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COP26 : « Je pense que nous sommes près d’un accord », avance Steven Guilbeault

Steven Guilbeault s'exprimant à un pupitre, à la COP26.

Steven Guilbeault en conférence à la COP26, début novembre

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Vendredi, au dernier jour de la COP26, le ministre de l'Environnement du Canada, Steven Guilbeault, a témoigné de la mobilisation inédite pour éviter un cauchemar climatique dans les prochaines décennies. Et pour la première fois, dit-il, de nombreux investisseurs se sont joints à la discussion, qu’ils soient issus du privé ou du public.

Je pense qu’on assiste, à certains égards, à du jamais-vu, a assuré M. Guilbeault en répondant aux questions de l’animateur Maxime Coutié, au micro de l’émission Tout un matin.

Les investisseurs, privés, institutionnels, des fonds de pension, des compagnies d’assurance disent qu’ils sont prêts à mobiliser non pas des centaines de milliards, mais des milliers de milliards de dollars pour faire face aux changements climatiques, et ça, c’est du jamais-vu, a témoigné M. Guilbeault, militant écologiste de longue date avant de rejoindre le gouvernement Trudeau.

À la fin d'octobre, 36 investisseurs institutionnels canadiens représentant 5500 milliards d’actifs sous gestion ont signé une déclaration commune sur le climat, s'engageant notamment à exiger des entreprises dans lesquelles ils investissent qu’elles fixent des objectifs en matière d’émissions et rendent compte de leur progrès.

Manifestants derrière une banderole.

« COP26 : Mettez fin à l’urgence climatique », peut-on lire sur une bannière.

Photo : Reuters / Russell Cheyne

Qu'en est-il du dossier explosif du financement et de la solidarité Nord-Sud qui engage les pays industrialisés à fournir aux pays les plus pauvres 100 milliards de dollars américains pour les aider à lutter contre les changements climatiques?

Ces fonds ne seront pas récoltés avant 2023, soit trois ans plus tard que prévu lors de la COP15, à Copenhague, en 2009, mais grâce à la coopération entre l’Allemagne et le Canada qui ont coprésidé un groupe de travail là-dessus, on y est arrivés, a fait valoir Steven Guilbeault, depuis Glasgow.

Représentation d'une forêt en feu.

Quel accord pour demain?

Quant à la publication d'un accord final, donc à la capacité des nations à s'entendre sur des engagements communs pour lutter contre la crise climatique, le ministre préfère rester optimiste.

« Je pense que nous sommes près d’un accord [...] ça risque d’être plus que quelques heures de négociations, mais je sens qu’il y a beaucoup d’énergie, beaucoup d’ambition et beaucoup d’optimisme. »

— Une citation de  Steven Guilbeault, ministre de l'Environnement

Selon lui, cette déclaration très attendue devrait contribuer à maintenir la hausse des températures le plus près possible de +1,5 °C, afin de limiter les effets du réchauffement climatique dans le monde entier.

En entrevue à Zone économie plus tard dans la journée, M. Guilbeault a souligné que les prévisions du réchauffement attendu se sont améliorées dans les dernières années, suivant les différents sommets.

La semaine dernière, l’Agence internationale de l’énergie nous a dit : en fonction des engagements qui ont été pris ici, à Glasgow, on se dirigerait vers un monde où la température augmenterait de 1,8 °C (Nouvelle fenêtre), une diminution par rapport aux prévisions précédentes, selon le ministre.

Mais ça, évidemment, c’est dans la perspective où tout le monde met en place les mesures qu’ils s’engagent à déployer au cours des prochaines années.

Questionné sur les prévisions de l’Association des services pétroliers du Canada (Nouvelle fenêtre) (ASPC), qui prévoit que le niveau des activités de forage en 2022 au Canada dépassera celui de 2019, avant la pandémie de COVID-19, le ministre Guilbeault n'en a pas fait de cas.

Moi je prendrais avec un grain de sel ces prévisions-là de l’Association. Je pense qu’on va voir que plus nous allons avancer, plus, par exemple, la tarification carbone va augmenter.

Cette mesure et tout ce qui est en train de se produire du côté de la réduction de la demande de produits pétroliers, de combustibles fossiles, inévitablement, l’un dans l’autre vont faire en sorte que nous allons progressivement et de plus en plus progressivement réduire notre dépendance aux hydrocarbures.

Jeudi, douze pays et régions ont voulu marquer le début de la fin du pétrole et du gaz au sein d'une coalition appelée Beyond Oil and Gas Alliance (BOGA), à laquelle appartient le Québec, mais pas le Canada.

Steven Guilbeault a toutefois rappelé que le Canada rejoignait une coalition d’une trentaine de pays et de banques de développement qui mettront fin à leurs investissements dans le pétrole, le gaz et le charbon à l’étranger à partir de la fin de 2022.

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