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Des candidats écologistes portés au pouvoir dans les municipalités du Québec

Mélanie Villeneuve sourit. Elle porte des lunettes.

Mélanie Villeneuve, qui a été élue mairesse d'Otterburn Park, était impliquée dans le comité consultatif en environnement de sa municipalité avant de faire le saut en politique active.

Photo : Facebook : Mélanie Villeneuve - mairesse d'Otterburn Park

La Presse canadienne

Plus de 80 élus écologistes feront prochainement leur entrée au conseil municipal d'au moins 60 municipalités réparties dans 13 régions du Québec.

C'est du moins le nombre de candidats ayant adhéré au mouvement La vague écologiste au municipal qui ont remporté les élections du 7 novembre comme maire ou conseiller. Tous avaient mis l'environnement au cœur de leurs engagements.

Ce réseau a été mis sur pied par un groupe de bénévoles et citoyens souhaitant encourager l'émergence de candidatures écologistes et accélérer la transition écologique.

Plus d'une centaine de candidats avaient adhéré au mouvement. Sur les 82 élus, il y a huit maires, une majorité de femmes et une bonne proportion de jeunes. Ces personnes ont été portées au pouvoir autant dans des petites que des moyennes et grandes villes, détaille La vague écologiste au municipal.

Ça dépasse nos attentes parce qu'on a vraiment vu un impact. Ça a poussé des gens à se présenter, qui ne l'auraient peut-être pas fait et qui se seraient peut-être sentis un peu seuls, affirme la co-coordonnatrice du mouvement, Marie-Ève Bélanger-Southey.

Plusieurs des personnes candidates étaient néophytes en politique municipale. Elles ont pu entre autres recevoir de la formation et échanger avec des élus d'expérience.

Une meilleure participation citoyenne

Nouvelle mairesse d'Otterburn Park, Mélanie Villeneuve était impliquée dans le comité consultatif en environnement de sa municipalité, située en Montérégie, avant de faire le saut en politique active cette année.

J'ai toujours perçu le palier municipal comme étant un gouvernement de proximité où on pouvait agir de façon bien concrète pour améliorer nos milieux de vie, déclare Mme Villeneuve, qui a été élue avec le reste de son équipe.

L'une de ses préoccupations est le développement d'un projet domiciliaire qui a manqué, selon elle, certaines opportunités sur le plan environnemental, notamment en lien avec la densité et le transport en commun.

Mme Villeneuve déplore un manque de communication et d'implication de la population dans ce dossier, ce qu'elle souhaite éviter au cours de son mandat en visant une meilleure participation citoyenne.

« En environnement, on parle parfois de faire des changements dans ses habitudes. Donc, c'est sûr qu'il faut aller chercher l'adhésion de la population pour que ces changements-là soient couronnés de succès au final. »

— Une citation de  Mélanie Villeneuve, mairesse d'Otterburn Park

Dans les Cantons-de-l'Est, à Sutton, Carole Lebel a été élue par acclamation comme conseillère dans l'équipe Action Sutton qui compose désormais entièrement le conseil municipal. C'est un message fort, affirme Mme Lebel, qui en est aussi à sa première expérience en politique active.

L'équipe a pris comme engagement de revoir les règlements de zonage pour un développement écoresponsable, en protégeant les milieux naturels et la biodiversité.

Mme Lebel souhaite que les différentes décisions du conseil soient guidées par le développement durable. Elle donne en exemple l'idée d'inclure dans les appels d'offres des conditions en faveur de l'environnement. Application qui ne sera toutefois pas facile, reconnaît-elle.

Ça prend une volonté très ferme de la part d'un conseil municipal pour arriver à maintenir et ancrer dans l'administration toutes ces conditions administratives qui font en sorte qu'on prend des décisions qui favorisent l'environnement, affirme Mme Lebel.

Question de l'urne

Sans être un parti politique, La vague écologiste au municipal demandait aux candidats d'adhérer à une déclaration comprenant différents axes. Mais chacun proposait ses propres idées qui ont largement concerné la protection des milieux naturels, relate Mme Bélanger-Southey.

Selon elle, il est indéniable que l'environnement a été la question de l'urne à plusieurs endroits le 7 novembre dernier. C'est le jour et la nuit par rapport à ce que c'était en 2017, par exemple, soutient-elle.

Même les candidats n'ayant pas nécessairement une vision écologiste devaient se positionner sur l'environnement, dit Mme Bélanger-Southey, notamment lors des débats organisés par l'initiative Vire au vert dans plusieurs villes du Québec.

« C'est ce qu'on voulait. Que les gens puissent savoir qui avait une vision écologiste et qui ne l'avait pas pour l'avenir de la communauté. »

— Une citation de  Marie-Ève Bélanger-Southey, co-coordonnatrice du mouvement

Pour la suite, des discussions entre les bénévoles, les candidats défaits et les élus sont prévues afin de déterminer ce qu'il adviendra désormais de La vague écologiste au municipal, précise Mme Bélanger-Southey.

Carole Lebel espère que le mouvement restera en soutien pour partager des outils. S'il y a une organisation externe qui porte l'environnement, ça ne peut que faire bouger les décisions en faveur de l'environnement et de l'économie, estime-t-elle.

Notre couverture des élections municipales au Québec en 2021.

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