autant plus dangereux qu’il est inodore, incolore et sans saveur.

C'est ce qu'on peut lire sur le site web du gouvernement (Nouvelle fenêtre) du Canada.

Il provient de la dégradation naturelle de l'uranium présent dans le sol et la roche et peut s'infiltrer dans une maison par toutes les ouvertures en contact avec le sol, peut-on y lire.

Pour le Dr Shanker Nesathurai, médecin hygiéniste de la région de Windsor-Essex, ce mois de sensibilisation doit servir à rappeler aux Canadiens de se prémunir contre ce gaz qui peut être extrêmement nocif.

La longue exposition au radon est la seconde cause de cancer des poumons, derrière la consommation de tabac. C’est donc un problème de santé important, indique-t-il.

« Depuis le début de la pandémie [...], les gens travaillent plus souvent de la maison. Ils passent probablement plus de temps à la maison et étudient plus souvent à la maison. »

— Une citation de  Le Dr Shanker Nesathurai, médecin hygiéniste de Windsor-Essex

Certaines personnes passent jusqu'à 8 heures dans des bureaux installés dans leur sous-sol ou dans un environnement d’école à la maison, explique-t-il.

Un problème pancanadien

Mathieu Brossard, de Santé Canada, explique que le radon est un gaz que l’on retrouve partout sur la planète.

Toutes les maisons à l’échelle du Canada ont un certain niveau de radon. C'est une question de concentration. Certaines maisons ont trop de radon, indique-t-il.

« Il faut donc faire des tests, en se procurant une trousse de mesure qui soit certifiée par le programme national de compétence sur le radon au Canada. Ce sont des trousses qu’on va trouver pour environ 30 à 50 $ incluant les frais d’analyse. »

— Une citation de  Mathieu Brossard, spécialiste en rayonnement à Santé Canada

M. Brossard explique que l’hiver est habituellement le meilleur moment où faire des tests de détection du radon.

Le détecteur doit être installé au plus bas niveau occupé de la maison. [...] Le détecteur, on demande de le laisser trois mois au moins parce que le radon varie beaucoup d’une journée à l’autre, d’une semaine à l’autre, précise-t-il.

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Mathieu Brossard explique que 7 % des maisons au pays ont des niveaux de radon qui dépassent les normes canadiennes.

Photo : Radio-Canada

Une fois les relevés effectués, explique Mathieu Brossard, le détecteur est acheminé vers un laboratoire qui analyse les données, produit un rapport et recommande des travaux pour sceller le sol et ventiler sous la dalle si les concentrations de radon sont supérieures aux normes canadiennes.

Des situations qui varient

Si le radon est présent à l’échelle du pays, Mathieu Brossard explique que seuls des tests permettent de déterminer les endroits où il est le plus présent.

On va trouver par exemple des municipalités où on peut avoir une maison sur deux qui va avoir un problème de radon, tandis que dans certains endroits ça va être une maison sur 200, explique-t-il.

« On a trouvé dans notre étude environ 7 % des maisons [canadiennes] qui dépassent [les niveaux de radon jugés tolérables]. Dans l’ensemble de l’Ontario, c’est à peu près de cet ordre-là aussi, mais ça va varier d'une région à l’autre. »

— Une citation de  Mathieu Brossard, spécialiste en rayonnement

Pour le Dr Nesathurai, les résidents de Windsor-Essex doivent être particulièrement vigilants.

Il explique que le bureau de santé de Windsor-Essex a mené une étude sur la présence de radon dans les résidences en réalisant environ 3000 tests sur une période de 3 ans.

Environ 11 % des résidences de Windsor-Essex ont des niveaux de radon au-dessus des normales canadiennes, explique-t-il.

Une moyenne qui suggère, selon lui, que Windsor-Essex est touchée de manière disproportionnée par rapport à d'autres régions.

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