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Procès de Duncan Sinclair : premier jour des délibérations du jury

Une illustration judiciaire du procès avec l'accusé, la défense et la Couronne devant la juge.

La juge Anne Molloy préside le procès de Duncan Sinclair, à gauche avec son avocate et les deux procureurs à droite.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

À Toronto, les jurés ont entamé leurs délibérations au procès de Duncan Sinclair qui est accusé du meurtre prémédité de sa mère, Rae Cara Carrington, en 2019.

La femme de 51 ans a été poignardée dans la cantine d'une aire de restauration souterraine du centre-ville en avril 2019.

La juge Anne Molloy, de la Cour supérieure de l'Ontario, a mis fin plus tôt vendredi aux instructions qu'elle avait commencé à donner aux 14 jurés mercredi après-midi.

Comme le veut l'usage, deux jurés suppléants ont été remerciés pour leur service après que leur nom a été tiré au sort par le registraire. Les délibérations se tiennent donc à huis clos entre 12 personnes.

Le procès, qui devait durer trois semaines, a été particulièrement court et n'a compté que sept jours d'audience.

La Couronne soutient que l'homme de 22 ans a tué sa mère après des années de négligence pour l'empêcher d'obtenir la garde de ses trois jeunes frères, qui avaient été placés en foyer d'accueil après l'arrestation de leur père pour violence familiale.

La défense affirme au contraire que la Couronne n'a pu identifier correctement le suspect et qu'elle est incapable de lier son client à l'adresse où l'arme du crime a été prise. L'arme du crime n'a en outre jamais été retrouvée.

Le procureur Michael Cantlon rétorque à ce sujet qu'il ne fait aucun doute que l'accusé est le même individu que l'on voit en train de pourchasser et de poignarder la femme sur la vidéo de la caméra de surveillance de la cantine. La défense soutient néanmoins que la Couronne n'a pas réussi à prouver l'identité de son client au-delà de tout doute raisonnable.

Témoignages de la sœur et d'un frère de l'accusé

La Couronne a ajouté par ailleurs que la sœur et l'un des frères du prévenu avaient reconnu leur frère sur les photos et la vidéo en question. Les collègues de travail de Duncan Sinclair l'ont également identifié sans erreur lors du procès.

L'avocate de la défense, Joelle Klein, soutient que la police n'a toutefois montré aucun autre suspect à tous ces témoins oculaires et que le frère et la sœur de son client ne l'avaient pas vu depuis longtemps.

Me Klein précise que si le jury croit que son client est bien l'individu sur les photos et la bande vidéo, il doit alors le reconnaître coupable de meurtre non prémédité, parce que rien n'indique selon elle que son geste était planifié. Elle soutient que Duncan Sinclair n'était pas violent et n'avait aucun antécédent criminel.

La défense avait par ailleurs déposé une requête mardi matin pour faire annuler le procès pour vice de procédure, mais la juge l'a rejetée après avoir entendu pendant plus d'une heure les arguments de Me Klein et les contre-arguments de la Couronne à ce sujet.

Les délibérations du jury nous autorisent maintenant à divulguer ces informations. Les jurés n'ont jamais su que Me Klein avait tenté de faire avorter le procès. La magistrate rendra les raisons de sa décision à une date ultérieure.

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