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Marie Montpetit se défend d’avoir fait du harcèlement psychologique

Plan rapproché de Mme Montpetit, qui sourit.

Marie Montpetit a été chassée du caucus libéral le 1er novembre dernier par la chef du PLQ, Dominique Anglade.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Exclue du caucus libéral le 1er novembre dernier par sa chef, Dominique Anglade, à la suite d’allégations de harcèlement psychologique, la députée Marie-Montpetit se dit sous le choc et assure n’avoir jamais harcelé ni intimidé qui que ce soit.

Dans une entrevue accordée au réseau TVA, la députée de Maurice-Richard ne comprend toujours pas ce qui a pu mener à un renvoi aussi expéditif et sans appel du parti.

Voir sa vie comme ça en 48 heures basculer, c’est un gros choc, a confié Mme Montpetit qui a été expulsée du Parti libéral du Québec par la chef Dominique Anglade peu après une altercation sur les réseaux sociaux entre Mme Montpetit et son confrère député Gaétan Barrette.

Quelques heures après avoir réprimandé les deux députés, Mme Anglade a exclu Marie Montpetit du parti en invoquant des allégations sérieuses à son endroit. Selon le quotidien La Presse, la chef libérale aurait reçu une plainte de harcèlement à l’endroit de Mme Montpetit.

Au cours de cette première sortie médiatique depuis son renvoi, Marie Montpetit affirme n’avoir jamais fait de harcèlement psychologique et ne comprend pas les choses qu’on lui reproche.

« Jamais je n’ai fait d’intimidation. Jamais je n’ai fait de harcèlement psychologique. »

— Une citation de  Marie Montpetit, députée indépendante de Maurice-Richard

La dernière fois où j’ai parlé à Mme Anglade, c’est le samedi soir où on m’a enlevé mes fonctions [de porte-parole en matière de santé], il n’a jamais été question de plainte pour harcèlement psychologique, c’était aussi censé être temporaire… Pour la suite des choses, je n’ai eu aucune communication ni avec elle ni avec son bureau. J’ai appris tout ça par les médias.

Rappelant qu’elle a participé aux travaux d’élaboration de la politique contre le harcèlement à l’Assemblée nationale, elle assure être bien au fait de ce qu'est le harcèlement en milieu de travail.

Je suis parlable

Est-ce qu’il y a eu des discussions franches, des conflits, des divergences d’opinions? Vous savez, on vient de passer à travers une année de pandémie, je suis porte-parole en santé, ça a été une année difficile, reconnaît Mme Monpetit, tout en assurant être parlable.

Selon des informations relayées par La Presse, aux moins quatre personnes de l’entourage professionnel de Mme Montpetit auraient rapporté des comportements répréhensibles de sa part.

D’autres ont confié à Radio-Canada que la députée haussait facilement le ton et pouvait insulter sans gêne le personnel politique.

Moi j’ai travaillé avec des centaines de personnes ces sept dernières années comme ministre, comme députée également. S’il y a des gens qui ont pu être heurtés, moi je n’ai aucun problème dans la vie à m’excuser. Encore faut-il m’en aviser, se défend Mme Montpetit.

Tribunal populaire

Je me retrouve dans une situation où ce sont des allégations anonymes sur la place publique […] et on ne m’a pas donné l’opportunité justement de m’informer de ce qu'il en est, mais non plus de me défendre.

C’est pourquoi elle réclame la tenue d’une enquête de l’Assemblée nationale sur ces allégations qui ont ruiné sa carrière au PLQ.

« J’ai été accusée, j’ai été jugée, j’ai été condamnée sur la place publique sans pouvoir être entendue. »

— Une citation de  Marie Montpetit, députée indépendante de Maurice-Richard

En ce qui a trait à la façon dont la chef libérale Dominique Anglade a géré cette affaire, Mme Montpetit se dit très déçue du comportement de sa chef à son endroit.

C’est quelqu’un pour qui j’avais énormément d’amitié, confie celle qui a été la présidente de campagne de Dominique Anglade dans la course à la direction du parti. J’ai donné tout ce que j’ai pu au cours de la dernière année comme porte-parole en santé pour venir la soutenir dans son rôle de chef du parti…

D’ici les prochaines élections, Marie Montpetit assure qu’elle compte demeurer députée de Maurice-Richard et travailler pour les citoyens qui lui ont fait confiance au cours des deux dernières élections.

Pour la suite, je vais prendre soin de moi, je vais prendre soin de mes proches qui sont bousculés par tout ce qui se passe, a conclu l’ex-députée libérale.

Le 10 novembre dernier, l'exécutif du PLQ dans la circonscription de Maurice-Richard a démissionné en bloc pour protester contre la façon dont la députée a été traitée par la direction du parti et sa chef Dominique Anglade.

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