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Un procédé de recyclage de l’aluminium développé à Baie-Comeau pourrait être exporté

Extérieur d'une aluminerie.

Depuis mars 2020, le procédé développé par Lefebvre Industri-AL est utilisé pour traiter les résidus de l'aluminerie Alcoa de Baie-Comeau (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un nouveau procédé de recyclage des résidus d’usine d’aluminium, développé sur la Côte-Nord, pourrait se frayer un chemin ailleurs au Québec, et même, à l’international.

L’entreprise Lefebvre Industri-AL a reçu 99 605 $ du Fonds d'initiatives nordiques du gouvernement du Québec pour aider à la commercialisation de son procédé, mis au point en partenariat avec l’aluminerie Alcoa de Baie-Comeau.

La présidente et directrice générale de Lefebvre Industri-AL, Joanne Lefebvre, soutient que la technologie créée par l'entreprise familiale est plus verte que les procédés de recyclage d’aluminium traditionnel. On a fait un procédé qui recycle 100 % des résidus, affirme-t-elle. En comparaison avec des procédés traditionnels, qui ont recours à l'enfouissement, nous, on a éliminé complètement l'enfouissement.

Depuis mars 2020, ce procédé est utilisé à Baie-Comeau pour traiter les résidus de l’usine d’Alcoa. La même journée où on a annoncé la fermeture de toutes les entreprises en raison de la COVID-19, c’était le lancement de notre technologie innovante, se rappelle Joanne Lefebvre.

Malgré les embûches liées à la COVID, on a quand même réussi à implanter notre technologie, dit-elle. On doit encore optimiser beaucoup de choses, mais on a des résultats, après un an et demi de production, qui sont vraiment satisfaisants. C’est pour ça qu’on a enclenché un processus de commercialisation, pour voir l’engouement que ça pouvait créer ailleurs que chez notre partenaire local.

La présidente de Lefebvre Industri-AL indique que d’autres alumineries du Québec, mais également du Canada et du nord de l’Europe, ont déjà fait part de leur intérêt. On priorise le Québec parce que c’est plus proche et c’est plus facile pour nous, mais on a des demandes pour sortir du Québec, affirme Mme Lefebvre. On veut faire le démarchage pour ça.

On veut aussi faire des études d'emplacement pour d'autres usines. Est-ce qu'on les fait encore localement? Est-ce que c'est plus avantageux de les faire ailleurs? C'est tout ça qu'on fait dans notre processus de commercialisation.

La somme octroyée par le gouvernement du Québec a permis à l'entreprise d’embaucher un directeur au développement des affaires, qui travaille actuellement au développement d’un plan de commercialisation pour la mise en marché du procédé de recyclage.

Avec les informations de Laurie Dufresne

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