•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Archives

Les étoiles du Ballet national du Canada

Karen Kain et Robert Conn dansent dans la production « Danser pour la vie » en 1995.

Depuis sa fondation en 1951, le Ballet national du Canada a propulsé de grands danseurs canadiens.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 70 ans, le 12 novembre 1951, le Ballet national du Canada offrait une première performance à Toronto. Tirés de nos archives, voici quatre portraits de danseurs étoiles qui nous permettent de bien mesurer la portée de cette compagnie de danse canadienne.

Celia Franca

Celia Franca est la fondatrice du Ballet national du Canada.

Lorsque la journaliste Judith Jasmin la rencontre dans le cadre de l’émission Carrefour du 22 novembre 1955, sa compagnie de ballet est encore toute jeune.

Carrefour, 22 novembre 1955

Auparavant danseuse au Sadler’s Wells Ballet de Londres, Celia Franca souhaitait offrir à son nouveau pays d’accueil, le Canada, du ballet professionnel qui puisse être apprécié dans tout le pays.

Bien que sa compagnie de danse soit basée à Toronto, explique-t-elle à la journaliste Judith Jasmin, ses membres proviennent de plusieurs grandes villes du Canada.

À ses côtés, le danseur montréalais Yves Cousineau accompagne la troupe dans une tournée qui passe par le Québec, l’Ontario, puis les États-Unis.

Nous sommes des ambassadeurs, illustre Celia Franca, nommant au passage d’autres personnalités qui participent à la croissance du Ballet national du Canada.

Karen Kain

Recrutée par Celia Franca à la fin des années 60, la ballerine ontarienne Karen Kain a dansé pour le Ballet national du Canada durant près de trente années.

Ce soir, 29 septembre 1997

La journaliste Thérèse Champagne revient sur sa carrière au bulletin de nouvelles Ce soir du 24 septembre 1997 alors qu’elle fait ses adieux à la scène comme danseuse étoile de la compagnie de ballet.

Je crois que ce qui la rend vraiment exceptionnelle, c'est son côté intuitif, exprime la chorégraphe Dominique Dumais, qui la côtoie depuis une dizaine d’années comme membre du Ballet national du Canada.

« Ce n'est jamais juste à propos des pas. »

— Une citation de  La chorégraphe Dominique Dumais

La ballerine Karen Kain est reconnue mondialement pour sa musicalité, sa profondeur et sa polyvalence, et elle a dansé dans des ballets autant classiques que contemporains.

Sur la scène de Vancouver, la grande ballerine canadienne offre pour une dernière fois The Actress, une pièce créée spécialement pour elle qui touche aux différents styles de danse et aux saisons dans la vie d'une artiste.

Quelques années plus tard, en 2005, elle prendra la barre de la direction artistique du Ballet national du Canada, poste qu’elle a occupé jusqu’en janvier 2021.

Chan Hon Goh

D’origine chinoise, la ballerine Chan Hon Goh est un symbole de réussite pour sa communauté de Vancouver.

Ce soir, 16 octobre 1995

Au bulletin de nouvelles Ce soir du 16 octobre 1995, la journaliste Thérèse Champagne nous explique que ses deux parents, auparavant danseurs principaux au Ballet national de Chine, ont immigré au Canada dans le contexte de la Révolution culturelle de Mao Zedong.

À Vancouver, ils ont fondé l’Académie de ballet Goh. Bien qu’ils n’aient pas encouragé leur fille à se tourner vers la danse, elle y a fait ses premiers pas.

Chan Hon Goh a rejoint le Ballet national du Canada en 1988. Ce reportage produit à Vancouver en 1995 nous la montre faisant ses débuts comme danseuse principale dans le rôle de Giselle.

Dans l’assistance du Théâtre Reine Élisabeth, ses parents et les élèves de l’Académie de ballet Goh regardent la nouvelle prima ballerina avec fierté et admiration.

« Le succès de Chan, c'est aussi une preuve pour ces enfants d'origines diverses qu'une carrière dans le monde du ballet professionnel est accessible à tous. »

— Une citation de  La journaliste Thérèse Champagne

C’est également dans le rôle de Giselle que Chan Hon Goh fera ses adieux à la scène en 2009 avant de notamment s’investir dans l’école de ses parents.

Guillaume Côté

Guillaume Côté a grandi avec le Ballet national du Canada.

À l’âge de dix ans, il a quitté sa famille et son Lac-Saint-Jean natal afin d’étudier à l’École nationale de ballet à Toronto.

L'accent, 5 février 2005

Je n'ai jamais questionné pourquoi j'avais pris cette décision-là à cet âge-là. J'ai toujours su que c'était la bonne, déclare Guillaume Côté à l’émission L’accent du 5 février 2005.

La journaliste Doris Labrie s’entretient avec lui alors qu’il vient d’être promu premier danseur par le Ballet national du Canada.

C’est un prestige, exprime le danseur étoile, mais aussi un peu plus de pression.

J’ai commencé très jeune, j’ai eu les bons professeurs aux bons moments, relate-t-il, faisant le fil de son parcours de danseur.

« Je ne me suis jamais laissé abattre par les défis qui se présentaient. »

— Une citation de  Le danseur Guillaume Côté

Le danseur étoile qui a intégré officiellement la compagnie de danse en 1999 est grandement investi dans sa discipline. En plus de danser, il compose de la musique et aime se lancer dans de nouvelles créations.

À partir de 2013, il travaillera aussi comme chorégraphe parallèlement à sa carrière de danseur.

Téléjournal, 16 octobre 2018

« Les plus jeunes n'ont que vingt ans, les plus vieux, quarante. Ensemble, ils forment la plus grande compagnie de danse canadienne et, dans quelques heures, ils seront à l'honneur sur l'une des scènes les plus prestigieuses de Moscou. »

— Une citation de  La journaliste Tamara Alteresco

En 2018, le Ballet national du Canada vit une grande première. Il se produit en Russie dans le cadre d’un festival qui vise à promouvoir la danse contemporaine.

Pour le Téléjournal du 16 octobre 2018, la journaliste Tamara Alteresco assiste à l’une des trois représentations qui sont toutes à guichets fermés.

L’organisatrice du festival Context Diana Vishneva déclare à la journaliste avoir toujours admiré la grande diversité du Ballet national du Canada.

Un honneur sans équivoque pour la directrice artistique Karen Kaine et le chorégraphe Guillaume Côté qui peine à croire qu’il présente son répertoire moderne à Moscou.

Encore plus de nos archives

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.