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Des gens couchés par terre avec des panneaux qui dénoncent les conférences sur le climat comme des échecs.

Des militants d'Extinction Rebellion manifestent à l'entrée du site de la COP26 à Glasgow, en Écosse, lors du dernier jour de la conférence internationale sur le climat.

Photo : Getty Images / Peter Summers

Radio-Canada

Des organisations environnementales et des activistes se disent déçus au terme de la COP26, qui s’est conclue samedi par un accord édulcoré montrant néanmoins des signes de progrès, conviennent-ils.

Cette COP, sans dire qu'elle est un échec sur toute la ligne, ne peut assurément pas être qualifiée de succès, déplore Émile Boisseau-Bouvier, analyste des politiques climatiques d’Équiterre, cité dans un communiqué du groupe.

Même après ce sommet, le Canada et le Québec ont encore des cibles de réduction de leurs émissions de GES et des plans d’action qui ne respectent pas la science climatique. Bien qu’on note des progrès sur quelques enjeux, l’ambition ne répond toujours pas à la crise , ajoute-t-il.

L'organisme exige du gouvernement du Canada qu'il adopte un échéancier pour plafonner les émissions du secteur des énergies fossiles et qu'il implante une norme sur les véhicules zéro émission et des cibles intérimaires ambitieuses afin d’accélérer la décarbonisation des transports.

Équiterre dénonce aussi l’entêtement et le manque d’ambition du gouvernement du Québec, qui n'a pas bonifié ses cibles de réduction des gaz à effets de serre (Nouvelle fenêtre) (GES) dans la foulée de la COP26.

La COP26 n’a donné lieu qu’à des progrès timides et insuffisants, laisse tomber le Réseau action climat Canada par voie de communiqué.

« La COP26 n’a pas été en mesure de combler le fossé entre l’écoblanchiment tape-à-l’œil et l’action climatique réelle.  »

— Une citation de  Le Réseau action climat Canada
Représentation d'une forêt en feu.

Baptisé « Pacte de Glasgow pour le climat », le texte adopté à l’issue de la conférence n'assure pas le respect des objectifs de l'Accord de Paris et ne répond pas aux demandes d’aide des pays pauvres.

Si le texte contient une mention auparavant inédite des énergies fossiles, la formule en a été atténuée avant l'adoption en plénière.

« C’est édulcoré, c’est faible et l’objectif de 1,5 °C est tout juste vivant, mais un signal a été envoyé : l’ère du charbon est terminée. Et cela compte. »

— Une citation de  Jennifer Morgan, directrice générale de Greenpeace International

La COP26 a vu des progrès en matière d’adaptation, mais ce qui a été promis n’a rien à voir avec ce qui est nécessaire sur le terrain, ajoute-t-elle.

Greenpeace dénonce aussi la supercherie que constituent les mécanismes de compensations carbone, qui a pris encore plus d’ampleur à Glasgow.

Patrick Bonin, responsable de la campagne Énergie-Climat à Greenpeace Canada, soutient quant à lui que la crise climatique exige beaucoup plus de la part du Canada, qui figure parmi les plus importants pollueurs de l’histoire.

La Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES) dénonce quant à elle l’idéalisation de la conférence et l’hypocrisie des politiciens.

Ces conférences sans fin ne mèneront à rien si les décideur.euses ne s’engagent pas dès maintenant à outrepasser le système capitaliste, peut-on lire dans un communiqué du groupe.

Greta Thunberg.

La militante pour le climat Greta Thunberg prend la parole lors d'un rassemblement à Glasgow.

Photo : Getty Images / Peter Summers

La jeune activiste suédoise Greta Thunberg, s’exprimant sur Twitter, résume l’issue de la conférence comme du bla bla bla, et appelle à poursuivre la lutte contre le réchauffement climatique.

« Le vrai travail continue en dehors de ces salles. Et nous n'abandonnerons jamais, jamais. »

— Une citation de  Greta Thunberg, environnementaliste suédoise

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, estime que la COP26 a débouché sur des pas en avant bienvenus, mais [que] ce n'est pas assez. Il appelle à mettre un terme aux subventions aux énergies fossiles ainsi qu'à l'utilisation du charbon et mettre un prix sur le carbone, notamment.

La catastrophe climatique frappe toujours à la porte, prévient-il.

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