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L’Alberta conclut une entente avec Ottawa pour des garderies à 10 $ par jour

Des mains d'enfants jouent avec des jouets au sol d'une garderie.

L’entente va créer plus de 40 000 places dans les garderies albertaines.

Photo : CBC/Robert Short

L’Alberta conclut une entente d’une valeur de 3,8 milliards de dollars sur 5 ans avec Ottawa dans le cadre du Programme national de garderies abordables. 

Rectificatif : Une version précédente ce de texte disait que l'entente avait une valeur de 3,8 milliards par année plutôt que sur cinq ans.

L’entente va créer plus de 40 000 places dans les garderies albertaines. Celles-ci seront gérées par des organismes à but non lucratif et par le privé en milieu familial. 

Le programme fédéral doté d’une enveloppe de 30 milliards de dollars sur cinq ans se traduit par un financement de 3,8 milliards dans la province. 

Les places de garderies coûteront en moyenne 10 $ par jour en 2025, estime le premier ministre albertain, Jason Kenney. 

Les frais moyens baisseront donc de moitié pour les enfants de moins de 6 ans dans les services de garde réglementés d’ici la fin de 2022.

Aujourd'hui est un grand jour [...] Nous avons conclu une entente qui nous donne la souplesse nécessaire pour répondre aux besoins d'un plus grand nombre de familles en Alberta et leur faciliter la vie, déclare la ministre albertaine des Services à l'enfance, Rebecca Schulz.

Les parents voulant obtenir des services spécialisés pour leurs enfants, par exemple à cause d’un handicap ou pour des besoins particuliers reliés à la langue ou la culture sont également couverts par l’entente, assure Rebecca Schulz.

[Nous nous sommes aussi] assurés que toutes les garderies autorisées du secteur privé, y compris celles en attente d’être approuvées ou en construction, sont dans cette entente, ajoute-t-elle.

Une partie du financement fédéral ira à la formation, à la rétention et à l’embauche d’éducateurs et d’éducatrices en petite enfance en Alberta, affirment les autorités gouvernementales.

Cet accord permettra non seulement d’augmenter leur salaire, mais aussi de leur donner les outils et les ressources dont ils ont besoin, précise la ministre canadienne de la Famille, Karina Gould.

L’Alberta fait partie des neuf provinces et territoires inclus dans ce programme pancanadien pour les garderies abordables. Cela englobe environ 60 % des enfants du pays, selon la ministre des Finances du Canada, Chrystia Freeland.

Un fédéralisme « à deux vitesses »

Le gouvernement albertain avait entamé les négociations avec Ottawa en juillet avant le déclenchement des élections fédérales. La province demandait alors de recevoir ce financement si aucune condition n’y était attachée, comme c’est le cas au Québec.

Le gouvernement fédéral a refusé de donner la même flexibilité à l’Alberta, affirme Jason Kenney.

Il accuse le gouvernement fédéral de pratiquer un fédéralisme « à deux vitesses », ne laissant d’autre option à la province que d’accepter l’offre d’Ottawa.

« Le choix pour l’Alberta était de laisser 4 milliards sur la table ou de prendre cet argent qui appartient aux contribuables albertains », estime M. Kenney.

Justin Trudeau nie pour sa part toute allégation de favoritisme envers le Québec. La province s’est dotée d'un système de garderie à 8 $ par jour et atteint donc les cibles établies par le programme de garderies abordables, selon lui.

« Si l’Alberta avait déjà des places à 8 $, 9 $, 10 $ par jour [...] on aurait eu une approche très semblable à celle du Québec. Ce n’est pas une question de Constitution », tranche-t-il. 

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